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And you’re gonna hear me roar

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Voilà, si vous n’avez pas déjà lu la nouvelle sur les réseaux sociaux sur lesquels je l’ai crié : JE SUIS ADMISE AU CRPE DE PARIS !

Et en plus je suis très contente de mes notes, parce que les oraux ont vraiment bien marché.

Au dela du simple bonheur (qui est pourtant déjà considérable) d’avoir ce concours, il a une saveur si particulière cette année : parce que ce fut une année éprouvante, où j’ai eu l’impression de tout perdre, et de devoir tout reconstruire. Parce que tout ce qu’on m’a pris, j’ai appris à le reconquérir, étape par étape. Parce que déjà en septembre, je disais que rien n’allait, mais que bientôt, « you’re gonna hear me roar » comme dans la chanson de Katy Perry que j’ai écouté en boucle comme un mantra, cette année, et puis avant chaque épreuve, pour ne pas oublier pourquoi ça vaut le coup de se battre. Parce que j’ai appris cette année que c’est dans l’adversité qu’on construit sa force, et j’y ai laissé quelques plumes au passage, mais que ça vaut le coup pour le sentiment que cela apporte. « I earned my stripes, I got from zero to my own hero », comme le dit Katy.

Parce qu’il y a eu tous ces gens aussi, qui ont été là, dans les mauvais moments, qui ont cru quand je ne croyais pas et que je hurlais que de toute façon, c’était peine perdue. Ils étaient là, et ils ont été là, cette semaine, quand je leur ai dit, et c’est si précieux de penser à tous ces gens, qui ont été là, tout au long de cette année.

Il y a tant de choses à dire, les textos reçus les jours des épreuves pour me dire qu’on pensait à moi, mon coloc qui m’envoie une capture d’écran qui m’a fait rire aux larmes dès l’annonce des résultats, mes collègues qui m’ont prise dans leurs bras en criant à 17h quand je venais de voir le résultat, les messages qui disent « tu le mérites tellement », ma maman en voyage aux USA qui avait frotté frénétiquement les chaussures de la statue de John Harvard à la fameuse université pour me porter chance et qui m’a dit que « ça servait bien de cirer les pompes d’Harvard ! », et puis ce petit pin’s de Mickey l’apprenti sorcier, qui date de mon enfance, cette oeuvre que je regardais en boucle dans Fantasia et qui m’a porté chance, ce pin’s que j’ai retrouvé et accroché sur ma veste, avec les visages de Rimbaud et Bowie, pour garder la chance près du coeur.

Je ne réalise pas encore complètement, prise dans la fin d’année de l’école et tout le reste. Il me faudra encore quelques jours pour redescendre, sans doute.

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Image : The White deer

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4 réflexions au sujet de « And you’re gonna hear me roar »

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