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R-A-T anglais : le bilan

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The rat deserter is back… Oui, depuis le read-a-thon de ce weekend, je n’étais pas revenue donner des nouvelles, sans doute pour dissimuler les échecs !

J’ai donc lu un peu samedi matin et après-midi, mais le reste du temps, rien… Il faut dire que dimanche, j’ai été prise d’une folie de cuisine (soupe de courgette + tarte au thon + compote pommes-rhubarbe) peu habituelle, et qu’avec la période des livrets, il y avait à faire pour la classe… Sans oublier les tâches ménagères !

J’ai complètement perdu l’habitude de lire le weekend chez moi, et malgré le faible score de 102 pages pour les fantômes de Manhattan, je suis finalement contente d’avoir pris le temps de lire, même si le foot, la cuisine et le reste ont finalement pris plus de temps ! La lecture est aussi devenu mon marchand de sable, il est donc difficile de rester éveillée quand je lis le soir désormais… Vous avez une solution ? 🙂

J’espère que ce RAT a été plus productif chez les voisines. Merci en tout cas à tous pour votre passage par ici et vos gentils commentaires qui m’ont bien fait plaisir ! Voir ce petit blog un peu moribond reprendre vie, cela fait plaisir à voir !

A bientôt !

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Read-A-Thon english month!

Hello dears!

Eh oui, juin est déjà bien entamé, et c’est le mois anglais organisé par Lou et Cryssilda !

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(j’ai retrouvé en voyant le billet de Lou ce petit logo que j’avais fait je ne sais plus quand, j’en suis toujours aussi fan ! Même si c’est un peu triste quand on sait que la reine ne prend plus de nouveaux corgis quand les siens meurent car elle ne veut pas qu’ils lui survivent… ) (oui j’ai lu Voici à l’occasion du mariage de Harry et Meghan).

A nous donc, anglaiseries, des litres de thé, scones, cherry pies, cozy mysteries, un temps humide pour aller avec tout cela, et bien sur de nombreuses lectures !

Cette période est toujours chargée, mais j’avais bien l’intention de ne pas rater notre fameux Read-a-Thon spécial qui a lieu ce weekend !

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Au programme de ce weekend ? Lecture, lecture et lecture !

Bon, à part les bulletins à remplir, les évals à corriger… Mais lecture, lecture ! Bon… à part le match de la France pour la coupe du monde que je vais aller suivre avec des copains… mais si, lecture je vous ai dit ! 😀

Samedi, 10h30 :

Hier soir, j’ai commencé ce RAT… Ben en me faisant une petite soirée sushis-séries ! Pas très lecture ni très anglais, les sushis ne sont pas très british et la série était Hart of Dixie, soit une série 100% yankee pur jus…

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Mais avec la chaleur et les cris de mes voisins portugais par la fenêtre, j’avais comme un goût d’été et j’adore regarder cette série feel good en été, elle me rappelle tellement Gilmore Girls (d’ailleurs je suis persuadée qu’ils ont repris le même set pour le tournage !)

(oui ce billet de RAT sera long en digressions, après tout ça fait longtemps que je n’ai pas fait de billet par ici).

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Une mini insomnie à 6h ce matin m’a poussée à ouvrir ma lecture du moment, Les fantômes de Manhattan. Vous allez me dire, « mais elle le fait exprès ou quoi ?? », mais je vous jure, RJ Ellory est né à Birmingham, et donc bien anglais ! (sa chevelure roux flamboyant pourrait d’ailleurs en attester).
J’ai eu la chance de recevoir son dernier roman de la part des éditions Sonatine pour le lire avant une rencontre en petit comité qui aura lieu vendredi prochain ! Il faudra donc qu’il soit lu avant malgré mon rythme de tortue, et je compte bien sur le RAT pour en venir à bout. Je découvre cet auteur et pour l’instant, j’apprécie beaucoup le style et cette histoire assez originale. Je m’attendais à un polar ou thriller classique, et pour l’instant ce n’est absolument pas le cas, donc c’est une bonne surprise !

Bon, malgré tout, l’effet voulu (qui était de me rendormir) a été plus qu’efficace et 30mn plus tard, je retrouvais les bras de Morphée. Bilan : + 15 pages.

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Ce matin, j’ai sorti ma tasse anglaise chérie de Will et Kate (je voulais en trouver une de Harry et Meghan chez W&Smith, j’espère qu’il y en a…) avec ma pal du weekend (susceptible de changer) et je fais un petit tour pour saluer les participantes sur les blogs accompagnée par quelques titres de David Bowie… J’espère que nous sommes nombreux !

Les marathoniennes : L’or, Fondant, Lou, Hilde,LadyDoubleH, Clarabel, Lilas

Happy RAT everyone!

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(et en plus on aperçoit sous le set de table le NME (magazine de musique anglais), si je suis pas au taquet !)

A tout à l’heure !

Dimanche, 13h50

Hello there! Bon j’ai été absente un certain temps, puisque je n’avais plus accès à mon ordi. La séance « match de foot de l’équipe de France » s’est terminée en journée foot, avec 4 matchs entrecoupés de séances de jeu vidéo FIFA… où j’ai perdu d’ailleurs 😦

Voilà ce qui arrive quand on se retrouve à tenter un RAT en compagnie de 5 garçons 😀 mais j’ai tout de même lu ! (et j’ai fait la sieste devant le match de l’Islande).

Toujours en compagnie des Fantômes de Manhattan hier après -midi et ce matin donc, je dois dire que je commence un peu à me demander où l’auteur veut en venir, et ça me lasse… Et puis comme ça se passe à New York, je reste sur ma faim par rapport à mon envie d’ambiance so british!

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Alors j’ai décidé de me pencher sur la série adaptée des polars de JK Rowling, aka Robert Gailbrath, CB Strike faite par la BBC. Ca fait des années que j’ai The cuckoo’s calling dans ma pal, d’ailleurs je le ressors d’habitude à chaque mois anglais sans le lire… et cette année non, car je savais que j’avais déjà d’autres polars en tête, mais j’ai vu que la série était dispo sur OCS que je regarde chez Garçon Choupi, alors la série a accompagné mon petit déjeuner… Puis après le déjeuner… Et maintenant, j’ai envie de lâcher mes fantômes de Manhattan et leur héroïne aux questionnements qui me laissent un peu de marbre pour reprendre ce livre ! C’est malin…

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La série a une photo absolument somptueuse, des lumières disposées pile là où il faut, il y a une grande sobriété dans la réalisation, et les acteurs jouent très bien… Vraiment, c’est un gros coup de coeur ! Je n’ai pas vu le dernier épisode du Cuckoo, donc je ne connais pas le coupable, mais c’est addictif ! (et ça me donne une furieuse envie de replonger dans HP, ahem…)

Bref, pas tellement de lecture, je vais essayer de me requinquer après le repas (qui cuit, oui le dimanche on est à la cool) avec un jeunesse avec Apolline ! Je l’ai déjà lu, mais je voulais me le remettre en tête avant une chronique.

Et chez vous, comment se passent les lectures ?

Dimanche soir

Chou blanc.. je n’ai rien lu d’autre ! Prise par les tâches ménagères, les corrections et le travail pour la classe, je me suis retrouvée juste à lire quelques pages le soir avant de sombrer dans le sommeil telle Aurore (avec le prince charmant qui me porte dans le lit en bonus)

Au total : un total de 102 pages… Hum hum !

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Apolline et le fantôme de l’école, Chris Riddell

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Connaissez-vous Apolline ? Cette petite fille qui vit dans un appartement du Poivrier (c’est le nom de son immeuble) en compagnie de M. Munroe, son meilleur ami (très) poilu venu des fjords de Norvège, aime beaucoup les énigmes et est une experte du déguisement.

Seulement voilà, sa rencontre avec Cécilie Forbes-Lawrence, 3ème du nom et qui va à l’école Alice B. Dupont, l’école pour trouver son talent, va la pousser à quitter son quotidien pour aller étudier dans cette drôle d’école.

Sur place, Apolline n’a pas le temps de s’ennuyer, entre les rencontres avec ses camarades et les cours… sans parler des drôles de phénomènes qui font penser que l’école est hantée ! Un mystère qu’Apolline s’empressera de chercher à résoudre…

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J’avais déjà lu il y a longtemps le premier tome de la série d’Apolline et en gardais un bon souvenir, mais ce roman est un véritable coup de cœur ! C’est tellement frais, drôle et imaginatif.
Je connaissais le talent d’illustrateur de Chris Riddell depuis mon adolescence mais plus dans des histoires de fantasy avec  les chroniques du bout du monde et dans Apolline, celles-ci sont un régal où on peut observer de nombreux détails qui apportent un véritable plus à l’histoire. Le petit détail que j’aime également beaucoup est que chaque tome est teinté d’une seule couleur dominante en plus du noir et blanc, que l’on retrouve sur la couverture… ici, il s’agit donc du bleu.

Et au final, un bien joli message sur l’amitié passe au travers du personnage de M. Munroe (mon préféré !) qui sous sa montagne de poils cache un coeur gros comme ça.

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J’ai étudié ce roman en classe avec mes CE2 et ils ont adoré ce roman pour son inventivité et son humour. Beaucoup se sont passionnés pour la suite des aventures d’Apolline ainsi que pour les autres romans illustrés de Chris Riddell. Les illustrations font qu’on ne voit pas passer les pages et le livre se lit très facilement, ce qui peut être un argument pour les enfants facilement rebutés par l’épaisseur d’un livre…

Que demander de plus quand on voit les enfants se plonger ainsi dans des romans ?

La série comporte d’autres tomes :

  • Apolline et le chat masqué
  • Apolline en mer
  • Apolline et le renard mauve

Et vous, les avez-vous lus ?

Miam Miam !

Recette : salade épinards, fraises, chèvre et pistaches

Bonjour à tous,

Les vacances se terminent chez nous… c’est passé vite encore non ? Surtout que je suis partie loin sous le soleil de Cuba et j’ai encore un peu de sable dans les chaussures et la tête dans les nuages… Mais aussi le cœur gonflé de beaux souvenirs et bien reposée, prête pour attaquer cette fin d’année ! (enfin je sens que la préparation du spectacle de fin d’année va être houleuse et les problèmes ne tarderont pas à revenir (sérieusement, y-a-t-il des spectacles de fin d’année qui ne se terminent pas en pugilat ? Je commence à croire que cette pratique devrait être interdite par la sécurité sociale)).

L’hiver est définitivement derrière nous, et la période actuelle est une de mes préférées pour les nouveaux fruits et légumes que l’on trouve sur les étals. J’ai passé pas mal de temps à préparer des plats simples mais remplis de légumes verts depuis mon retour (on n’a pratiquement mangé que du poisson, du poulet, du riz et des oeufs à Cuba alors ça me manquait !) (bon de la langouste aussi et des fruits exotiques, on a bien mangé mais je rêvais de salades et de gaspachos).

Je vous propose donc aujourd’hui une recette de salade de saison testée et approuvée, facile à faire et délicieuse ! Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas posté un dimanche, jour où la brigade des gourmandises de Syl est en cuisine depuis maintenant bien longtemps. Bon, elles sont au Japon niveau culinaire… Je ne suis pas trop en phase, mais j’ai l’habitude :o)

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Les ingrédients (pour 4)

  • 12 grosses fraises (on a pris des garriguettes et mis toute la barquette)
  • 150g de jeunes pousses d’épinards
  • 80g de fromage de chèvre frais (j’ai pris du Petit Billy)
  • 2 tomates (facultatif)
  • un sachet de pistaches grillées (la recette proposait des noix de pécan mais les pistaches vont mieux avec les fraises pour mes papilles 🙂 )
  • huile d’olive et vinaigre balsamique

Lavez et essorez les pousses d’épinards. Rincez, séchez et équeutez les fraises puis coupez-les en morceaux. Émiettez le fromage de chèvre. Mettez l’ensemble dans un saladier.

Versez les pistaches et la vinaigrette. Servez ! Rapide, non ?

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Les fraises dans des salades salées, je n’avais que peu tenté, mais ça se marie à merveille avec le chèvre frais et les pistaches. Le saladier n’a pas fait long feu…

Bon la photo est tout sauf photogénique… Je la laisse, mais avec la sauce et le tout mélangé, ça ne ressemble plus à grand chose. Pourtant c’était bon !

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My absolute darling, Gabriel Tallent

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A  quatorze ans, Turtle Alveston arpente les bois de la côte nord de la Californie avec un fusil et un pistolet pour seuls compagnons. Elle trouve refuge sur les plages et les îlots rocheux qu’elle parcourt sur des kilomètres. Mais si le monde extérieur s’ouvre à elle dans toute son immensité, son univers familial est étroit et menaçant : Turtle a grandi seule, sous la coupe d’un père charismatique et abusif. Sa vie sociale est confinée au collège, et elle repousse quiconque essaye de percer sa carapace. Jusqu’au jour où elle rencontre Jacob, un lycéen blagueur qu’elle intrigue et fascine à la fois. Poussée par cette amitié naissante, Turtle décide alors d’échapper à son père et plonge dans une aventure sans retour où elle mettra en jeu sa liberté et sa survie.

 

My Absolute Darling a été le livre phénomène de l’année 2017 aux États-Unis. Ce roman inoubliable sur le combat d’une jeune fille pour devenir elle-même et sauver son âme marque la naissance d’un nouvel auteur au talent prodigieux.

 

Quand un roman est annoncé comme l’incontournable du moment, comme une tornade qui ne vous laissera pas indemne… il y a toujours un phénomène de méfiance.

Et si on était déçu? Et si, a force de trop en attendre, on pourrait passer à côté du livre ?

Ce sont les pensées que j’avais en tête quand j’ai entamé My absolute darling. Et puis très vite, j’ai oublié ces pensées, tout simplement parce que j’étais trop occupée à dévorer ce roman.

Immédiatement, on se sent embarqué dans l’atmosphère sombre et humide de la maison de Turtle et Martin. L’écriture de Tallent est un tour de force pour nous faire sentir par ses descriptions l’odeur du mucus sous les bois, de la moisissure dans la maison sombre infestée de rats. On entend le ressac de l’océan et on perçoit la chaleur des rayons de soleil qui jouent entre les herbes du jardin. Avec un vocabulaire incroyable (chaque élément naturel, chaque sensation trouve le mot juste, qui le décrit parfaitement) et un style qui l’est tout autant, l’auteur fait de chaque ligne un instant de pur bonheur de lecteur.

Et pourtant, du bonheur, c’est bien le dernier sentiment que l’on est censé ressentir. Un bonheur littéraire, dira-t-on. Car pour le reste, on est happé, pétrifié, horrifié et émerveillé en même temps face à la force d’un récit qui semble nous cracher a la figure en permanence, laissant un instant de répit où l’on veut croire que le pire est passé.

Turtle, elle, est moins naïve et à chaque fois, sait que ce n’est qu’une illusion de calme, avant que l’on soit ballottés avec elle comme par les marées des humeurs de son père. Immense, tempêtueux, imprévisible tel l’océan situé non loin de leur maison… insaisissable aussi, tel est Martin que l’on voit a travers les yeux de sa fille qui l’adore tout en le détestant. Une fille qui enregistre les événements mais parfois sans comprendre leur signification. Le lecteur ne peut qu’assister impuissant a l’enchaînement des événements. On a envie de crier à Turtle de faire quelque chose, de saisir les mains tendues pour l’aider à sortir de cet enfer. Mais c’est la aussi le réel talent de l’auteur : on parvient à saisir tout ce qu’une relation de ce type a d’insidieux et de néfaste, en faisant de la victime son propre bourreau. Pour Turtle, seul compte l’amour absolu de Martin, celui qu’il lui proclame pour achever la toile qu’il a tissée autour d’elle.

Un roman implacable, magnifique dans son écriture et dans la cruauté des événements qui assaillent l’héroïne. On reste longtemps médusé devant la force de ce personnage. C’est une histoire qui continuera son chemin dans mes souvenirs de lecture, j’en suis persuadée.

Encore une pépite découverte par ma maison d’édition chouchou, Gallmeister, que je remercie chaleureusement pour la découverte, ainsi que Léa du Picabo River Book Club.

blablabla

Hiberner, et revenir

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Eh bien, je dois dire que la pause a été plus longue que prévu par ici…

Il faut croire que cela était nécessaire. Les journées sont passées à toute allure : la classe de neige, le retour dans le bain du train-train quotidien, de l’école, les soirées pizza / raclette / canap’ / Netflix au chaud, les nouvelles vacances (où je suis repartie au ski ! et aussi en Bretagne…), la reprise… Préparer les weekends entre amis, les futures vacances (oui je sais on dirait que je passe ma vie partie, les mauvaises langues diront que les profs passent leur temps en vacances…), mais surtout la classe… Paris sous la neige, les projets photo, la vie qui s’écoule.

Aujourd’hui a été un des premiers jours de retour du beau temps. Un rayon de soleil, sortir en veste et non en gros manteau (avec  sous-couches quand il faisait tellement froid (les habits pour le ski anti-froid = meilleur investissement de cet hiver), se balader avec une amie le long du canal, voir les gens aux terrasses, faire des projets. J’adore quand on sent toute l’énergie qui revient, les fourmis dans les doigts, Paris qui renait à cette saison.

Cette année, j’ai vraiment pris le temps d’hiberner, bien au chaud dans mon cocon avec lui. J’ai repris le goût de la cuisine, tenté de préparer de plus en plus de repas maison pour éviter le tout préparé rapide. On a regardé énormément de séries, on est un peu allés au cinéma. J’ai délaissé la lecture (un peu) et internet (beaucoup).

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Le temps passe, bientôt un passage de dizaine qui s’annonce et s’est retrouvé accompagné d’un temps de réflexion sur de nombreuses choses. Mon amie A. m’a dit en riant que l’hiver est toujours le moment rituel où je remets les choses en question. Ce temps de latence, où les choses mûrissent doucement est sûrement nécessaire à mon équilibre. Puis vient le printemps, et avec lui l’énergie, les projets se créent, et lorsque l’été éclate, je me lance.

Alors les jours ont passé, et puis un jour je me suis rendu compte que cela faisait un moment que je n’étais pas venue par ici. Que cela m’avait manqué. Alors je reviens doucement, sur la pointe des pieds. En ce moment, je n’éprouve plus le même besoin de venir par ici. Ma tête et mon coeur ont été bien occupés. Il faut déblayer, faire de la place à une personne qui chaque jour prend un peu plus de place, pour prendre la place, presque toute la place. Il y a eu de la peur, du stress, sans doute en anticipant le moment où le bonheur s’en irait, vite, toujours trop vite, et puis à un moment, le fait qu’il n’y avait plus de retour en arrière possible, alors on plonge dans le vide, et puis on verra. C’est plutôt chouette, en fait. Je me rappelle des moments où je pensais ne plus jamais revivre cela.

Enfin laisser derrière soi des bouts d’amertume qui collaient à mes semelles, enfin apprécier la douceur d’une certaine tranquillité qui peu à peu fait son nid. Je me rends compte à quel point cela est lent, mais cela ne fait rien. Je ne suis pas, je ne suis plus pressée.

Il faisait encore il y a peu si froid, le printemps arrive à pas de velours. Qu’il ne se presse pas trop, le temps poursuit si vite sa course folle. J’ai envie de savourer chaque seconde, chaque instant, les fleurs de cerisier qui apparaissent, le soleil qui éblouit le matin quand je sors, les premiers fruits printaniers, ces enfants qui continuent de grandir et qui se rapprochent dangereusement de ma petite taille, les moments à venir avec les amis, mais aussi les échanges avec vous. Tout cela est trop précieux pour perdre du temps à regarder ailleurs.

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2018

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2018, bienvenue.

2018 qui a éclipsé 2017, la parfois chouette et parfois pas si chouette, 2017 avec son cortège de désillusions et qui fut quand même marquée par une certaine mélancolie.

Je n’aime pas les bilans, tout ranger dans des cases, ça déborde toujours de partout, mais j’aime bien me retourner et continuer d’avancer en emportant avec moi ce qui vaut le coup du passé.

2017, ce fut une belle année, de belles rencontres, de beaux moments avec les amis et la garantie que leur amitié reste inébranlable (une découverte / confirmation à laquelle on se raccroche parfois), de doux moments, ma titularisation que j’attendais depuis longtemps, cette nouvelle expérience dans cette école où je peux construire sur du plus long terme, toujours des moments précieux avec les enfants qui grandissent et progressent, un déménagement dans un nouvel appart tout beau tout propre, pour une sorte de nouveau départ.

Mais 2017 ce fut aussi une relation extrêmement toxique au travail, de nombreux pleurs, une dispute avec un de mes amis les plus proches, des envahisseurs à ailes, plumes et gants, des vacances gâchées par les soucis, apprendre encore plus à me débrouiller toute seule parce qu’après tout, personne d’autre ne le fera, des déceptions parce qu’il m’arrive encore trop souvent de croire de belles paroles, le retour de l’ex dans mon entourage qui m’a amenée à prendre une décision encore douloureuse, celle de couper avec mon club photo , ce qui couplé avec le vol de mes appareils photo m’a éloignée de cet art qui m’est pourtant devenu vital. Je me suis rendu compte que ces derniers mois, j’avais perdu l’habitude de découvrir de nouveaux groupes de musique, d’écrire, de créer. C’est comme si une part de moi s’était éteinte. En 2017, j’ai aussi fini par couper les ponts dans des relations qui ne m’apportaient rien de positif. C’était nécessaire mais cela ne s’est pas fait sans douleur. Un mal pour un bien, comme on dit.

Après une pause salvatrice en Bretagne à Noël, je suis rentrée et j’ai retrouvé la BO de La La Land qui avait tant marqué les premiers mois de 2017. Je me suis souvenu de l’espoir d’alors, de cet élan d’énergie incroyable que je ressentais en me disant que tout irait mieux.

2017 a été sacrement décevante sur ce point. Parfois, on croit avancer, on se dit qu’on fait du sur place et on finit par se persuader qu’on fait des retours en arrière.

Quelques jours avant, j’ai parlé au téléphone avec M. que je n’ai pas vu depuis plusieurs mois. La première chose qu’il m’a dite était qu’on entendait ma bonne humeur rien que dans un bonjour. Après des mois à me dire que je traînais partout ma mauvaise humeur, je me suis rappelé que ce n’est pas tout à fait moi. Et qu’être de bonne humeur semble une évidence avec certains quand elle parait si difficile avec d’autres. Peut-être bien qu’il importe alors de ne pas l’oublier, et que certaines personnes en valent plus la peine que d’autres : celles qui donnent du sourire dans ta voix, et que tu t’évertues à faire rire juste pour apercevoir des étincelles dans leurs yeux. Peut-être que j’ai un peu oublié cela en 2017.

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2017 fut une année de transition, certainement, après le chaos de 2016. Le ralentissement du rythme n’a pas toujours été facile, car j’étais habituée à cette adrénaline qui parfois m’a manquée. La perspective de changer de décennie lors de mon anniversaire m’a beaucoup minée, alors qu’au fond, tout ce temps passé à se faire du mouron est bien inutile. Pourquoi s’en faire pour quelque chose qui de toute manière se produira ?

Je ne sais pas de quoi demain sera fait. Voilà plusieurs années que j’ai perdu la conviction que tout s’arrangera comme par magie, avec la nouvelle année. Le bonheur se construit au jour le jour en contemplant les petits plaisirs, mais aussi en se donnant les moyens de faire ce qui nous plait. En 2017 encore, je n’ai souvent pas osé. J’espère que 2018 sera plus riche de ce côté. En 2017, j’ai aussi lu beaucoup de négativité sur les réseaux sociaux, j’ai regardé ma vie d’un air parfois trop dur en voyant ce qu’elle paraissait être chez les autres sur instagram.

Elle commence de toute manière avec de beaux projets : un weekend à Lyon pour l’anniversaire d’A., une classe de neige avec mes petits CE2, un weekend à St Malo avec la bande pour l’anniversaire de ma chère M. (bisou si tu passes par là !), et un beau voyage à Cuba avec A. (il y a beaucoup de A. dans les noms d’amis !) qui promet d’être inoubliable. Ainsi que de nombreux projets à créer. Cette année, nous serons souvent dans les retrouvailles et les weekends entre copains pour fêter nos 30 ans. La valse a commencé et elle permet de nous dire à mi-mots à quel point l’amour et l’amitié comptent plus que tout.

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2018 a commencé tout doucement, et ça fait du bien. De me lancer dans des projets, de réorganiser mon appart, de continuer de me forcer à jeter, trier mes affaires pour ne pas être trop encombrée. De me lover dans des soirées bons petits plats – séries / films avec lui. De voir les copains, pour le concert de D., de pleurer un peu parfois en l’entendant chanter parce que c’est beau, de se réjouir des moments qu’on passe ensemble. De voir que ça s’arrange petit à petit avec F. De commencer à tisser des liens complices avec les collègues.

De retrouver de vieilles photos pour les anniversaires et se dire que tout de même, on en a passé de bons moments ensemble. De passer du temps avec mes parents, en savourant. De savoir que les jours rallongent, que les beaux jours ne sont pas encore là mais qu’ils sont à venir. De manger les chocolats offerts par mes élèves chéris devant Gilmore Girls avec du thé. De paresser dans le lit le mercredi matin dans l’appart ensoleillé de Garçon Choupi, puis de marcher dans l’air frais en passant devant les cafés, les boutiques, les murs chargés de street art du quartier. De sourire parfois, pour rien, à un enfant qui me fait des sourires dans le train, parce que je retrouve une chanson oubliée, parce que ça sent bon le poulet rôti quand je passe devant le boucher, en recevant des textos des copains.

En 2018, je ne peux que nous souhaiter de merveilleux souvenirs à venir, d’oublier les chagrins et les soucis, du beau et de l’inutile, parfois, des paillettes dans le cœur et dans les yeux, des levers de soleil, des moments que nous voudrons arrêter pour l’éternité, de réussir à vivre avec nos imperfections et nos doutes, de la joie et surtout beaucoup d’amour et des rêves à n’en plus finir.

Je vous dis à très bientôt, en attendant, j’ai mon sac à finir avant de partir demain matin pour les pistes enneigées. Une nouvelle aventure, que c’est bon de commencer une année en se lançant dans quelque chose qu’on n’avait jamais fait.

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