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RAT d’Halloween

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Allez, puisqu’il est temps de s’y remettre, et comme ce weekend Lou et Hilde organisent le désormais rituel Read-a-Thon d’Halloween, je profite que ce weekend soit libre pour participer !

Jusqu’à présent, j’ai souvent eu des weekends très chargés, et les RAT tombaient toujours mal… Finalement, depuis quelques temps, je lève un peu le pied certains weekends et ça fait du bien, d’autant que le temps pour lire me manque toujours (grand responsable : mon temps de trajet en métro qui a chuté). C’est l’occasion de se plonger dans un livre plus de 10mn d’affilée…

J’en ai donc profité pour dénicher quelques livres qui trainent dans ma PAL en attendant octobre, et continuer ceux entamés depuis début septembre. Je lis à une vitesse d’escargot trois livres américains en ce moment :

 

 

Une collection de nouvelles et essais, un livre de chroniques et un roman… Il en faut pour tous les goûts !

Et la PAL thématique :

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On voit que c’est très jeunesse… Pour contrebalancer le côté assez sombre de mes lectures actuelles citées plus haut (bon Bryson c’est plus léger, mais les deux autres ne sont pas hyper gais).

En compagnie de mon cher mug Mickey apprenti sorcier, acheté lors de ma première visite à Disneyland quand j’avais 15 ans. J’y suis retournée dimanche dernier, pour profiter de l’ambiance d’automne, et il faudra d’ailleurs que je vous montre les photos ! On aperçoit également la boite de shortbreads Marks et Spencer pour laquelle j’ai craqué : c’est tellement bon, et la boite est sublime avec ce petit « robin ». Mais je m’égare.

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Sachant qu’en plus, je me dis depuis des mois que j’ai envie de casser ma promesse de ne plus acheter de livres (je suis à environ 170 livres dans ma pal et mon dernier déménagement, avec autant de cartons de livres que de cartons de TOUT le reste m’a fait un peu peur) car je brûle d’envie (pardon pour ce jeu de mots) d’avancer dans la saga de Fever de KMM, en lisant Burned. Ca pourrait être l’occasion d’aller faire un petit tour dehors pour profiter du soleil aller en librairie, non ?

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Avec ce beau temps, j’ai bien envie d’aller me poser dans un parc avec mes lectures et de profiter de l’arrivée de l’automne. Et de compléter avec un visionnage de séries ou filmsgentiment effrayants…

Et puis, une envie me prend de me replonger dans l’univers de mon sorcier préféré, Harry Potter… alors, mon gros pavé du tome 5 qui m’attend à côté de mon lit me fait signe. Je n’aurai pas le temps de tout faire, je sais, mais on se fait plaisir !

Nous sommes plusieurs à être de la partie, je suis ravie de retrouver les copines de blogs :

L’or, Fondant, Syl

Je mettrai à jour cet article au fur et à mesure du weekend :

Samedi, 13h

Une petite chanson de mon cher Lou (non pas la blogueuse !) Reed, de circonstance :

 

 

Et je vais me plonger dans le repas, qui sera sans doute accompagné d’une série ! Mais laquelle ?

 

Samedi, 21h40

Oui, me revoilà ! Après un repas en compagnie des créatures de Vampire Diaries, j’ai occupé mon samedi et suis partie aux buttes Chaumont lire. Un temps magnifique, beaucoup de monde mais il reste toujours un coin de pelouse au soleil ! (j’avais pris des photos avec mon portable mais elles ne veulent pas charger)

J’ai avancé dans Sacrées sorcières en VO, même si je me suis laissée déconcentrer, par les photos, par mon téléphone… Puis suis rentrée à pied, j’ai fait des courses et profité d’un petit moment avec un ami. Me voilà donc de retour chez moi, en pyjama, prête à manger une raclette (je sais, absolument pas raccord avec le temps mais j’en avais trop envie !!) devant un film découvert grâce à Fondant (la spécialiste des pépites estampillées années 80-90…), Les ensorceleuses.

Et je vais en profiter pour faire un tour chez vous avant de finir ma journée avec les sorcières de Roald Dahl qui me font bien rire (et c’est plutôt agréable pour la froussarde que je suis et qui a été traumatisée par l’adaptation ciné petite. Je ne pouvais pas la voir en entier !)

Bonne soirée à tout le monde !

Dimanche, 11h

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Un nouveau jour toujours sous le signe du soleil ! Hier soir, j’ai trouvé le moyen de m’endormir devant le film Ensorceleuses, puis sur mon livre ! Résultat, pas beaucoup de pages lues et un film à finir…

Ce matin, j’ai donc fini Sacrées sorcières au lit, et me voilà prête à déguster un bon petit déjeuner en compagnie d’un nouvel épisode de série frissonnant ! Et comme hier soir je ne suis pas passée chez vous, je vais le faire là !

Et après, je choisirai avec quoi je vais continuer mes lectures…

Dimanche, 19h20

Bon, pour une fois, c’est un RAT où je ne suis pas très près de l’ordi ! (ça m’est arrivé de voir ma productivité de lecture descendre à cause de ça ;). Après mon petit déjeuner où j’ai regardé l’épisode d’Halloween de Friends (une valeur sure !), j’ai du travailler un peu et ensuite nous avons profité du soleil : déjeuner en terrasse (une salade asiatique au boeuf et à la coriandre que j’ai eu du mal à avoir et un serveur qui enlevait nos verres avant qu’on ait fini… Plus les prix un peu trop parisiens à mon goût, pas la meilleure adresse que j’aie vue) puis surtout les Buttes Chaumont… de nouveau oui je sais ! Mais je suis désormais assez prèsde ce parc, et je ne connais aucun autre endroit pour profiter de ces beaux jours qui soit aussi agréable. Après un moment, Choupi a du me laisser avec mon livre ! (j’ai donc commencé à lire à 16h30 hum hum).

 

 

J’ai lu plusieurs nouvelles de the opposite of loneliness, et je peux déjà vous dire que ce livre sera une grosse claque. Rien que l’histoire de son auteur est poignante, car Marina Keegan était une brillante étudiante en creative writing à Yale avant de mourir dans un accident de voiture. On découvre donc ses nouvelles en sachant qu’on ne découvrira rien d’autre que ce livre dans nos mains. On les lit en se disant qu’on ne pourra jamais envoyer un message à l’auteur pour dire à quelle point on les trouve formidables. je ne le fais jamais, mais là, savoir que l’on ne le peut pas, ça serre le coeur. Keegan écrit les détails du quotidien qui semblent contenir tout l’univers, quand on a 20 ans, ou à peine plus. Chaque nouvelle résume ce après quoi chacun de nous courons, et leurs chutes sont toujours saisissantes. J’ai du arrêter la lecture, car je veux profiter pleinement de chacune de ses nouvelles, faire le deuil des personnages auxquels il faut dire au revoir.

J’ai tout de même avalé 55 pages, en VO toujours. Jusqu’ici, toutes mes lectures (bon il y en a eu deux il faut dire !!) étaient en anglais, alors forcément le rythme est plus lent (oh l’autre qui se cherche des excuses !!!)

Peu importe, en étant seule avec les personnages de ce recueil, j’ai ressenti ce qui n’arrive que trop rarement, j’ai senti peu à peu ce livre me nourrir, pas seulement de culture, d’une fiction dans laquelle je me délecte, non, mais me nourrir et me permettre de me sentir plus « entière », qu’avant de l’avoir ouvert. C’est bien étrange de devoir décrire cette sensation, mais après avoir râlé à cause de ma salade, et du serveur, j’ai soudain eu envie de dévorer la vie à pleines dents, de rentrer préparer mes prochaines idées de photo, écrire, rejoindre un groupe, faire de la peinture. Ce recueil, par la vie tonitruante qui s’en échappe, une vie pourtant parfois bien mélancolique, insuffle au lecteur ce souffle qui donne une formidable énergie. Voilà bien longtemps que je n’avais pas été tant transportée par une lecture, ou ressenti ça. Alors faire ce rat était une bien riche idée.

Suite à cet énorme paté complètement décousu, je m’en vais faire de la confiture de poires (oui vous avez bien lu, je dois tester car demain nous en ferons en classe). J’ai préféré profiter de la lumière du jour et du soleil dehors…

Je viendrai vous lire quand ça mijotera !

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Eh bien voilà, la confiture est faite (j’ai peur que ça ait cramé, nous verrons en ouvrant le premier pot demain), et finalement je trouve ça pas mal plutôt que d’acheter de la confiture du commerce que je trouve généralement trop sucrée…

En regardant la confiture bouillonner, nous avons mangé de la raclette (oui encore il fallait finir les restes !!) devant un épisode de Supernatural. Il faudra que je vous reparle de cette série, que je découvre depuis peu et qui me fait parfois sursauter avec effroi… Sans oublier le plaisir de retrouver Jared Padalecki et de découvrir son frère d’écran ^^

L’ambiance est envoutante en tout cas, la photo et les couleurs (ainsi que la bande-son !) me plaisent beaucoup.

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Et donc pas plus de lectures… Après une dernière retouche à une préparation d’évaluation, je file au lit ! Grignoter quelques pages ou tomber dans les bras de Morphée ?

Bonne nuit les marathoniens

 

 

 

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Non classé

La confusion

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Je voulais avec la fin de l’été revenir.

Et puis les averses se déversent un peu trop par ici ces derniers temps, sans trop savoir pourquoi.

La mélancolie a volé les éclats brillants de la lumière et je ne sais que faire de toutes ces nuances de gris.

Parfois, je parviens à les dompter et les transforme en morceaux irisés d’éternité qui se cognent aux autres souvenirs

Et parfois, non.

Alors, je me plonge dans le travail, dans ces petits moments où je deviens nous, un petit groupe d’humains entre 4 murs pour l’année à venir. Et si vous saviez comme je les affectionne déjà tant, ces petits humains. C »est un régal de les voir grandir, de les aider à se construire, à surmonter leurs difficultés et leurs peines. Quand je vois ce que je parviens à faire cette année, je sais que pendant les moments de doute sur l’intérêt d’avoir choisi ce métier, j’avais raison de tenir en croyant à cette conviction, que c’était ce qui me convenait.

Et puis il y a les moments où tout s’illumine.

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A. et A. le weekend dernier, quand on a tous fêté un anniversaire à la campagne.

Alors pour la suite, ce petit blog est le reflet de la vie, qui va un peu cahin caha. Ces derniers temps, je n’arrivais plus à écrire, tout semblait se tarir en masses inexpressives. Et puis, c’est revenu, alors j’en profite.

Et tu as vu L’or, je reviens en même temps que toi 😉

A très vite

blablabla

Oh well… hello September

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Pourquoi se réfugie-t-on dans les histoires ?

Pourquoi, ces rêves d’évasion, d’ailleurs, de se dire que la vie sera meilleure et l’herbe plus verte quand on aura écumé les kilomètres, quand on sera passés au pré d’à côté ?

Pourquoi toute cette fiction, que l’on s’invente, dont on se délecte, ces romans, ces séries, ces films, avec le bonheur de se fondre dans la peau d’un autre, oh juste pour quelques heures, juste pour oublier, pour vivre ces mille et une vies que l’on n’a pas pu vivre ?

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Je rêvais de cet été éternel, loin de la réalité, loin, loin, loin de tout. Il a fallu faire des choix ; les frais d’un déménagement ne permettaient pas de partir loin . Il fallait ranger, préparer l’année scolaire. Il y a bien eu une jolie, si jolie semaine au pays basque, mais une petite semaine, ce n’est pas assez pour l’exigeante que je suis de me laisser dépayser. Depuis, j’ai passé du temps à gérer une invasion de mites et à vivre au milieu des cartons et des sacs de vêtements, en traitant tout peu à peu.  L’autre soir, il m’a bien semblé qu’une souris a couru se réfugier derrière ma machine à laver.

Ca m’a parfois donné un peu le cafard, sans mauvais jeu de mots.

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Paris me fait un choc quand je rentre, je la trouve si bruyante, si fatigante, les gens partout me donnent le tournis.

Heureusement, il y a eu la Bretagne, un festival de musique réjouissant, la voie lactée dans la campagne la nuit, les pique-niques de retrouvailles sur les quais avec les copains, ma première séance de photographe pro pour un mariage sur la plage avec des ballons, du soleil et une grande dose d’imprévus…

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Hier soir j’ai savouré une boisson fraiche sur le balcon de mes parents, en écoutant les grillons dans l’air chaud et en lisant. Je me disais, non c’est trop tôt.

Je ne sais pas ce qui s’est passé cet été, mais il a vraiment filé en un clin d’oeil. J’ai l’impression que c’était hier seulement que je disais au revoir à mes maternelles.

Heureusement, il y a les soirées game of thrones / glace à la noix de coco avec lui, les salades, les promenades…

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Heureusement, il y a l’automne qui arrive, la perspective de passer nos après-midis de weekend à profiter, à boire du thé chaud avec des gateaux, des balades dans la nature

Heureusement il y a l’odeur des livres neufs dans lesquels je me plonge pour préparer la rentrée.

Heureusement, il y a les projets de décoration de l’appartement, pour l’aménager à mon goût et la hâte que tous les sacs poubelle disparaissent.

Heureusement, il y a encore bien des belles choses à espérer.

Avec l’envie de revenir un peu par ici ! Je sais que je dis ça souvent, et que je ne trouve pas le temps, mais je continue d’y croire…

Belle rentrée à tous et toutes !

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Non classé

Nouvelles expresses

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Je déménage ce weekend, donc entre les cartons, le travail pour la rentrée, l’organisation des vacances (entre Bretagne et road-trip au pays basque, + randonnée en montagne, j’ai hââte !!), j’essaie aussi de profiter du soleil (quand il est là) et de mes amis.

On se retrouve bientôt !!

blablabla

Le coeur gros

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Ce soir, comme tant de soirs, j’ai regardé le crépuscule tomber sur les toits en soupirant devant tant de beauté.

Ce soir, j’ai contemplé ce spectacle divin, et j’ai tenté de me souvenir de la première fois que je l’ai vu. Et puis ce souvenir ne m’est pas venu. Il est disparu, effacé de ma mémoire dans le brouillard de ces jours confus. Je me souviens bien des jours qui ont suivi, où chaque matin, inlassablement, j’ai pris la même photo de cette vue. Mais la première fois ? Non. Sans doute avais-je le coeur aveuglé par le chagrin, le coeur trop gros.

Ce que ces jours m’ont appris, c’est de savourer, et j’ai toujours vécu pleinement chaque moment de grâce, quand je rentrais dans la rue qui sentait la noix de coco, parmi les fêtards des bars, quand j’écoutais Paris soupirer d’aise alors que l’air frais s’engouffrait par de voluptueuses caresses par ma petite fenêtre sous les toits.

Depuis un moment, je l’ai senti, qu’il était temps. Que ça y est, cette parenthèse, dans ma bulle, ma cachette hors du temps et hors de Paris s’achevait, qu’il était temps de quitter ce petit nid.

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Et puis j’étais soudain effrayée, à l’idée de quitter tout cela, et mon coeur me murmurait des non d’effroi. Mais on ne peut reculer devant la vie qui avance, et il est bien temps de repartir. Comme les oisillons que j’entends en juin sur nos toits se préparer à s’envoler, je crois que j’ai suffisamment récupéré.

Mais ce soir, après une conversation avec Coloc, qui est en pleine recherche d’apparts, j’ai soudain pris conscience qu’il allait falloir dire adieu.

Dire adieu à cet endroit où on n’entend que les oiseaux au matin, à mes petits déjeuners ensoleillés les matins d’hiver, au chat des voisins qui passe par la fenêtre quand l’air est encore frais les jours de canicule.

Dire adieu aux soirées fish n chips / télé, aux improvisations sonores sur Aladdin, aux soirées à boire du rosé sur le toit, à l’odeur du pain grillé qui monte quand je suis encore au lit, aux soirées thé au jasmin / discussions, au bruit rassurant de la clé dans la serrure alors que je m’endors, des zigzags en rentrant de soirée pas très droit, de sa présence quotidienne, parfois même invisible, mais si douce à sentir.

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C’est peut-être pour ça, que comme quand je suis arrivée, je ne peux plus m’empêcher de photographier quotidiennement cette vue, qui fut un salut, un crève-coeur, un remède. Soudain, je me rends compte qu’un matin, je me lèverai et je ne verrai plus ce miracle de la lumière qui parait sur Paris, et j’en pleurerai, sans doute un peu. Probablement beaucoup.

Bien sur, cela voudra dire du bonheur, de nombreuses choses positives. Mais en attendant, il faut dire adieu à cette partie de ma vie, et j’en ai le coeur un peu déchiré.

Qu’elles ont été dures, ces deux années, et oh combien j’ai pleuré. J’ai longtemps cru que je ne serais plus jamais heureuse. On me le disait, mais je n’y croyais pas. En tout cas, jamais plus aussi heureuse que je l’avais été.

Avais-je prédit, ce soir il y a deux ans quand il a pris ma main devant ma détresse et m’a proposé de venir vivre ici, aurais-je douté que ce soir, je ne repenserais qu’au bonheur qui a inondé ces 2 ans, à la chaleur des coeurs de ceux qui m’ont entourée quand je me croyais seule ? Oui, finalement, il y a eu bien plus de bonheur que de malheur, je crois. Oui, j’ai été infiniment triste, mais encore plus heureuse. Aurais-je pu seulement soupçonner que déjà, tous les souvenirs négatifs auraient disparu pour que ne reste que le meilleur ?

Aurais-je pu penser, que mon coeur, au lieu de se dessécher, s’épanouirait et que la vie serait plus vivace encore que jamais, bouillonnante et fleurissante, qu’elle emporterait avec elle tant de choses, tant de moments, précieux comme un coucher de soleil rosé sur la ville des lumières ?

Mais qu’elle conserverait intact tout au fond de moi, et sans doute pour toujours, ce qui fait le sel de ces souvenirs, l’écume des tempêtes qui reste lumineuse quand tout le reste s’assombrit. L’écume qui nous fouette au visage, qui nous rappelle pourquoi on pleure, les soirs où la vie semble déborder d’un coeur pourtant bien agrandi par les émotions qui l’habitent.

Les soirs où il fait doux et où on se dit, et finalement, finalement, il en aura fallu bien du temps, pour en arriver là, où l’on se dit « quelle chance que la vie m’ait amenée là ».

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Quelques jours en Amérique

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Ces derniers temps, j’ai un peu le coeur de l’autre côté de l’Atlantique, comme vous l’avez surement compris avec mon dernier billet.

Je vis depuis maintenant un petit moment une histoire d’amour passionnelle avec l’Amérique des grands espaces. Je n’y peux rien, je n’arrive plus trop à lire autre chose que de la littérature américaine. Depuis mon voyage californien de l’an dernier, je n’ai qu’une envie, c’est d’y retourner.

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Alors, en attendant,il reste les livres, les films, les séries et la musique. Je vous propose de passer quelques jours sur les routes américaines avant le début du mois anglais.

Vous êtes prêts ? Let’s go!