blablabla·Paris

Friday I’m in love*

* Bande-son avec une chanson à peu près parfaite

Vendredi soir, mon moment préféré de la semaine.

Un verre et un resto avec les copines, le bonheur de se raconter nos petites vies autour d’un excellent okonomiyaki.

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La soirée s’est terminée tôt, j’avais hâte de pouvoir profiter de mon lit chaud qui m’attendait. A Opéra, je les ai laissées, et au lieu de prendre le métro, j’ai marché. Je prends de moins en moins le métro (c’est aussi pour ça que mon rythme de lecture a chuté drastiquement), je ressens un besoin impérieux de marcher, des distances de plus en plus longues, depuis ces derniers mois.

J’ai pris les grands boulevards, où s’alignent bars, pubs, cinémas. J’ai marché en souriant, le ventre bien plein, en pensant que dans une semaine, il serait rentré. J’ai marché, j’ai croisé les cuistots en pause, les gens qui riaient dans la rue, un joggueur perdu dans la foule des fêtards. Il faisait froid, mais un froid revigorant qui fait du bien, et puis il y avait de la chaleur dans cette vie qui bouillonnait. Il y avait ce gars complètement ivre qui se regardait chanter dans un miroir et toute la rue qui pouffait en le regardant faire. Il y avait les groupes qui n’avançaient à rien car il y avait toujours quelqu’un derrière, qui s’arrêtait. Et au milieu de tout ce monde, je ressentais ce que j’aime dans Paris, cet anonymat particulier que seule la foule procure. Je me sens si bien, à ma place, quand je marche au milieu de la foule tourbillonnante.

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C’était Paris, le Paris que j’aime, les vendredis soirs qui continuent malgré l’horreur passée, les gens qui sont toujours là, le besoin urgent de vivre chaque instant avec intensité, parce que vendredi soir, ça n’arrive qu’une fois dans la semaine après tout.
Il y avait les kebabs encore ouverts, les bars PMU dont la population change radicalement par rapport au haut de la rue, tous ces gens qui font la nuit parisienne, et puis je remontais la rue en écoutant ma musique, en pensant à lui, lui, lui en boucle dans ma tête et dans mon coeur depuis un mois. Je pensais à ce qu’on s’était dit avec les amis, qu’il était plus que jamais temps de vivre, d’aimer, de se serrer fort, et je pensais à lui, qui sans qu’on le sache, n’était pas loin, et songeait la même chose à ce moment là, avant qu’on ne se rencontre, je pensais à lui, et j’étais si pressée qu’il rentre, de me sentir en vie en le serrant contre moi.

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Je pensais que ça y est, c’est chez moi, ici, je me retrouve dans les rues qui m’entourent, que j’ai photographiées, ces escaliers que j’aime dévaler, comme si j’allais m’envoler, surtout le matin quand ils sont inondés de soleil, ces escaliers descendus dans une danse comme si j’étais dans un film ce matin-là où je suis allée le retrouver pour la première fois, un froid matin de fin décembre.

Les souvenirs qui s’amoncèlent, l’endroit où mon portable est tombé parce que j’étais trop pressée de le retrouver, la rue derrière qui sent toujours la pina colada, le pas de ma porte devant lequel les habitués du bar d’à côté sont presque toujours là, cet endroit où il m’a embrassée, pour la première fois après m’avoir raccompagnée un soir après avoir parcouru Paris à pied, un instant parfait. Cet endroit par lequel je passe chaque matin et chaque soir, en oubliant presque ces doux moments, et puis parfois les souvenirs remontent et j’ai le coeur qui palpite d’émotion.

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Je marchais et je pensais à mon lit vers lequel je me hâtais doucement, à la perspective de tous ces moments à venir mais qui existaient déjà un petit peu, le sommeil, un baiser, un doux week end, une séance de cinéma, un bouquet de fleurs acheté au marché.

Des moments pas encore nés mais qui avaient déjà un peu le goût du présent, le goût du bonheur.

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8 réflexions au sujet de « Friday I’m in love* »

  1. Voilà un article qui ravive ma nostalgie de Paris… toute cette ambiance me manque terriblement! Moi aussi j’aimais marcher dans la ville. Souvent je partais sans but précis, me laissant seulement guider par mes pas, et j’en prenais plein les yeux et le cœur.
    Paris est réellement magique, et unique, et rien ne changera ça.

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  2. Je suis heureuse de te voir de nouveau amoureuse et heureuse, prête à tourner l’autre page ;0) J’aime ta façon de parler de Paris, c’est l’esprit Paris, celui que j’aime :0) Je t’embrasse très fort Touloulou et te souhaite un bon mercredi !!

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