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RAT British mysteries du 22 au 24 février

Ca y est, ce soir, ce sont les vacances, et je compte bien profiter sans travailler au moins ce weekend…

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C’est en faisant un tour sur le blog de Fondant que j’ai découvert que ce weekend justement, Lou organise un marathon de lecture en rapport avec son challenge British mysteries.

Qui dit british dit toutes les îles, donc que ce soit l’Angleterre, le pays de Galles, l’écosse ou l’Irlande… cela peut également être des romans mettant en scène des personnages britanniques à l’étranger (comme pour Mort sur le Nil, par exemple). Enquêtes, phénomènes occultes, fantômes et autres monstres du Loch Ness sont invités à venir faire un tour par chez nous !

Au programme, mystères à l’anglaise, tasses de thé, scones, séries et films sans doute, musique britannique, pourquoi pas ??

Je n’essaie plus de me lancer dans des challenges, mais j’avais envie de ressortir quelques policiers britanniques de ma PAL car ce sont des lectures plutôt liées à l’hiver pour moi (bon, même si en ce moment, on a l’impression que nous sommes au printemps avec ces températures si douces !) et comme ce weekend aura pour mission principale de me reposer et de lire, je vais en profiter pour finir mon roman en cours et essayer de retrouver plusieurs british mysteries dans mes cartons !

Le premier tome d’Agatha Raisin, un Agatha Christie que je n’ai pas encore lu, le second tome de la série Charlotte et Thomas Pitt… petit florilège que j’agrémenterai sans doute de romans de la série jeunesse SOS animaux (le collectif d’auteur est lui aussi britannique) que je lis pour créer des questionnaires de lecture dans ma classe à partir de la rentrée ! J’avais acheté ces petits romans 30 centime le tome chez Boulinier, une affaire. Mes élèves sont très intéressés par les animaux, comme beaucoup d’enfants j’imagine, et je cherche toutes les astuces pour leur faire lire des romans…

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Ce sera aussi surtout l’occasion de passer un bon moment avec les autres lecteur-ices vu que cela fait un moment que je ne l’avais pas fait et que ce sont toujours des moments de partage agréables !

Et pourquoi pas de regarder la suite de Sherlock (série dont j’ai regardé la saison 1 en 2012, il serait temps de se mettre à la suite !!) …

En attendant, je me replonge dans un roman non pas britannique mais américain, Dans la forêt, de Jean Hegland. Offert par une de mes amies l’an dernier, c’est un roman envoutant que je n’arrive plus à lâcher !

Bon weekend de marathon !

Samedi 12h20

Ca y est, les cartables sont rangés, nous étions aujourd’hui en journée de formation (au Grand Rex, c’est un cadre agréable !) et avons enfin pu nous souhaiter bonnes vacances. Je n’en avais pas conscience mais j’étais épuisée, et j’ai du finir au lit avec une bonne chute de tension… Je me suis donc plongée dans Dans la forêt qui me fait oublier mon rythme de tortue en ne m’interrompant que pour manger la soupe au poulet thai cherchée avec amour par Garçon Choupi (j’ai eu droit au traitement de princesse), mais j’ai du déclarer forfait vers 22h, je n’étais censée fermer les yeux que quelques instants, et puis 10h plus tard, me voilà debout !

J’ai repris ma lecture ce matin, avant de profiter du petit déjeuner et de devoir gérer diverses tâches domestiques : +70 pages.

Maintenant, après avoir déterré quelques livres de mes cartons (on n’a toujours pas de bibliothèques donc c’est un peu compliqué !) pour la photo, je me prépare un déjeuner avant de sans doute partir profiter du soleil pour lire dehors !

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Samedi 14h00

Bon après un repas devant le premier épisode de la saison 2 de Sherlock, enfin sa moitié plutôt car chaque épisode dure 1h30 (moitié qui m’a déstabilisée, j’avais gardé un autre souvenir de la saison 1, avec un peu plus de suivi et de rythme dans l’intrigue), je viens de savourer un petit café avec un reste de chocolats de Noël (oui il est temps de les finir !) et je vais emporter mon livre dehors… Ou mes livres ? Je ne sais pas combien de temps je vais rester !

Cet épisode de Sherlock m’a rappelé l’adaptation de l’appel du coucou que j’avais commencé à regarder sur OCS… avant que notre abonnement ne soit pas renouvelé bouh ! Je m’étais dit qu’il fallait absolument que je sorte le livre de ma PAL (acheté dès l’annonce que JK Rowling avait écrit un nouveau livre sous un pseudonyme et finalement jamais lu…), donc du coup j’hésite entre celui-ci et Agatha Raisin… Que vais-je donc faire ? Réponse à la prochaine maj qui vous laisse dans le mystère 🙂

Dimanche 10h30

Oops, me revoilà, je ne suis pas repassée par ici hier soir !

Dans l’après-midi d’hier, je n’ai au final pas tant lu que ça puisque j’ai profité du temps magnifique pour me balader et aller à pied jusqu’au jardin du Luxembourg où j’ai bien eu du mal à trouver une place au soleil, n’étant pas toute seule à avoir trouvé que le temps printanier était idéal pour sortir ! J’ai fini par me caler dans un coin d’escalier avec un muffin pomme-carotte-cannelle (oui j’ai craqué devant une patisserie) et mon roman, puis je suis rentrée, à nouveau en marchant longuement. J’ai croisé une fanfare qui jouait la vallée de Dana ainsi que des écossais en kilt qui prononçaient de manière savoureuse les noms des rues comme rue du four et rue Princesse… un régal ! J’aime quand Paris offre ce genre de moments incongrus.

Hier soir, nous avons cuisiné un curry vert de poulet au lait de coco et regardé un épisode de Black mirror (série anglaise !) devant lequel je me suis lamentablement endormie ! J’ai donc filé au lit et j’ai fini Dans la forêt (une semaine pour lire un livre, voilà très très longtemps que je n’avais pas fait ça !). Et quel livre, j’en étais toute retournée… Un livre qui amène de nombreuses réflexions. Je suis heureuse de l’avoir fini hier soir car j’ai eu besoin d’un peu de temps avant de passer à autre chose. Ce sera une lecture plus légère avec la fameuse Agatha qui accompagnera la suite.

Je vais m’y remettre après mon petit déjeuner savoureux, flocons d’avoine, banane en rondelles et fruits rouges (surgelés parce que ce ne sont pas des fruits de saison !) dans du petit suisse avec une pointe de miel, miam miam ! J’ai fait une petite digression à la lecture pendant ce temps car je cherchais des idées pour décorer notre appartement sur Etsy. Tant de possibilités…

Pour l’occasion j’ai ressorti ma tasse de William et Kate pour accompagner ma lecture. A plus tard !

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Dimanche, 16h30

Bon, une quiche brocolis-lardons et une réorganisation de placards plus tard, j’ai entamé Agatha Raisin et n’ai lu que 40 pages… On file dehors, j’espère pouvoir lire un peu ! Bon on va au cinéma ce soir donc ce ne sera pas hyper glorieux comme score, mais c’est quand même mieux que mes précédents RAT ! :o)

Pour l’instant, j’aime bien mon nouveau livre mais j’attends un peu de voir… Ca change tellement de ma lecture précédente qu’il faut un temps d’adaptation !

Dimanche, 23h45

Bon, me voilà de retour après une longue promenade jusqu’aux Tuileries (et à la librairie WH Smith où j’ai été très sage puisque je n’ai rien acheté) puis une séance de cinéma pour aller voir Vice (que j’ai bien aimé !) et un repas, me voilà de retour face à Agatha. L’intrigue a enfin décollé, et je prends plus de plaisir à le lire ! Au final, j’ai dépassé la page 100 mais je vais le continuer sous la couette bien au chaud… Un dernier petit passage par chez vous et je vais éteindre l’ordinateur. C’était un weekend très sympa et divertissant en tout cas, ça m’a fait du bien de prendre autant de temps pour lire !

Bonne soirée à vous tous qui passez par là

blablabla

Une nouvelle année

2019, une nouvelle année.

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Peut-être que cette fois, je laisserai derrière moi les moments de doute où les fantômes viennent me grignoter des bouts de coeur et me souffler à l’oreille que c’est trop dur

Peut-être que cette année, le temps arrêtera de disparaitre en me laissant avec ma liste de tâches non accomplies

Peut-être que cette année, je perdrai moins de temps pour des broutilles, des remarques de personnes qui aiment donner leur avis sans forcément que ce soit réfléchi

Peut-être que mes pas me conduiront dans des contrées inexplorées

J’espère que des surprises émailleront cette année, que les amis seront toujours près du coeur pour savourer de beaux instants avec eux, que la santé continuera d’accompagner mes proches, que le soleil brillera si fort qu’il nous éblouira plus d’une fois.

2018 fut encore une année bien remplie. L’année pour savoir définitivement fermer des portes, pour ne pas avoir peur d’en rouvrir d’autres pour soigner plus en profondeur les blessures qui sans doute resteront, mais continueront peu à peu de s’estomper, tout doucement. Parfois, cela me semble si laborieux, et pourtant, parfois, je vois que le temps fait son oeuvre.

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Avec le recul, je n’ai pas trop aimé 2017. Beaucoup de moments où j’avais le sentiment de retourner en arrière, des moments de détresse au travail, un cambriolage. 2018 m’a enrobée de douceur qui a agi comme du miel sur les meurtrissures. Il y eut des tempêtes, mais aussi des moments de libération. Car les choses que l’on tente d’étouffer, ce sont elles finalement, qui nous engloutissent et finissent par nous étouffer elles-mêmes. J’ai appris à les regarder en face, à oublier ceux qui ne voulaient pas écouter quand la douleur était là, oublier ceux qui étaient là pour les mauvaises raisons. Et au contraire, à rouvrir mon coeur pour y faire de la place à ceux qui en valaient la peine.

C’est un long chemin, mais le faire en sachant que c’est possible et que l’on n’est pas seul est si important.

En 2018, on a emménagé ensemble, dans notre appartement qui sent encore les cartons, les meubles neufs et où chaque élément installé est une petite victoire du quotidien. Un égouttoir à vaisselle, un rideau de douche, un flexible. Les histoires de bricolage ne m’ont jamais intéressée, mais ce sont ces petits riens qui peuvent apporter cette douceur de vivre, dans notre cocon que nous aménageons.

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Cette année, ma tante nous a quittés, et j’ai encore du mal à réaliser qu’elle n’est plus là. Je pensais mon enfance envolée depuis longtemps, et pourtant, avec elle s’en est allé un bout de cette enfance, un jour d’automne, sous le soleil absurde du sud.

Ce triste événement a pourtant déclenché un nouveau mouvement dans la famille, et laissé de la place à un nouveau départ : cette année, j’ai revu mon cousin dont nous n’avions plus de nouvelles depuis 18 ans à cause de sombres histoires de famille. Que c’est inouï, à quel point des choses fondamentales à l’époque paraissent aujourd’hui si futiles, face au gâchis des années passées à s’ignorer et à louper tant d’étapes de nos vies. Tant de voeux secrets de se recontacter de chaque côté, pendant des moments forts, sans oser. Tout ce temps passé, et puis un matin, on apprend qu’on n’aura pas l’occasion de dire au revoir à une personne que l’on aimait, qui faisait partie de ce que l’on avait toujours connu. Alors, ça fait réfléchir, et on a osé. J’ai envie de penser que ce décès aura au moins permis de retrouver un membre de notre famille et qu’elle en aurait été heureuse.

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En 2018, il y eut aussi de beaux voyages : la classe de neige qui m’a fait vivre une expérience incroyable avec des élèves qui ont gonflé mon coeur d’amour, les Alpes avec lui et un séjour de ski intensif, Stockholm en mai et puis Cuba, vivre au rythme de ce pays incroyable, découvrir une culture et des gens si attachants, des rires et des larmes auprès de mes chères amies, avec qui je pourrais tout supporter.

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L’été en Bretagne, les nuits à la belle étoile pour admirer les étoiles filantes en s’endormant, entendre le bruit des vagues quand on s’éveille, la liberté totale de vivre au grand air, lire, se goinfrer de soleil, se baigner et discuter de la beauté fragile de la vie. 2018, ce fut aussi un concert d’anthologie en voyant Patti Smith à la route du rock, des milliers de corps qui vibrent à l’unisson d’un chant scandé, la poésie qui s’échappe et nous enveloppe, et puis ce petit miracle d’une chanson qu’elle reprend, une chanson qui avait le gout amer des souvenirs de promesses vaines, et puis, sentir la rancœur qui s’envole plus haut que les mouettes du fort, remplacée par cette petite luciole d’espoir qui dit que cela aussi, passera.

« Some things are meant to be. »

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Les mercredis ensoleillés avec du thé et mes séries préférées, les cafés pour lire de la poésie, les soirs où la neige tombe et où Paris semble nous appartenir toute entière, les soirées karaoke avec les amis, les chansons des Smiths dans Paris qui s’éveille avec l’odeur des cafés qui ouvrent, celle, chaude et réconfortante du métro, les cinémas du mardi soir, les jours de pluie où l’on peut mettre son pull et ses chaussettes préférées, les mots d’amour murmurés le soir quand on s’endort et puis les matins roses, roses couleur d’espoir.

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Tout ça, c’est comme d’habitude, mais que c’est bon de savoir que le bonheur est fait de ces moments intemporels.

Oui, parfois, j’ai eu l’impression que 2018 m’a redonné l’espoir.

2019 a déjà commencé à s’installer, et nous voilà déjà fin février, mais bon, je vais à mon rythme. Je n’ai pas le temps de tout faire, et aujourd’hui, malheureusement, je n’ai plus le même temps à passer sur les blogs à lire et pour parler de mes lectures et d’autres choses. Mais les rencontres au sein du groupe lecture nord-américaine Picabo redonnent de l’élan à mes lectures qui ont été très spartiates pendant un moment et la lecture reprend sa place dans ma vie… Alors j’en profite !
Et pour le reste aussi, il y aura de belles choses dont il faudra profiter… Un weekend prolongé à Rome en amoureux, le premier mariage dans mon cercle d’amis (je suis déjà en train de chercher ma robe hum hum), des brunchs, des sorties d’expos, une cousinade en mai, des rencontres avec les parisiennes du Picabo, et puis tout le reste qui n’est pas encore prévu…

Et vous, comment se passe votre début d’année ?

Christmas glitter·RAT

Marathon de lecture de Noël – du 14 au 16 décembre

Ho ho ho !

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Billet en cours et mis à jour tout au long du weekend

Les copines qui participent :  ❄ Sophie BlabbermouthL’or Rouge ❄  Samlor

Comme prévu, ces premiers jours de décembre ont été remplis… Evaluations, carnets, préparation du marché de Noël… et grosse fatigue en prime.

J’ai donc profité du temps de l’Avent sans passer par ici, mais ce weekend, c’est le marathon de lecture d’Il était 6 fois Noël !!

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Marathon, c’est un mot approprié. Nous avons passé ces derniers jours à fabriquer de jolis savons maison puis à les emballer, et nous avons fabriqué des lanternes de l’Avent avec du papier vitrail pour faire vivre la lumière… Nous vendrons nos savons au marché de Noël de l’école demain matin !

Je vais donc peu lire, mais serai à fond dans l’esprit de Noël ! Aujourd’hui, nous avons enveloppé, enrubanné, collé, découpé, perforé des étoiles, créé des affiches au son de nos chants… Noël, c’est l’amour, C’est Noël tous les jours ou encore Santa Claus is coming to town que je leur ai appris en cours d’anglais..

Vivre ces préparatifs des festivités est encore plus joyeux quand on le fait en classe, j’adore les entendre parler de Noël, comme cette élève qui a choisi de répondre à la question « comment être lumière pour les autres ? » en répondant « c’est laisser vivre la magie des autres comme quand je laisse mon petit frère croire au Père Noël ».

Ce soir, j’ai quelques heures de tranquillité pour moi toute seule, alors je vais en profiter pour mettre mon pyjama de Noël et me glisser sous le plaid avec un bon plat réconfortant (surement des pâtes) avec mes livres…

Les filles ont mis des niveaux, mais comme je n’aime pas me mettre la pression et que je lis lentement, je vais choisir le premier palier : 250 pages !

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Je vais ressortir pour l’occasion mon recueil de nouvelles que je grignote le soir (avant souvent de sombrer dans le sommeil pas longtemps après…) :

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La nouvelle qui est en cours ne me réjouit pas trop, mais bon on va voir ce que ça donne !!

Il faudrait aussi que j’ouvre le carton où j’ai mis mes livres de Noël… J’avais fait exprès de mettre un signe distinctif pour le trouver parmi les cartons de livres :o)

Allez, je vous laisse avec une petite vidéo que j’adore regarder pour se mettre dans l’ambiance :

Bon marathon à toutes (je crois qu’on ne compte pas d’hommes parmi nous…) !

Samedi, 12h30

Bonjour tout le monde ! Hier soir, j’ai passé la soirée tranquillement à lire un peu. Je n’ai vraiment pas aimé la nouvelle que j’avais en cours, l’avantage c’est que ça passe du coup plutôt vite. J’ai entamé la suivante dans le lit accompagnée de la douce musique de l’album de Noël de She&Him… avant de m’endormir sur mon livre !

Ce matin, j’ai revêtu mon beau pull de Noël puisque c’était marché de Noël, où nos petits savons se sont vendus en un éclair ! J’ai à peine eu le temps d’en prendre un en photo avant de partir prendre une crêpe bien chaude. Je suis revenue à l’appart (soulagée de constater que le quartier est pour l’instant assez calme) (la semaine dernière c’était plus mouvementé, mais après tout la journée n’est pas finie) les mains chargées puisqu’on m’a offert des roses des sables faites par les élèves et un élève m’a offert des chocolats, miam !!

Je vais donc me préparer un bon repas (j’ai acheté ma soupe préférée, la soupe au poulet thai de chez Covent Garden et du hoummous dont je raffole), sûrement devant un téléfilm de Noël avant de lire avec un bon thé ! Stay tuned!

Dimanche 13h30

Bon, pas loin de 24 heures se sont écoulées depuis la dernière fois que je suis venue ici. Après un peu de repos devant le téléfilm de Netflix « La princesse de Chicago » avec Vanessa Hudgens, très chargé en décoration, neige et diadèmes de princesse, un bon cru!

 

Puis j’ai repris mon recueil de nouvelles en terminant celle que j’avais en cours, que j’ai trouvée assez bofbof également. Avant d’entamer la dernière (qui est d’Angela Morelli, une autrice dont j’avais hâte de découvrir la plume), j’ai sélectionné une bande dessinée pour changer :

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Mais la sieste a fini par avoir raison de moi… et je suis sortie pour aller voir mon amie A., tout juste revenue pour les fêtes du Canada où elle vit. Nous étions avec sa famille et une autre amie dans un bar avant de finir aller manger le repas préparée par l’étudiante japonaise qui vit chez eux et qu’ils ont emmenée découvrir la capitale… Brioches vapeur et soupe miso maison, miam ! Après cela, je devais absolument les emmener dans mon karaoke chinois préféré, à Belleville, un endroit où les gens finissent toujours par s’égosiller en groupe dans un joyeux n’importe quoi. L’ambiance de Noël était de mise puisque All I want for Christmas faisait partie des chansons que l’on a entonnées scandées de manière plutôt cacophonique… En tout cas, c’était une très bonne soirée qui a fait du bien après tant de fatigue et une période de travail chargée et stressante.

Ce matin, après un réveil tardif, j’ai fini tranquillement au lit mon recueil de nouvelles avec donc celle d’Angela Morelli, que j’ai sans surprise beaucoup aimée. Seul regret : le nombre de pages trop court !!

Depuis, niveau lectures, c’est le zéro pointé… Petit déjeuner avec Gossip Girl et papotages avec les copines + tours sur instagram… Eh bien, je crois que je vais ouvrir mon carton de livres qui m’attend et reprendre Jane, le renard et moi !

Mais cet après-midi, il faut que j’aille chercher le sapin et que j’aille au salon du Nautic (pour voir une de mes photos qui a été utilisée sur le stand de la ville de St Malo, il me fallait voir ça en vrai !!), donc pas sur que je lise encore beaucoup, à part dans le métro pour aller porte de Versailles.. On verra !

Et chez vous comment ça se passe ?

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Bon eh bien je vous retrouve avec… 0 pages de plus de lues ! Il faut dire que je n’ai pas chômé : passage au salon du Nautic où c’était assez émouvant de voir ma photo en grand..

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Puis passage chez Leroy Merlin, où nous avions des choses pour l’appart à acheter et surtout… Le sapin !!! Il a fallu ranger pour pouvoir l’installer et désormais il faut tout de même que je prépare ma journée de classe de demain… autant vous dire que la lecture est remise au second plan ! Je vais tout de même tenter de reprendre la BD ce soir quand je me coucherai. Je n’ai pas trop eu le temps de passer chez les copinautes, mais vous avez été nombreuses à passer prendre des nouvelles et je vous remercie ! Je vais voir qui est encore en lice 🙂

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challenges·Christmas glitter·RAT

Hello december, challenges Il était six fois Noël et Cold winter challenge

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Et voilà, déjà une année a passé depuis la période de l’Avent dernière ! Aujourd’hui était le premier jour de décembre, et il y a toujours ce petit frisson à revivre ce moment : le moment de l’Avent, où je m’autorise à ressortir les tasses et les pulls de Noël, la première chanson de l’album de Michael Bublé, it’s beginning to look a lot like Christmas.

Cet après-midi, je suis allée (un peu tard mais in extremis !) chercher le calendrier de l’Avent des thés chez Dammann (et au passage j’en ai profité pour reprendre du thé de Noël !) (et avancer dans les achats de cadeaux).

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Qui dit décembre dit également challenges avec le retour pour la sixième année du challenge de mes chères Samarian et Chicky Poo ! Le retour au chalet douillet est un de mes rituels annuels et je suis encore ravie du programme qu’elles nous ont concocté !

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Un joli programme non ?

J’avais également envie de me lancer dans le Cold winter challenge organisé par MargaudLiseuse.

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Il faut choisir au moins au menu qui intègre un titre qu’on lira d’ici le 31 janvier pour valider le challenge. Je dois dire que tous les menus correspondent à mes lectures de prédilection et que je n’aurai certainement pas le temps de lire tout ce que je voudrais d’ici le 31 janvier.

Ma pal pour le menu La magie de Noël (mes livres sont encore dans les cartons mais on va faire ça virtuellement) :

On voit que j’ai de quoi faire, avec un bon mélange de romances, polars, nouvelles… Et un album jeunesse mais dans cette catégorie, il est probable que d’autres livres feront leur apparition car j’aime bien aller fureter à la bibliothèque pour lire les albums de Noël !

Menu flocons magiques

Pour moi, l’hiver est LA saison pour lire de la fantasy… Et d’ailleurs, j’ai Bilbo à finir dans ma pal ! (Entamé l’hiver dernier…), ainsi qu’un livre offert lors d’un swap il y a maintenant un certain nombre d’années, et que j’ai retrouvé récemment… (il faut que je retrouve le titre !)

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Menu Marcher dans la neige

Nature writing et littérature de voyage… Non mais je fonds (ahah) en lisant cela ! Le nature writing, cela fait maintenant plusieurs années que c’est devenu une grande histoire d’amour et plus encore au fil des années en rencontrant de nombreux auteurs au festival America de Vincennes. J’en ai quelques uns dans ma pal (de la maison d’éditions Gallmeister) et là encore, je trouve que l’hiver est la saison idéale pour lire ces récits.

Le premier livre est d’un de mes auteurs chouchous, Pete Fromm, dont j’ai adoré Indian Creek. Ici, il retourne dans le parc de ce premier récit des années plus tard… Offert par une de mes meilleures amies qui me connait bien, c’est le genre de livre que je pourrais garder indéfiniment dans ma PAL parce qu’après, je ne pourrais pas le découvrir… Hum c’est pathologique non ? :o) alors ce serait l’occasion de le ressortir ! L’autre livre de Rick Bass est depuis maintenant plusieurs années dans ma pal… Là aussi, il est temps de l’en sortir !

Menu stalactites ensanglantées 

Et pour finir, quelques histoires sanglantes ou plutôt policières pour ma part.. Bon, si je lis le livre d’Anne Perry, il me permettra de valider cette catégorie en plus de celle de la magie de Noël !

En plus, j’ai quelques romans de Mankell et Indridason dans les cartons, donc cela devrait faire l’affaire…

En plus de tout cela, Margaud a rajouté des catégories bonus pour pimenter le tout :

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On a donc de quoi faire… (boire du thé de Noël sera déjà validé vu que je ne bois presque plus que cela depuis 15 jours !)

Et on me souffle que Lou organise un RAT Let it snow ce weekend… Alors je vais essayer de me plonger un peu dans la lecture, même si ce weekend est chargé (comme tous les weekends en ce moment !)

Bon mois de décembre à tous 🙂 let it shine!

blablabla

Nouvelles fraiches

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Et comme il s’en est passé des choses, depuis la dernière fois que j’ai tapoté par ici. Avec surtout, un grand événement, car nous avons déménagé.

Une opportunité, un coup de coeur pour ce bel et grand appartement. En quelques jours, c’était acté et il ne restait plus qu’à faire les cartons le plus vite possible. Vous pouvez donc imaginer que nous avons été bien occupés avec ça ainsi que toutes les démarches.

Il y a deux semaines aujourd’hui, nous nous sommes installés dans l’appartement, en plein camping. Le lit était là, mais il a fallu attendre aujourd’hui pour que les autres meubles arrivent (la livraison ikea a été repoussée à cause du mouvement des gilets jaunes… J’ai vraiment hâte qu’on monte le canapé ce soir pour pouvoir profiter du salon et le reste des meubles pour pouvoir ranger !)

A cela se rajoute le boulot très chronophage, avec une impression lancinante de faire du sur-place et de parfois ramer bien seule face au manque de motivation de mes élèves…

Je dépense une énergie importante pour les cadrer, car ils sont très excités et bavards et en ce moment, j’ai du mal à me motiver pour travailler quand je rentre et que je n’ai qu’une envie, c’est de me mettre en pyjama, aller des bougies et boire du thé dans mes mugs (qui ont désormais une étagère entière pour eux, je suis tellement contente d’avoir de la place), ranger peu à peu, trouver une place pour mes livres et chaque objet. J’ai hâte de dégager le salon et d’installer le sapin de Noël. La première fois que j’ai visité l’appartement, j’ai imaginé le décorer pour Noël et ai su que je voulais ça, vivre dans cet appartement avec lui.

Le mois de décembre s’annonce encore chargé avec temps de l’Avent, réunions, PPS, évaluations, remise en main propre des livrets… Je ne rêve que d’une chose, m’enfermer dans ma bulle pour lire, écrire, faire des photos en me baladant, ressortir les CDs et redécouvrir nos albums… Le retour à la réalité est parfois brutal, et j’ai toujours la frustration de manquer de temps pour savourer le mois de décembre. J’espère retrouver bientôt la force de lire ; en ce moment, le cerveau est trop chargé pour réussir à s’immerger dans une histoire. J’ai aussi envie de préparer des gâteaux, de regarder des téléfilms de Noël sirupeux le mercredi après-midi sur mon nouveau canapé bordeaux (je vous ai dit que j’étais trop contente qu’il soit là ? )…

J’espère que vous allez bien et vous dis à très bientôt pour les challenges de Noël !

 

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Au loin,Hernan Diaz

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Jeune paysan suédois, Håkan débarque en Californie, seul et sans le sou. Il n’a qu’un but : retrouver son frère Linus à New York. Il va alors entreprendre la traversée du pays à pied, remontant à contre-courant le flux continu des pionniers qui se ruent vers l’Ouest. Les caravanes se succèdent et les embûches aussi….

Je préfère couper ici le résumé de la 4ème de couverture pour vous laisser vous-mêmes découvrir cette épopée digne des grands westerns.

Quand il part, Håkan a à peine 17 ans et a connu une vie simple en Suède : il ne connait rien du vaste monde et avale tout rond les récits autant imaginatifs qu’approximatifs de son frère aîné. Le lecteur se surprend à être mi-attendri par tant de candeur et mi-agacé devant les fanfaronnades de Linus. C’est armé de ces récits naïfs et de son optimisme que notre héros débarque par erreur à San Francisco, malencontreusement séparé de son frère lors du périple.
Il décide donc de partir traverser le pays pour le retrouver à New York. L’ampleur de la tâche semble échapper à Håkan ; et heureusement, car c’est cela qui l’aidera à traverser les multiples épreuves qui se mettront sur sa route, comme autant de moments initiatiques qui transformeront cet adolescent naïf en un homme de légende qui ne fait plus qu’un avec la nature sauvage qui l’a façonné. Un homme qui en une vie semblera en vivre dix, vingt.

Le lecteur suit ces aventures, happé, comme hypnotisé par le Grand Ouest qui semble s’amuser à faire subir les pires sorts à notre héros ; lequel, contre toute attente, survit aux pires épreuves. A chaque fin d’étape, il repartira sans se retourner en arrière, abandonnant une part de sa vie qui ne fera que renforcer sa carapace contre chaque événement. Peu à peu, le désert, les montagnes, l’Ouest sauvage semblent comme l’absorber pour faire de lui une de ses créatures, à l’image des animaux et des plantes qui savent s’adapter à ses conditions si inhospitalières.

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photo personnelle des paysages californiens que j’avais en tête lors de ma lecture

Au rythme des rencontres avec d’autres voyageurs, Håkan oscillera entre ces moments partagés et des moments de pure solitude, de désarroi où toute humanité semblera se noyer et se dissoudre en lui pour qu’il ne reste que l’âpreté du vent, la sécheresse qui fait disparaitre toute forme d’eau, pourtant source de vie et l’étendue des plaines dont l’infini pourrait rendre fou.

La force de ce roman hors du commun est certainement que l’écriture d’Hernan Diaz permet au lecteur d’être plongé aux côtés d’Håkan comme s’il était vraiment dans cet Ouest sauvage. J’ai dit que le lecteur était hypnotisé, et c’est le mot qui décrit le mieux ma lecture : une lecture envoûtante, fascinante, que j’ai savouré page à page. J’ai eu beaucoup de mal à le lire rapidement ; il m’a semblé qu’un rythme lent lui convenait mieux.

Hernan Diaz, qui comme son héros, a grandi en Suède avant de partir vivre aux Etats-Unis (à New York) (alors qu’il est né en Argentine, on comprend mieux pourquoi le thème de l’immigration et d’être un étranger dans le pays où l’on vit l’intéresse), se réapproprie le fameux mythe du western et de la conquête de l’Ouest, pour le moderniser.
Pourtant, on retrouve certains des aspects qui en font la caractéristique : un récit qui fait rêver le lecteur, qui explore l’histoire d’un pays vierge et sauvage, où les hommes ont tenté peu à peu de dompter la nature. Un récit qui cependant montre les aspects négatifs de cette conquête et que parmi ces pionniers, tous n’ont pas réussi à ressortir gagnants de ce combat avec la nature.

Invité du Festival America de Vincennes en septembre 2018, Hernan Diaz est un auteur prometteur qui a à cette occasion reçu le prix du jury du Roman page / America, un honneur amplement mérité.

Si vous voulez en savoir plus, il a été invité de l’émission Par les temps qui courent sur France Culture : voici quelques extraits de ce qu’il a dits qui aident à éclairer sa vision du western et de l’écriture de son roman.

Pour moi c’était important d’avoir un personnage radicalement perdu dans ce paysage si vaste, j’avais envie de le mettre dans une situation de solitude absolue. Pendant que sa solitude s’approfondissait, j’ai commencé à le voir comme une sorte d’animal. Il est dans un présent éternel, il n’imagine pas l’avenir et il ne se souvient pas du passé.

Je pense que le western c’est un mystère en littérature, le cinéma c’est autre chose. Le western aurait dû devenir le genre américain par excellence, parce qu’il donne une vision romantique, fétichisée des pires aspects de notre histoire et pourtant le western n’a jamais décollé en tant que genre littéraire. C’est surprenant que cet outil idéologique parfait ait été abandonné. C’est pour cette raison que j’ai eu envie de m’en saisir et de le transformer pour le mettre à l’envers et dire quelque chose de nouveau sur l’histoire américaine et sur sa tradition littéraire.

Un roman qui fait voyager, qui captive, mais qui fait aussi réfléchir… J’ai hâte de découvrir les autres romans de cet auteur plus que prometteur.

Un grand merci au Picabo River Book Club et aux éditions Delcourt.

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Les heures rouges, Leni Zumas

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Résumé de l’éditeur : États-Unis, demain. Avortement interdit, adoption et PMA pour les femmes seules sur le point de l’être aussi. Non loin de Salem, Oregon, dans un petit village de pêcheurs, quatre femmes voient leur destin se lier à l’aube de cette nouvelle ère. Ro, professeure célibataire de quarante-deux ans, tente de concevoir un enfant et d’écrire la biographie d’Eivør, exploratrice islandaise du xixe. Des enfants, Susan en a, mais elle est lasse de sa vie de mère au foyer – de son renoncement à une carrière d’avocate, des jours qui passent et se ressemblent. Mattie, la meilleure élève de Ro, n’a pas peur de l’avenir : elle sera scientifique. Par curiosité, elle se laisse déshabiller à l’arrière d’une voiture… Et Gin. Gin la guérisseuse, Gin au passé meurtri, Gin la marginale à laquelle les hommes font un procès en sorcellerie parce qu’elle a voulu aider les femmes.

4 femmes, 4 destins, 4 portraits qui se succèdent au cours de chapitres parfois très courts, hachurés, un rythme saccadé qui prend à rebrousse-poil au début de la lecture et déroute.

4 femmes qui sont définies non pas par leur nom, leur identité, leurs traits de caractère, mais par leur rôle : la biographe, la guérisseuse, la mère, la fille. Dans une Amérique où les femmes se sont vu refuser le droit de disposer librement de leur corps lorsque l’avortement a été interdit, tout comme l’adoption ou la PMA pour les femmes célibataires, la question de leur rapport à la maternité se retrouve au coeur de leur statut dans la société.

Leni Zumas brosse le portrait d’une dystopie pas si incertaine, pas si lointaine et pour cela d’autant plus sinistre et effrayante. Revenir en arrière sur une décision (l’arrêt Roe vs Wade dans la jurisprudence américaine a rendu l’avortement constitutionnel dans tout le pays), et c’est un véritable retour vers le passé pour les femmes représentées par les quatre héroïnes du roman. Désormais, elles semblent encore plus dépendantes des hommes… dépendantes à la fois d’eux pour éviter une grossesse non désirée avec la contraception comme elles le sont pour pouvoir avoir et élever des enfants…

Dès le début, l’auteure nous plonge dans un univers dont nous décodons les règles progressivement. La narration, la structure du récit déroutent au début et il faut passer cette barrière, apprendre à découvrir les personnages et s’habituer au passage d’une héroïne à l’autre dans des chapitres brefs pour ensuite lire ce roman avec plaisir.
Ce traitement à rebrousse-poil rend plus palpable la violence sourde qui règne dans cette histoire. Non pas une violence sanglante, mais une violence latente et coercitive qui contrôle la vie et les possibilités des femmes et réduit leurs choix à presque néant. Elles semblent prisonnières des événements, de ce que la société attend d’elles, sans pouvoir sortir de ces cases : la guérisseuse (qui est considérée comme la sorcière du village), la biographe, la mère, la fille.

Parfois, ces choix semblent ne laisser place qu’à la possibilité du renoncement. A force de se débattre pour faire entrer leurs rêves et leurs désirs dans ces cases bien étroites, c’est comme si elles perdaient peu à peu la force de se battre.

Le thème est sombre, mais le roman n’en demeure pas moins drôle : Leni Zumas fait mouche pour faire de situations absurdes des moments où l’on se surprend à sourire. Sans doute car son récit est tout à fait personnel : comme elle le racontait à une rencontre au festival America, les tentatives de procréation de la biographe font écho à sa propre expérience et des anecdotes du livre sont issues de ce qu’elle a réellement vécu.

C’est sans doute pour cela que son roman est poignant, prenant, fascinant, émouvant, énervant et empli d’une force qui touche le lecteur. Un livre d’actualité, même s’il a été écrit avant que le sujet ne prenne autant de place. Un roman qui marque.

Un grand merci aux éditions des Presses de la Cité et à Léa du Picabo River Book Club.

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