Halloween·RAT·seasonal love

RAT d’Halloween

Hello oh oh !

Après un mois de septembre comme prévu sur les chapeaux de roue, avec un enchainement de maladies entre temps, me voici de retour pour un weekend un peu plus calme que les précédents (mariage, weekend en belle-famille, anniversaire, mes parents qui sont venus nous voir à Paris… En écrivant tout ça, je comprends pourquoi j’étais occupée !) et ça tombe bien, puisque c’est le weekend du RAT d’Halloween  organisé par nos chères Hilde et Lou !

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Ca y est, l’automne est là, les feuilles mortes apparaissent, je n’ai qu’une envie, c’est de rester les jours de pluie en pyjama avec les grosses chaussettes et du thé sur mon canapé devant une série. Cette année, j’ai envie de lectures cosy, mais je suis surtout dans l’ambiance Halloween par rapport à ce que je fais en classe en anglais avec mes CE2 et les CM2 (mes anciens élèves que j’adorais, autant vous dire que je suis trop contente de retrouver mes petits chouchous), alors mes contributions halloweenesques dans ce rat seront surtout jeunesse…

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J’ai la mauvaise habitude ces derniers jours de lire 10 000 livres en même temps, donc le rat sera l’occasion de les terminer et de lire les BDs et mangas qui trainent et qui doivent être rapportées cet après-midi à la médiathèque (je me suis réinscrite en juin et quel bonheur, de réemprunter des livres après 4 ans où je n’y allais plus). J’ai également plusieurs albums en anglais, au programme : fantômes, (gentils) monstres et soupe à la citrouille, yum…

 

 

Il y aura forcément des digressions (je dois passer à Leroy Merlin, à la médiathèque, ce soir on dine chez belle-maman et le beau temps me donnera forcément envie d’aller me balader, il faut que je fasse un gâteau aux pommes…), mais c’est parti !

Les copines qui participent :

Soukee, L’or rouge, Fondant, Sophie, Samarian

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Vendredi, 23h30

Petit apéro avec les collègues en sortant de l’école puis focaccia mangée sur le canapé devant Big Bang Theory, voilà le début d’un bon weekend ! Bon, j’ai commencé ce RAT « off the record », puisque j’ai entamé la BD Jours sucrés, toute douce, qui raconte l’histoire d’Eglantine qui suit au décès d’un papa qui l’a abandonnée quand elle était petite, hérite de sa boulangerie en Bretagne et décide de la reprendre avec sa grande tante… Mais j’ai vite sombré dans les bras de Morphée.

Samedi

11h48 : J’ai déniché les livres aux quatre coins de l’appart pour la pal, j’ai regardé des vidéos youtube, profité de mon amoureux avant qu’il ne parte au tennis, bref, j’ai rien lu ! Mais je suis bien armée avec ma tasse de Chai Dammann (trouvé par Garçon Choupi dans une boutique de thé près de son travail car la boutique Damann ne propose que du thé chai vert et c’est quand même moins goutu…) et il me reste juste quelques pages de l’attrape-rêves, un roman jeunesse commencé pour le mois américain. Après, je vais sans  doute continuer la BD jours sucrés entamée hier soir. Il va falloir manger aussi !

Je vais aller voir vos blogs aussi et passer vous dire bonjour !

15h15 (heure ronde !) : j’ai pas mal trainé et mangé : le reste de raclette de mercredi soir (miaaam) et une courgette (pour les légumes 😀 ) devant le début d’une série que je teste, The magicians, parlant de personnes avec des dons magiques qui vont intégrer une école pour développer leurs pouvoirs… Trop tôt pour pouvoir dire si j’aime.

Je viens aussi de finir l’attrape-rêves qui a été une grosse déception et Les jours sucrés, lui par contre que je n’aimais que moyennement au début et qui s’avère un coup de coeur tout doudou, réconfortant et avec même un clin d’oeil de saison (photo à venir plus tard, honnêtement, là j’ai plus le temps).

La tante Marronde nous le dit : un régal sucré, cette petite BD, que nombre d’entre vous adoreraient si elles ne la connaissent pas déjà (Fondant, je pense notamment à toi !)

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18h18 Après une virée à la médiathèque (où quelqu’un a littéralement attrapé 1 seconde avant moi le livre que je convoitais, je ne m’en suis pas remise) et un butin de quelques romans jeunesse halloweenesques à souhait, un passage pour récupérer des livres sur la mythologie pour mes élèves grâce à la super appli de dons entre particuliers Geev, un passage dans une petite épicerie fine pour trouver de quoi apporter l’apéro, me voilà en coup de vent à la maison pour me préparer avant de filer à mon dîner. Dans les transports, j’ai un peu lu Percy Jackson, et je me régale, j’ai hâte de le reprendre dans le métro…

Je n’ai pas le temps de passer par chez vous, ce sera pour demain ! Bonnes lectures à tous

Dimanche, 10h45 

Me voici de retour après une soirée bien agréable, avec une bonne raclette au programme (oui, pour ceux qui ont suivi, j’en avais déjà mangé à midi… oops ! ). J’ai un peu lu Percy Jackson dans le métro et hier soir avant de m’endormir.

J’ai dormi ce matin mais je suis désormais avec ma tasse renard et un restant de mon thé de Noël vert Dammann (oui, je suis accro à cette marque !) devant des vidéos de recettes d’automne (il va falloir réfléchir aux menus de la journée et la semaine !) et je reprends Percy Jackson ! (je vais aussi passer chez vous et répondre à vos commentaires).

Il faudra aussi que je travaille pour la classe, mais nous verrons ça plus tard !

16h30

Bon, entre les tâches ménagères, le passage sur les blogs, le repas (wok de légumes avec lardons et sauce soja) et les préparatifs de classe… J’ai pas énormément avancé sur Percy Jackson alors je vais lire quelques albums et peut-être attaquer le manga Chocola Vanille (acheté pour ma classe), avec un petit café que j’ai saupoudré de cannelle.

J’ai aussi envie d’aller me balader… hum hum, les weekends passent vraiment trop vite !

18h15

J’ai lu deux albums en anglais terriblement de saison : Ghost in the house, un album avec des rabats qui se soulèvent bien mignon et surtout drôle à la fin, et Pumpkin soup dont les illustrations sont un régal. Une jolie histoire d’amitié entre le chat, le canard et l’écureuil qui vire à l’aigre quand le petit canard (vraiment trop mignon, on a envie de le croquer) en a marre des habitudes et veut être celui qui touille la soupe à la citrouille, pour une fois… la dispute qui s’ensuit le fera partir, mais une fois la colère passée, ses amis commencent à s’inquiéter et réalisent que l’amitié a plus d’importance et que ce n’était peut-être pas si grave de laisser le petit canard mélanger la soupe…

Ensuite, beaucoup moins mignon, j’ai mis à jour une évaluation de maths pour la servir aux petits oignons demain à mes petits monstres… Et il va falloir que je continue avec l’anglais, pour la semaine « Halloween » !

Du coup je partage avec vous la chanson que j’ai trouvée pour apprendre aux CM2 :

A plus tard !

 

ailleurs·blablabla·music is love

The only thing

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Le temps passe, passe et passe. Il y a quelques jours, on parlait de mémoire de recherche et d’Erasmus avec lui. Erasmus, cet été, cela fait onze ans.

Un joli billet plein de chansons des années 2000 chez Fondant m’a rappelé l’été de 2011 qui m’a marquée, peut-être parce qu’il était une barrière, un passage dans ma vie, quand j’ai terminé mes études et que je devais trouver ce que j’allais faire pour la suite.

Je me souviens, il faisait chaud, je regardais le clip de Metronomy passer en boucle à la télé (avec ses mouettes auxquelles j’ai repensé dans les stations balnéaires anglaises qui sentaient le graillon, la mer et les cris des enfants) en écrivant mon rapport de stage de fin d’études, et à chaque fois que je prenais la voiture pour aller me balader en Bretagne, cette chanson de Rihanna passait à la radio.

Et comme maintenant chaque été, les souvenirs d’il y a quatre ans reviennent, un peu plus forts que le reste de l’année, comme si à cette période, je voyais un peu plus nettement dans tous ces souvenirs qui s’estompent, qui deviennent flous le reste du temps. C’était hier pendant si longtemps, et voilà qu’aujourd’hui, cela semble plus loin, comme si j’avais eu le dos tourné pendant qu’un bateau s’éloignait du rivage et que je me retrouve surprise en constatant que la côte, la dernière vision que j’avais eue, est soudain bien éloignée.

Est-ce donc ça, avancer dans la vie ? Accepter que le temps passe, inexorablement. J’ai l’impression que depuis un certain temps, tous mes textes ne parlent plus que de ce thème. Pourquoi cette obsession sur le sujet ? Pourquoi passer tant de temps à s’interroger sur cela, au lieu de vivre ce temps, sans se poser de questions, puisque justement, il passe si vite ?

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Peut-être que comme en 2011, comme en 2015, ce moment de flottement estival, bienvenu et que je chéris marque un moment d’évolution entre deux périodes. Comme il est bon de n’avoir rien d’autre de prévu dans sa journée que de manger et d’avoir 2 ou 3 choses qui n’auront aucun mal à s’insérer dans une journée qui s’étire. Comme il est bon de savoir que demain, je pars en Bretagne avec aucun autre objectif que de profiter de ces journées et de ceux qui seront là.
Retrouver cette sensation de liberté, quelque part, aussi, parce qu’après 3 semaines incroyables de voyage à 2, je me retrouve quand je suis seule, pour « digérer » tout ce que l’on a vécu. Et quelle chance de pouvoir faire cela, et rentrer plus tard retrouver celui qu’on aime, l’odeur douce de la maison, le calme frais de ces lieux familiers. Quelle chance de pouvoir prendre le temps de respirer, et de le faire en écoutant Sufjan, ses chansons qui m’ont portée pendant tant de chagrins et tant d’étés étincelants.

Si la mémoire était un sens, peut-être serait-elle l’ouïe. Tant de morceaux me replongent directement en arrière, et me rendent nostalgique. Mon dernier billet parlait déjà du sujet et je crois que désormais, je fais en sorte de marquer des moments qui deviendront de futurs souvenirs avec certaines chansons.
Pendant que nous parcourions les paysages irréels des Highlands écossais, nous écoutions en boucle les mêmes CDs et je sais que plus tard, ces chansons feront renaître sous mes yeux cette parenthèse, les montagnes dans la brume, la bruyère et les cris des mouettes, Skye déserte au petit matin quand nous l’avons traversée, cette sensation d’être seuls au bout du monde, loin de tout, loin des soucis, le goût du thé anglais qui devient vite âcre, les couchers de soleil sur la mer, l’odeur du varech, les bêlements des moutons que nous croisions, les crackers qu’on grignotait dans la voiture quand il pleuvait trop, les nuits trop fraîches sous la tente (on ne va pas se plaindre, je préfère toujours cela à la canicule qui était en France), les sourires silencieux sur la route.

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J’ai très envie de tout vous raconter, mais je me connais, les milliers de photos non triées dorment encore dans l’appareil, et j’ai besoin de ce temps, pour digérer, pour revivre en silence tout cela, pour sélectionner l’essentiel et pas ce dont j’ai parlé en premier en rentrant (les hordes de touristes que j’ai trouvées fatigantes, les midges, ces petits moucherons aux piqûres redoutables, la nourriture grasse, les routes étroites qui m’ont parfois donné des sueurs froides), pour oublier qu’il va falloir à présent faire beaucoup plus attention au budget pour économiser. Pour retenir en quelque sorte, the only thing.

Aller au bout du monde (c’était loin d’être le bout du monde, l’Ecosse, et encore moins quand il y avait des tonnes d’autres touristes, mais il suffisait parfois d’un rien pour en avoir l’impression et finalement, je crois que c’est tout ce qui compte) et se sentir extrêmement petit, se perdre dans la nature, se perdre pour mieux se retrouver. Se détacher du matériel tant qu’on peut, et chérir ces moments, pour maintenant, et pour plus tard.

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blablabla

Anniversaire de ville, anniversaire des champs

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[encore un billet qui date donc, de février, mais j’avais envie de le publier quand même].

Nous sommes en février, et ce mois-ci, cela fait 8 ans que je suis arrivée à Paris.

Huit années si remplies. J’ai passé un mois chez ma tante avant de trouver mon premier appartement et cet anniversaire ravive la tristesse de me dire qu’elle n’est plus parmi nous pour partager ces souvenirs – et tant d’autres.

Paris, très vite, ce fut les soirées de liberté, quand le temps est doux le long des berges de la Seine, les cafés parisiens, les lectures aux Buttes Chaumont, arpenter les rues pour prendre des photos, jouer les touristes dans certains quartiers, les soirées karaoke, discussions poétiques, parcourir la ville à 4h du matin et voir le soleil se lever à l’heure où Paris s’éveille comme dans la chanson, l’odeur chaude des lignes 4 et 11 du métro, l’endroit que je ne peux m’empêcher d’aimer en plein hiver quand je sors mon livre après avoir trouvé une place assise, les rayons de soleil éblouissants dans le train de banlieue, les librairies où l’on trouve les plus pointus des livres, les musées que j’aime retrouver de temps en temps comme de vieux amis, des lieux qu’on ne se lasse pas de revoir.

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Ce weekend, je suis partie loin de Paris pour fêter l’anniversaire de ma chère C., et pourtant c’est avec elle sans doute que j’ai le plus rendu hommage au titre « Paris est une fête ».
Que de souvenirs quand nous dansions sur les boogies de La Boum, notre film culte que nous aimions regarder en mangeant des spaghetti bolognaise, les lieux de tournage que nous avons découverts comme des lieux de pèlerinage, les bars dont nous faisions nos QG. Comme Paris semble soudain plus petite quand elle se rend à échelle humaine, quand le patron d’un café te reconnait et t’appelle par ton prénom, quand tu recroises des gens à qui tu dis bonjour, quand tu salues les statues qui sont sur ton chemin pour rentrer chez toi.

Alors, il y a des soirs, où la nostalgie m’envahit car nous avons passé notre période de découverte de tout cela, et nous nous sommes assagies. Mais il suffit d’une chanson de La Boum passée lors de ce weekend à la montagne, pour faire resurgir tous ces souvenirs.

Depuis lundi soir, je regarde en boucle les photos, je souris en voyant toute cette bulle d’amour que nous avons vécue, une bulle avec certaines des personnes les plus belles que je connaisse sur terre. Comme tout le reste semble dérisoire quand on est coupés du monde, avec des tasses de thé et des grosses chaussettes, à jouer avec beaucoup de mauvaise foi à un taboo, chanter Brassens et Britney, danser des rocks endiablés, se balader dans la neige, manger du fromage auvergnat et se réveiller face à un soleil tonitruant avec Johnny en fond sonore, et sourire de voir toute cette joie sur le visage de notre amie, la lumière et la chaleur dans le cœur comme cette lanterne que nous avons allumée et laissée s’envoler pour que la lumière continue de porter loin, très loin.

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Brouillon

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Ces derniers temps, c’est désert par ici (c’est pourquoi de manière très subtile j’ai illustré cet article avec une photo du désert des Bardenas Reales qui date de l’été 2017)… Et pourtant, si vous saviez le nombre de brouillons qui remplissent l’envers du décor… Voilà un moment que je n’ai fait que cela : commencer des textes, les reprendre, et puis les abandonner…

Pour 1000 raisons : parce que c’était trop d’émotions, parce que j’avais peur que ce soit ridicule, parce que je n’arrivais pas à trouver les mots justes à mettre sur des émotions. Ce soir, j’ai relu des brouillons, et il y en a quand même, des textes qui auraient pu être lus. Ils parlent de choses qui ne sont souvent plus tout à fait vraies, parce que le temps passe, parce qu’en un an, en deux ans, tant de choses ont changé.

Je crois que le changement, ce n’est pas mon fort, en tout cas, plus maintenant. J’ai toujours eu une fibre nostalgique, de celles qui font regretter l’instant où l’on ne vivra plus le moment que l’on est précisément en train de vivre. Ce n’est pas forcément une bonne chose, mais c’est ainsi. Alors, ces textes, je suis heureuse de les relire. Ils rappellent des choses que j’avais oubliées alors même que je m’étais promis que jamais, jamais je n’oublierais. Nos capacités d’adaptation sont tout de même fascinantes.

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Ces derniers jours, le grand tunnel du troisième trimestre ponts de mai-fête d’école-évaluations-sortie de fin d’année (finalement annulée avec la canicule, j’en suis encore déçue)-bulletins-compétences de fin de cycle-rangement-bilan avec l’équipe et les collègues est enfin en train de se terminer, et j’ai l’impression de me réveiller après des mois sous hypnose. Enfin, l’esprit peut recommencer à papillonner, à penser à autre chose : les livres, la photo, cuisiner, et puis ce blog. Alors, j’ai eu envie de revenir. Evidemment, au moment des vacances d’été, à l’heure où précisément, tout le monde fait l’inverse et délaisse le blog pour partir profiter de l’été (ce que je ferai d’ailleurs moi aussi, d’ici quelques semaines).

Des derniers jours pas forcément paisibles non plus : le téléphone, puis l’ordinateur qui lâchent (pratique), le mec du SAV qui m’annonce avec l’air du médecin qui annonce un décès que j’ai sans doute perdu toutes mes données, une soirée charmante quand je me rends compte que j’avais pas du tout sauvegardé mes photos de 2019 (j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps), et puis j’ai bossé en plus pour mettre de l’argent de côté pour les vacances. On part en road trip en Ecosse et on a vraiment hâte, mais ça prend aussi du temps de planifier tout étape par étape.

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Oui, forcément, tout me fait penser à Harry Potter dans ce voyage ! On prend notre voiture (enfin celle de la maman de Garçon Choupi) depuis la France et on s’arrêtera à Oxford, où on a prévu de visiter certains lieux du tournage des films ! Pour le moment, je laisse Garçon Choupi décider du trajet et des choses à faire, je dois dire qu’étant habituée à vouloir tout contrôler en voyage et en suivant à la lettre les guides de voyage, ça me plait de ne pas avoir vu des photos de tous les lieux qu’on visitera, et de garder la surprise. J’ai très hâte d’être plongée dans l’atmosphère des lochs, des châteaux hantés, d’Outlander (évidemment que j’espère croiser Jamie en kilt sur mon chemin !) et sur des routes entre les montagnes qui ont l’air magnifiques…

En attendant,  il me manquait tout de même un peu, ce blog, et les échanges avec vous, qui sont devenus bien rares. Alors j’espère lire de vos nouvelles : que lisez-vous en ce moment ? Quoi de prévu pour votre été ? N’hésitez pas à laisser un commentaire, ça me fera plaisir de vous lire. Et de mon côté, je vais peut-être finalement publier des vieux textes qui étaient restés dans les brouillons.. certains protégés, je donne le mot de passe si vous le demandez (et que je vous connais un minimum 🙂 )

 

Grande-Bretagne·littérature

Agatha Raisin enquête : la quiche fatale

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Sur un coup de tête, Agatha Raisin décide de quitter Londres pour goûter aux délices d’une retraite anticipée dans un paisible village des Costwolds, où elle ne tarde pas à s’ennuyer ferme.
Afficher ses talents de cordon-bleu au concours de cuisine de la paroisse devrait forcément la rendre populaire. Mais à la première bouchée de sa superbe quiche, l’arbitre de la compétition s’effondre et Agatha doit révéler l’amère vérité : elle a acheté la quiche fatale chez un traiteur.
Pour se disculper, une seule solution : mettre la main à la pâte et démasquer elle-même l’assassin.

Cette chère Agatha ! Je me souviens l’avoir rencontrée il y a maintenant de nombreuses années au détour des rayons du WH Smith de Piccadilly à Londres (l’une des plus grandes librairies jamais vues) en scrutant frénétiquement la table de la sélection des romans dont l’intrigue tournait autour de Noël.

En rentrant chez moi, j’ai découvert qu’il s’agissait d’une série et j’en avais lu un tome (lui aussi autour de Noël, Agatha Raisin and kissing Christmas goodbye) mais j’avais été un peu déçue et trouvé Agatha bien peu sympathique…

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source : telegraph.co.uk

Cela m’a fait plaisir des années plus tard de découvrir que les romans étaient (enfin) traduits et j’avais conseillé le tome 1 à ma mère ; tome que je comptais lire depuis donc longtemps pour voir si je n’avais pas loupé un bout en lisant un tome au milieu de la série.

Et j’ai bien fait, car cette lecture m’a bien plus convaincue que la précédente ! J’ai aimé découvrir les Cotswolds et leurs charmantes particularités de villages mignons et un peu trop propres pour la pittoresque Agatha. Cette fois-ci, elle m’a fait bien rire, avec sa mauvaise foi, ses habitudes alimentaires hasardeuses, sa façon d’enquêter peu orthodoxe et ses manigances en tout genre (pour piquer la meilleure femme de ménage du voisinage ou pour obtenir des informations sur son voisin dont le charme ne lui échappe pas).  Peut-être en attendais-je aussi moins car je savais mieux à quoi m’attendre, c’est-à-dire une lecture légère et distrayante avec une héroïne loufoque et peu conventionnelle, avec cette petite pointe british irrésistible.

D’après ce que j’ai lu, tous les tomes ne se valent pas (et ma première expérience me le confirme), mais je lirai certainement les prochains tomes !

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Etats-Unis·littérature

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Après six années d’une drôle de vie menée en solitaire, Troy retourne dans la petite ville où il a grandi. Il s’est tôt fait la promesse de ne jamais rien posséder et emprunte depuis la vie des autres : leurs portefeuilles, leurs valises, leurs costumes et leurs voitures… Pourtant, lorsqu’il apprend que la femme de son frère a mis la main sur le maigre pécule hérité du père, Troy met le cap sur New Cona (tableau miniature de l’Amérique rurale), bien décidé à aider son frère à retrouver l’argent. Ils embarquent alors dans un road trip chaotique à travers les paysages austères du Texas. Seul hic, une passagère non déclarée est à l’arrière de la voiture : Martha, une gamine qui n’a pas froid aux yeux et une idée fixe en tête, retrouver son père au Mexique. Les frères Falconer ne sont plus simplement recherchés pour un banal vol de véhicule, mais pour enlèvement…

Le côté mystérieux de ce road trip de deux frères dont les personnalités resteront assez obscures pendant tout le roman m’a tout de suite interpellée. Sauf qu’ici, il ne s’agit pas d’un road trip exaltant, mais au contraire d’un récit lourd, poisseux. Les deux frères parcourent la région du Texas dans ce qui semblerait presque une célébration du vide : les motels peu fréquentés à la moquette plus que douteuse, les stations service désertées, les routes secondaires poussiéreuses pour éviter de se faire repérer… Kennedy fait ressortir de façon magistrale cette atmosphère.

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J’ai pourtant eu du mal à poursuivre ma lecture sans perdre mon intérêt et c’est surtout lorsque le personnage de Martha entre en scène que j’ai apprécié ma lecture. Jeune fille issue d’une communauté mennonite au Mexique (une communauté religieuse qui refuse notamment tout progrès technique), ayant été enlevée par son père qui a fuit ladite communauté en traversant la frontière, elle se retrouve catapultée dans une société américaine dont elle ignore tout.
C’est en étant allongée à l’arrière d’une voiture que vole Troy, fidèle à son habitude, qu’elle se retrouve au cœur d’un enlèvement qui était loin d’être prévu. Sa force de caractère et son instinct de survie, alors qu’elle est jeune et a connu un environnement pacifiste très peu en phase avec la société américaine, forcent le respect et l’ont rapidement rendue très attachante. Elle pourrait presque être le personnage principal si cette place n’était pas déjà prise par l’Etat du Texas qui est le véritable coeur du roman.

Je suis quand même certainement passée à côté de ce livre, car à part l’histoire de Martha qui m’a beaucoup intéressée, le reste n’a pas réussi à me tenir en haleine… J’ai eu du mal à cerner les personnages des frères, et c’est peut-être un effet recherché par l’auteur ; mais c’est un aspect qui compte beaucoup dans l’intérêt que je porte à mes lectures et ils sont restés des énigmes jusqu’à la dernière page.

Dommage car l’écriture délicate et toute en nuances de l’auteur nous plonge au cœur du Texas des années 70, presque comme si on y était.

Je remercie vivement les éditions Delcourt et Léa du groupe Picabo River Book Club pour m’avoir permis de découvrir ce roman !

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