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Anniversaire de ville, anniversaire des champs

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[encore un billet qui date donc, de février, mais j’avais envie de le publier quand même].

Nous sommes en février, et ce mois-ci, cela fait 8 ans que je suis arrivée à Paris.

Huit années si remplies. J’ai passé un mois chez ma tante avant de trouver mon premier appartement et cet anniversaire ravive la tristesse de me dire qu’elle n’est plus parmi nous pour partager ces souvenirs – et tant d’autres.

Paris, très vite, ce fut les soirées de liberté, quand le temps est doux le long des berges de la Seine, les cafés parisiens, les lectures aux Buttes Chaumont, arpenter les rues pour prendre des photos, jouer les touristes dans certains quartiers, les soirées karaoke, discussions poétiques, parcourir la ville à 4h du matin et voir le soleil se lever à l’heure où Paris s’éveille comme dans la chanson, l’odeur chaude des lignes 4 et 11 du métro, l’endroit que je ne peux m’empêcher d’aimer en plein hiver quand je sors mon livre après avoir trouvé une place assise, les rayons de soleil éblouissants dans le train de banlieue, les librairies où l’on trouve les plus pointus des livres, les musées que j’aime retrouver de temps en temps comme de vieux amis, des lieux qu’on ne se lasse pas de revoir.

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Ce weekend, je suis partie loin de Paris pour fêter l’anniversaire de ma chère C., et pourtant c’est avec elle sans doute que j’ai le plus rendu hommage au titre « Paris est une fête ».
Que de souvenirs quand nous dansions sur les boogies de La Boum, notre film culte que nous aimions regarder en mangeant des spaghetti bolognaise, les lieux de tournage que nous avons découverts comme des lieux de pèlerinage, les bars dont nous faisions nos QG. Comme Paris semble soudain plus petite quand elle se rend à échelle humaine, quand le patron d’un café te reconnait et t’appelle par ton prénom, quand tu recroises des gens à qui tu dis bonjour, quand tu salues les statues qui sont sur ton chemin pour rentrer chez toi.

Alors, il y a des soirs, où la nostalgie m’envahit car nous avons passé notre période de découverte de tout cela, et nous nous sommes assagies. Mais il suffit d’une chanson de La Boum passée lors de ce weekend à la montagne, pour faire resurgir tous ces souvenirs.

Depuis lundi soir, je regarde en boucle les photos, je souris en voyant toute cette bulle d’amour que nous avons vécue, une bulle avec certaines des personnes les plus belles que je connaisse sur terre. Comme tout le reste semble dérisoire quand on est coupés du monde, avec des tasses de thé et des grosses chaussettes, à jouer avec beaucoup de mauvaise foi à un taboo, chanter Brassens et Britney, danser des rocks endiablés, se balader dans la neige, manger du fromage auvergnat et se réveiller face à un soleil tonitruant avec Johnny en fond sonore, et sourire de voir toute cette joie sur le visage de notre amie, la lumière et la chaleur dans le cœur comme cette lanterne que nous avons allumée et laissée s’envoler pour que la lumière continue de porter loin, très loin.

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Brouillon

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Ces derniers temps, c’est désert par ici (c’est pourquoi de manière très subtile j’ai illustré cet article avec une photo du désert des Bardenas Reales qui date de l’été 2017)… Et pourtant, si vous saviez le nombre de brouillons qui remplissent l’envers du décor… Voilà un moment que je n’ai fait que cela : commencer des textes, les reprendre, et puis les abandonner…

Pour 1000 raisons : parce que c’était trop d’émotions, parce que j’avais peur que ce soit ridicule, parce que je n’arrivais pas à trouver les mots justes à mettre sur des émotions. Ce soir, j’ai relu des brouillons, et il y en a quand même, des textes qui auraient pu être lus. Ils parlent de choses qui ne sont souvent plus tout à fait vraies, parce que le temps passe, parce qu’en un an, en deux ans, tant de choses ont changé.

Je crois que le changement, ce n’est pas mon fort, en tout cas, plus maintenant. J’ai toujours eu une fibre nostalgique, de celles qui font regretter l’instant où l’on ne vivra plus le moment que l’on est précisément en train de vivre. Ce n’est pas forcément une bonne chose, mais c’est ainsi. Alors, ces textes, je suis heureuse de les relire. Ils rappellent des choses que j’avais oubliées alors même que je m’étais promis que jamais, jamais je n’oublierais. Nos capacités d’adaptation sont tout de même fascinantes.

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Ces derniers jours, le grand tunnel du troisième trimestre ponts de mai-fête d’école-évaluations-sortie de fin d’année (finalement annulée avec la canicule, j’en suis encore déçue)-bulletins-compétences de fin de cycle-rangement-bilan avec l’équipe et les collègues est enfin en train de se terminer, et j’ai l’impression de me réveiller après des mois sous hypnose. Enfin, l’esprit peut recommencer à papillonner, à penser à autre chose : les livres, la photo, cuisiner, et puis ce blog. Alors, j’ai eu envie de revenir. Evidemment, au moment des vacances d’été, à l’heure où précisément, tout le monde fait l’inverse et délaisse le blog pour partir profiter de l’été (ce que je ferai d’ailleurs moi aussi, d’ici quelques semaines).

Des derniers jours pas forcément paisibles non plus : le téléphone, puis l’ordinateur qui lâchent (pratique), le mec du SAV qui m’annonce avec l’air du médecin qui annonce un décès que j’ai sans doute perdu toutes mes données, une soirée charmante quand je me rends compte que j’avais pas du tout sauvegardé mes photos de 2019 (j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps), et puis j’ai bossé en plus pour mettre de l’argent de côté pour les vacances. On part en road trip en Ecosse et on a vraiment hâte, mais ça prend aussi du temps de planifier tout étape par étape.

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Oui, forcément, tout me fait penser à Harry Potter dans ce voyage ! On prend notre voiture (enfin celle de la maman de Garçon Choupi) depuis la France et on s’arrêtera à Oxford, où on a prévu de visiter certains lieux du tournage des films ! Pour le moment, je laisse Garçon Choupi décider du trajet et des choses à faire, je dois dire qu’étant habituée à vouloir tout contrôler en voyage et en suivant à la lettre les guides de voyage, ça me plait de ne pas avoir vu des photos de tous les lieux qu’on visitera, et de garder la surprise. J’ai très hâte d’être plongée dans l’atmosphère des lochs, des châteaux hantés, d’Outlander (évidemment que j’espère croiser Jamie en kilt sur mon chemin !) et sur des routes entre les montagnes qui ont l’air magnifiques…

En attendant,  il me manquait tout de même un peu, ce blog, et les échanges avec vous, qui sont devenus bien rares. Alors j’espère lire de vos nouvelles : que lisez-vous en ce moment ? Quoi de prévu pour votre été ? N’hésitez pas à laisser un commentaire, ça me fera plaisir de vous lire. Et de mon côté, je vais peut-être finalement publier des vieux textes qui étaient restés dans les brouillons.. certains protégés, je donne le mot de passe si vous le demandez (et que je vous connais un minimum 🙂 )

 

Grande-Bretagne·littérature

Agatha Raisin enquête : la quiche fatale

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Sur un coup de tête, Agatha Raisin décide de quitter Londres pour goûter aux délices d’une retraite anticipée dans un paisible village des Costwolds, où elle ne tarde pas à s’ennuyer ferme.
Afficher ses talents de cordon-bleu au concours de cuisine de la paroisse devrait forcément la rendre populaire. Mais à la première bouchée de sa superbe quiche, l’arbitre de la compétition s’effondre et Agatha doit révéler l’amère vérité : elle a acheté la quiche fatale chez un traiteur.
Pour se disculper, une seule solution : mettre la main à la pâte et démasquer elle-même l’assassin.

Cette chère Agatha ! Je me souviens l’avoir rencontrée il y a maintenant de nombreuses années au détour des rayons du WH Smith de Piccadilly à Londres (l’une des plus grandes librairies jamais vues) en scrutant frénétiquement la table de la sélection des romans dont l’intrigue tournait autour de Noël.

En rentrant chez moi, j’ai découvert qu’il s’agissait d’une série et j’en avais lu un tome (lui aussi autour de Noël, Agatha Raisin and kissing Christmas goodbye) mais j’avais été un peu déçue et trouvé Agatha bien peu sympathique…

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source : telegraph.co.uk

Cela m’a fait plaisir des années plus tard de découvrir que les romans étaient (enfin) traduits et j’avais conseillé le tome 1 à ma mère ; tome que je comptais lire depuis donc longtemps pour voir si je n’avais pas loupé un bout en lisant un tome au milieu de la série.

Et j’ai bien fait, car cette lecture m’a bien plus convaincue que la précédente ! J’ai aimé découvrir les Cotswolds et leurs charmantes particularités de villages mignons et un peu trop propres pour la pittoresque Agatha. Cette fois-ci, elle m’a fait bien rire, avec sa mauvaise foi, ses habitudes alimentaires hasardeuses, sa façon d’enquêter peu orthodoxe et ses manigances en tout genre (pour piquer la meilleure femme de ménage du voisinage ou pour obtenir des informations sur son voisin dont le charme ne lui échappe pas).  Peut-être en attendais-je aussi moins car je savais mieux à quoi m’attendre, c’est-à-dire une lecture légère et distrayante avec une héroïne loufoque et peu conventionnelle, avec cette petite pointe british irrésistible.

D’après ce que j’ai lu, tous les tomes ne se valent pas (et ma première expérience me le confirme), mais je lirai certainement les prochains tomes !

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Etats-Unis·littérature

Presidio

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Après six années d’une drôle de vie menée en solitaire, Troy retourne dans la petite ville où il a grandi. Il s’est tôt fait la promesse de ne jamais rien posséder et emprunte depuis la vie des autres : leurs portefeuilles, leurs valises, leurs costumes et leurs voitures… Pourtant, lorsqu’il apprend que la femme de son frère a mis la main sur le maigre pécule hérité du père, Troy met le cap sur New Cona (tableau miniature de l’Amérique rurale), bien décidé à aider son frère à retrouver l’argent. Ils embarquent alors dans un road trip chaotique à travers les paysages austères du Texas. Seul hic, une passagère non déclarée est à l’arrière de la voiture : Martha, une gamine qui n’a pas froid aux yeux et une idée fixe en tête, retrouver son père au Mexique. Les frères Falconer ne sont plus simplement recherchés pour un banal vol de véhicule, mais pour enlèvement…

Le côté mystérieux de ce road trip de deux frères dont les personnalités resteront assez obscures pendant tout le roman m’a tout de suite interpellée. Sauf qu’ici, il ne s’agit pas d’un road trip exaltant, mais au contraire d’un récit lourd, poisseux. Les deux frères parcourent la région du Texas dans ce qui semblerait presque une célébration du vide : les motels peu fréquentés à la moquette plus que douteuse, les stations service désertées, les routes secondaires poussiéreuses pour éviter de se faire repérer… Kennedy fait ressortir de façon magistrale cette atmosphère.

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J’ai pourtant eu du mal à poursuivre ma lecture sans perdre mon intérêt et c’est surtout lorsque le personnage de Martha entre en scène que j’ai apprécié ma lecture. Jeune fille issue d’une communauté mennonite au Mexique (une communauté religieuse qui refuse notamment tout progrès technique), ayant été enlevée par son père qui a fuit ladite communauté en traversant la frontière, elle se retrouve catapultée dans une société américaine dont elle ignore tout.
C’est en étant allongée à l’arrière d’une voiture que vole Troy, fidèle à son habitude, qu’elle se retrouve au cœur d’un enlèvement qui était loin d’être prévu. Sa force de caractère et son instinct de survie, alors qu’elle est jeune et a connu un environnement pacifiste très peu en phase avec la société américaine, forcent le respect et l’ont rapidement rendue très attachante. Elle pourrait presque être le personnage principal si cette place n’était pas déjà prise par l’Etat du Texas qui est le véritable coeur du roman.

Je suis quand même certainement passée à côté de ce livre, car à part l’histoire de Martha qui m’a beaucoup intéressée, le reste n’a pas réussi à me tenir en haleine… J’ai eu du mal à cerner les personnages des frères, et c’est peut-être un effet recherché par l’auteur ; mais c’est un aspect qui compte beaucoup dans l’intérêt que je porte à mes lectures et ils sont restés des énigmes jusqu’à la dernière page.

Dommage car l’écriture délicate et toute en nuances de l’auteur nous plonge au cœur du Texas des années 70, presque comme si on y était.

Je remercie vivement les éditions Delcourt et Léa du groupe Picabo River Book Club pour m’avoir permis de découvrir ce roman !

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challenges·RAT

RAT British mysteries du 22 au 24 février

Ca y est, ce soir, ce sont les vacances, et je compte bien profiter sans travailler au moins ce weekend…

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C’est en faisant un tour sur le blog de Fondant que j’ai découvert que ce weekend justement, Lou organise un marathon de lecture en rapport avec son challenge British mysteries.

Qui dit british dit toutes les îles, donc que ce soit l’Angleterre, le pays de Galles, l’écosse ou l’Irlande… cela peut également être des romans mettant en scène des personnages britanniques à l’étranger (comme pour Mort sur le Nil, par exemple). Enquêtes, phénomènes occultes, fantômes et autres monstres du Loch Ness sont invités à venir faire un tour par chez nous !

Au programme, mystères à l’anglaise, tasses de thé, scones, séries et films sans doute, musique britannique, pourquoi pas ??

Je n’essaie plus de me lancer dans des challenges, mais j’avais envie de ressortir quelques policiers britanniques de ma PAL car ce sont des lectures plutôt liées à l’hiver pour moi (bon, même si en ce moment, on a l’impression que nous sommes au printemps avec ces températures si douces !) et comme ce weekend aura pour mission principale de me reposer et de lire, je vais en profiter pour finir mon roman en cours et essayer de retrouver plusieurs british mysteries dans mes cartons !

Le premier tome d’Agatha Raisin, un Agatha Christie que je n’ai pas encore lu, le second tome de la série Charlotte et Thomas Pitt… petit florilège que j’agrémenterai sans doute de romans de la série jeunesse SOS animaux (le collectif d’auteur est lui aussi britannique) que je lis pour créer des questionnaires de lecture dans ma classe à partir de la rentrée ! J’avais acheté ces petits romans 30 centime le tome chez Boulinier, une affaire. Mes élèves sont très intéressés par les animaux, comme beaucoup d’enfants j’imagine, et je cherche toutes les astuces pour leur faire lire des romans…

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Ce sera aussi surtout l’occasion de passer un bon moment avec les autres lecteur-ices vu que cela fait un moment que je ne l’avais pas fait et que ce sont toujours des moments de partage agréables !

Et pourquoi pas de regarder la suite de Sherlock (série dont j’ai regardé la saison 1 en 2012, il serait temps de se mettre à la suite !!) …

En attendant, je me replonge dans un roman non pas britannique mais américain, Dans la forêt, de Jean Hegland. Offert par une de mes amies l’an dernier, c’est un roman envoutant que je n’arrive plus à lâcher !

Bon weekend de marathon !

Samedi 12h20

Ca y est, les cartables sont rangés, nous étions aujourd’hui en journée de formation (au Grand Rex, c’est un cadre agréable !) et avons enfin pu nous souhaiter bonnes vacances. Je n’en avais pas conscience mais j’étais épuisée, et j’ai du finir au lit avec une bonne chute de tension… Je me suis donc plongée dans Dans la forêt qui me fait oublier mon rythme de tortue en ne m’interrompant que pour manger la soupe au poulet thai cherchée avec amour par Garçon Choupi (j’ai eu droit au traitement de princesse), mais j’ai du déclarer forfait vers 22h, je n’étais censée fermer les yeux que quelques instants, et puis 10h plus tard, me voilà debout !

J’ai repris ma lecture ce matin, avant de profiter du petit déjeuner et de devoir gérer diverses tâches domestiques : +70 pages.

Maintenant, après avoir déterré quelques livres de mes cartons (on n’a toujours pas de bibliothèques donc c’est un peu compliqué !) pour la photo, je me prépare un déjeuner avant de sans doute partir profiter du soleil pour lire dehors !

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Samedi 14h00

Bon après un repas devant le premier épisode de la saison 2 de Sherlock, enfin sa moitié plutôt car chaque épisode dure 1h30 (moitié qui m’a déstabilisée, j’avais gardé un autre souvenir de la saison 1, avec un peu plus de suivi et de rythme dans l’intrigue), je viens de savourer un petit café avec un reste de chocolats de Noël (oui il est temps de les finir !) et je vais emporter mon livre dehors… Ou mes livres ? Je ne sais pas combien de temps je vais rester !

Cet épisode de Sherlock m’a rappelé l’adaptation de l’appel du coucou que j’avais commencé à regarder sur OCS… avant que notre abonnement ne soit pas renouvelé bouh ! Je m’étais dit qu’il fallait absolument que je sorte le livre de ma PAL (acheté dès l’annonce que JK Rowling avait écrit un nouveau livre sous un pseudonyme et finalement jamais lu…), donc du coup j’hésite entre celui-ci et Agatha Raisin… Que vais-je donc faire ? Réponse à la prochaine maj qui vous laisse dans le mystère 🙂

Dimanche 10h30

Oops, me revoilà, je ne suis pas repassée par ici hier soir !

Dans l’après-midi d’hier, je n’ai au final pas tant lu que ça puisque j’ai profité du temps magnifique pour me balader et aller à pied jusqu’au jardin du Luxembourg où j’ai bien eu du mal à trouver une place au soleil, n’étant pas toute seule à avoir trouvé que le temps printanier était idéal pour sortir ! J’ai fini par me caler dans un coin d’escalier avec un muffin pomme-carotte-cannelle (oui j’ai craqué devant une patisserie) et mon roman, puis je suis rentrée, à nouveau en marchant longuement. J’ai croisé une fanfare qui jouait la vallée de Dana ainsi que des écossais en kilt qui prononçaient de manière savoureuse les noms des rues comme rue du four et rue Princesse… un régal ! J’aime quand Paris offre ce genre de moments incongrus.

Hier soir, nous avons cuisiné un curry vert de poulet au lait de coco et regardé un épisode de Black mirror (série anglaise !) devant lequel je me suis lamentablement endormie ! J’ai donc filé au lit et j’ai fini Dans la forêt (une semaine pour lire un livre, voilà très très longtemps que je n’avais pas fait ça !). Et quel livre, j’en étais toute retournée… Un livre qui amène de nombreuses réflexions. Je suis heureuse de l’avoir fini hier soir car j’ai eu besoin d’un peu de temps avant de passer à autre chose. Ce sera une lecture plus légère avec la fameuse Agatha qui accompagnera la suite.

Je vais m’y remettre après mon petit déjeuner savoureux, flocons d’avoine, banane en rondelles et fruits rouges (surgelés parce que ce ne sont pas des fruits de saison !) dans du petit suisse avec une pointe de miel, miam miam ! J’ai fait une petite digression à la lecture pendant ce temps car je cherchais des idées pour décorer notre appartement sur Etsy. Tant de possibilités…

Pour l’occasion j’ai ressorti ma tasse de William et Kate pour accompagner ma lecture. A plus tard !

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Dimanche, 16h30

Bon, une quiche brocolis-lardons et une réorganisation de placards plus tard, j’ai entamé Agatha Raisin et n’ai lu que 40 pages… On file dehors, j’espère pouvoir lire un peu ! Bon on va au cinéma ce soir donc ce ne sera pas hyper glorieux comme score, mais c’est quand même mieux que mes précédents RAT ! :o)

Pour l’instant, j’aime bien mon nouveau livre mais j’attends un peu de voir… Ca change tellement de ma lecture précédente qu’il faut un temps d’adaptation !

Dimanche, 23h45

Bon, me voilà de retour après une longue promenade jusqu’aux Tuileries (et à la librairie WH Smith où j’ai été très sage puisque je n’ai rien acheté) puis une séance de cinéma pour aller voir Vice (que j’ai bien aimé !) et un repas, me voilà de retour face à Agatha. L’intrigue a enfin décollé, et je prends plus de plaisir à le lire ! Au final, j’ai dépassé la page 100 mais je vais le continuer sous la couette bien au chaud… Un dernier petit passage par chez vous et je vais éteindre l’ordinateur. C’était un weekend très sympa et divertissant en tout cas, ça m’a fait du bien de prendre autant de temps pour lire !

Bonne soirée à vous tous qui passez par là

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Une nouvelle année

2019, une nouvelle année.

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Peut-être que cette fois, je laisserai derrière moi les moments de doute où les fantômes viennent me grignoter des bouts de coeur et me souffler à l’oreille que c’est trop dur

Peut-être que cette année, le temps arrêtera de disparaitre en me laissant avec ma liste de tâches non accomplies

Peut-être que cette année, je perdrai moins de temps pour des broutilles, des remarques de personnes qui aiment donner leur avis sans forcément que ce soit réfléchi

Peut-être que mes pas me conduiront dans des contrées inexplorées

J’espère que des surprises émailleront cette année, que les amis seront toujours près du coeur pour savourer de beaux instants avec eux, que la santé continuera d’accompagner mes proches, que le soleil brillera si fort qu’il nous éblouira plus d’une fois.

2018 fut encore une année bien remplie. L’année pour savoir définitivement fermer des portes, pour ne pas avoir peur d’en rouvrir d’autres pour soigner plus en profondeur les blessures qui sans doute resteront, mais continueront peu à peu de s’estomper, tout doucement. Parfois, cela me semble si laborieux, et pourtant, parfois, je vois que le temps fait son oeuvre.

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Avec le recul, je n’ai pas trop aimé 2017. Beaucoup de moments où j’avais le sentiment de retourner en arrière, des moments de détresse au travail, un cambriolage. 2018 m’a enrobée de douceur qui a agi comme du miel sur les meurtrissures. Il y eut des tempêtes, mais aussi des moments de libération. Car les choses que l’on tente d’étouffer, ce sont elles finalement, qui nous engloutissent et finissent par nous étouffer elles-mêmes. J’ai appris à les regarder en face, à oublier ceux qui ne voulaient pas écouter quand la douleur était là, oublier ceux qui étaient là pour les mauvaises raisons. Et au contraire, à rouvrir mon coeur pour y faire de la place à ceux qui en valaient la peine.

C’est un long chemin, mais le faire en sachant que c’est possible et que l’on n’est pas seul est si important.

En 2018, on a emménagé ensemble, dans notre appartement qui sent encore les cartons, les meubles neufs et où chaque élément installé est une petite victoire du quotidien. Un égouttoir à vaisselle, un rideau de douche, un flexible. Les histoires de bricolage ne m’ont jamais intéressée, mais ce sont ces petits riens qui peuvent apporter cette douceur de vivre, dans notre cocon que nous aménageons.

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Cette année, ma tante nous a quittés, et j’ai encore du mal à réaliser qu’elle n’est plus là. Je pensais mon enfance envolée depuis longtemps, et pourtant, avec elle s’en est allé un bout de cette enfance, un jour d’automne, sous le soleil absurde du sud.

Ce triste événement a pourtant déclenché un nouveau mouvement dans la famille, et laissé de la place à un nouveau départ : cette année, j’ai revu mon cousin dont nous n’avions plus de nouvelles depuis 18 ans à cause de sombres histoires de famille. Que c’est inouï, à quel point des choses fondamentales à l’époque paraissent aujourd’hui si futiles, face au gâchis des années passées à s’ignorer et à louper tant d’étapes de nos vies. Tant de voeux secrets de se recontacter de chaque côté, pendant des moments forts, sans oser. Tout ce temps passé, et puis un matin, on apprend qu’on n’aura pas l’occasion de dire au revoir à une personne que l’on aimait, qui faisait partie de ce que l’on avait toujours connu. Alors, ça fait réfléchir, et on a osé. J’ai envie de penser que ce décès aura au moins permis de retrouver un membre de notre famille et qu’elle en aurait été heureuse.

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En 2018, il y eut aussi de beaux voyages : la classe de neige qui m’a fait vivre une expérience incroyable avec des élèves qui ont gonflé mon coeur d’amour, les Alpes avec lui et un séjour de ski intensif, Stockholm en mai et puis Cuba, vivre au rythme de ce pays incroyable, découvrir une culture et des gens si attachants, des rires et des larmes auprès de mes chères amies, avec qui je pourrais tout supporter.

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L’été en Bretagne, les nuits à la belle étoile pour admirer les étoiles filantes en s’endormant, entendre le bruit des vagues quand on s’éveille, la liberté totale de vivre au grand air, lire, se goinfrer de soleil, se baigner et discuter de la beauté fragile de la vie. 2018, ce fut aussi un concert d’anthologie en voyant Patti Smith à la route du rock, des milliers de corps qui vibrent à l’unisson d’un chant scandé, la poésie qui s’échappe et nous enveloppe, et puis ce petit miracle d’une chanson qu’elle reprend, une chanson qui avait le gout amer des souvenirs de promesses vaines, et puis, sentir la rancœur qui s’envole plus haut que les mouettes du fort, remplacée par cette petite luciole d’espoir qui dit que cela aussi, passera.

« Some things are meant to be. »

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Les mercredis ensoleillés avec du thé et mes séries préférées, les cafés pour lire de la poésie, les soirs où la neige tombe et où Paris semble nous appartenir toute entière, les soirées karaoke avec les amis, les chansons des Smiths dans Paris qui s’éveille avec l’odeur des cafés qui ouvrent, celle, chaude et réconfortante du métro, les cinémas du mardi soir, les jours de pluie où l’on peut mettre son pull et ses chaussettes préférées, les mots d’amour murmurés le soir quand on s’endort et puis les matins roses, roses couleur d’espoir.

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Tout ça, c’est comme d’habitude, mais que c’est bon de savoir que le bonheur est fait de ces moments intemporels.

Oui, parfois, j’ai eu l’impression que 2018 m’a redonné l’espoir.

2019 a déjà commencé à s’installer, et nous voilà déjà fin février, mais bon, je vais à mon rythme. Je n’ai pas le temps de tout faire, et aujourd’hui, malheureusement, je n’ai plus le même temps à passer sur les blogs à lire et pour parler de mes lectures et d’autres choses. Mais les rencontres au sein du groupe lecture nord-américaine Picabo redonnent de l’élan à mes lectures qui ont été très spartiates pendant un moment et la lecture reprend sa place dans ma vie… Alors j’en profite !
Et pour le reste aussi, il y aura de belles choses dont il faudra profiter… Un weekend prolongé à Rome en amoureux, le premier mariage dans mon cercle d’amis (je suis déjà en train de chercher ma robe hum hum), des brunchs, des sorties d’expos, une cousinade en mai, des rencontres avec les parisiennes du Picabo, et puis tout le reste qui n’est pas encore prévu…

Et vous, comment se passe votre début d’année ?