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Blog en vacances

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Le rythme ralentit… Pas le mien, car je suis plutôt occupée, actuellement, entre les pique-niques entre amis et autres réjouissances, et surtout la préparation du départ pour San Francisco… départ jeudi et les préparatifs me rendent folle de joie !! Quel bonheur de réserver des motels dans le désert et des emplacements de camping au coeur de Yosemite… et il y a tant d’autres choses qui s’annoncent formidables !

Alors je vous souhaite un bel été et vous dis à bientôt !

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(photos trouvées sur pinterest)

ailleurs

Montréal, partie 1 : graffitis, jolis coins et bouffons !

On a évidemment le coeur lourd… Et puis je sais que maintenant, je ne peux plus faire autrement que me replier un peu sur mon bonheur… Savourer la chance d’être en vie, d’avoir autour de moi ceux que j’aime, et de savoir que je vais continuer à rencontrer des êtres avec qui je vais partager bien des choses… Tout en ayant une pensée profonde pour les victimes de ces 2 derniers jours, et pour tous ceux qui les pleureront.

L’été dernier, j’étais partie à Montréal et avais commencé à vous montrer mon voyage… Et puis le tourbillon de l’année, a fait que. C’était une période un peu compliquée, c’était un voyage en mi-teinte, pourtant quel endroit magnifique !

Alors je ne résiste pas au plaisir de vous remontrer les photos publiées sur mon ancien blog (en version enrichie !), avant de préparer la suite des souvenirs du voyage…

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J’ai passé 15 jours là-bas, principalement à Montréal. J’y étais déjà allée il y a (pile !) vingt ans, et c’est un voyage qui m’avait marquée, mais finalement, Montréal ne m’avait pas laissé tant de souvenirs, car je n’ai rien reconnu !

Je n’ai pas vraiment visité Montréal comme j’ai l’habitude en partant en vacances… En suivant un guide, en visitant tous les must haves de la ville. Au lieu de ça, j’ai pris du temps pour me balader, lire dans les parcs, les cafés… J’ai aussi finalement vu beaucoup de gens, les amis de mes amies qui vivent dans cette ville, leurs collègues… Rencontrer autant de québécois était formidable, ce n’était finalement pas véritablement du tourisme, plus une immersion dans la ville.

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Montréal m’est apparue comme une ville jeune, hyper dynamique (en été, il se passe des milliards de choses), pas figée dans son histoire… Il y a un mélange très étonnant entre ville américaine à gratte-ciels et charmant village dans certains coins.

On peut être rue Sainte Catherine pour « magasiner » comme on dit là-bas, et tourner dans une rue perpendiculaire et se retrouver soudain dans un coin désert, avec des terrains aux herbes hautes et des graffitis à ne plus savoir où donner de la tête.
Cela peut être un peu déstabilisant pour nous autres européens, mais c’est en même temps enthousiasmant. C’est une ville qui bouge, qui se transforme, qui vit.

Plongée en photo dans ce que j’ai perçu comme le Montréal off… Rempli de graffitis !

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Le quartier dont on entend parler quand on va là bas, c’est « le plateau »… Sorte de petit village, c’est LE repère des français. C’est simple, quand on rencontre un français vivant à Montréal, 90% de chances sont qu’il vive sur le plateau… Sauf que ce n’est pas le cas de ma copine A., ce qui fait que j’ai plus arpenté son quartier anglophone, à l’ouest de la ville, que le plateau.

En été, la verdure, les grands arbres et les belles maisons avec leurs escaliers en fer forgé sont très reposants et permettent de trouver un peu la fraicheur (et de croiser un écureuil au passage ! Ils sont partout)… Car il faisait très chaud ! Un petit smoothie aux fruits frais et ça repart.

Au passage, si vous allez à Montréal, je vous recommande la chaine Juliette et chocolat qui fait de somptueux desserts !

Quand je suis allée à Montréal, il y avait le festival « Bouffons » (ce titre me fait rire, on ne verrait pas trop ça en France !), et ça a été l’occasion dès mon premier jour de tester… La poutine !! Et pas n’importe quelle poutine, puisque c’était une poutine au foie gras.

Alors qu’est-ce qu’il y a dans la poutine ? Des frites, des morceaux de cheddar et une sorte de sauce brune versée par dessus, assez indescriptible. Et dans le cas de celle que j’ai goutée, également du foie gras qui avait fondu aussi !

Verdict ? C’était super bon ! Bien qu’un peu écoeurant sur la fin…

Dans les curiosités culinaires québécoises, quand je suis arrivée, la grand info du moment était… La création d’un lobster roll chez Subway ! Oui, on est en Amérique, il y a un côté malbouffe auquel on n’échappe pas toujours… J’ai donc testé rapidement quand A. en a pris un et verdict : c’est un peu un crime de noyer du homard sous une couche de mayonnaise sucrée, donc pas trop pour moi…

Sinon, on a bien mangé, je vous rassure ! Nous avons testé beaucoup de restos asiatiques (coréen, cambodgien…), et même un resto végétarien buffet délicieux avec M., qui a été une aide précieuse, en faisant la guide et nous emmenant dans ce genre de petites adresses méconnues mais très bonnes. Le coréen était sur une terrasse dehors, avec une déco ambiance guinguette… Que peut-on rêver de mieux ?

 

La suite au prochain épisode !

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This is happening

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Pendant les longs mois d’hiver et de coups durs, je me rattachais à ce fantasme, d’aller cet été dans un des endroits qui me faisaient le plus rêver au monde.

Je m’imaginais sur la route, comme mes héros de Kerouac, dont j’ai mangé les aventures jusqu’à plus soif, aller dans la librairie préférée de Ginsberg.

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Photo : Théo Gosselin

Je rêvais de me retrouver face à moi-même, de pouvoir enfin prendre du recul après cette année.

Et puis l’année est passée, et puis je n’osais y croire tant que ça serait sûr, mais voilà, c’est bon, j’ai mes billets.

Je pars à San Francisco deux semaines ! Et le mieux est que Coloc m’y rejoint, et qu’on prendra la route pour longer la côte, aller à l’aventure. On fêtera même son anniversaire là-bas.

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Je vous laisse, je pars hyperventiler d’excitation un peu plus loin.

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blablabla

Les petites et les grandes victoires

Il y a de petites victoires. Regarder une série que je me refusais à voir pendant un an. Voir les jours se rapprocher de la date anniversaire fatidique, et serrer les dents en attendant que ça passe. Envoyer un texto pour donner mes résultats de concours, parce que c’était important, et en même temps pour dire qu’il faut couper tout contact, définitivement. Ouvrir la fenêtre le soir quand la douceur de l’air et le coucher de soleil montrent Paris sous son meilleur jour et se rappeler de quand c’était la même chose en septembre, et pourtant, tout a changé.

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J’ai essayé, maintes et maintes fois de capturer en photographie l’incroyable beauté de Paris qui s’assoupit le soir par ma fenêtre, quand retentit un silence voluptueux, parfois troublé par quelques éclats de rire ou une voix. Je crois que c’est pour ça que je prenais inlassablement la vue de ma fenêtre en photo quand je suis arrivée dans cet appartement, pour tenter de capturer cela, alors qu’aucune photo n’a jamais rendu grâce à la perfection de ces instants. J’étais si meurtrie à l’époque, et c’est la seule chose que j’ai prise en photo pendant deux mois. C’était la chose qui me rappelait qu’il y a tant de beauté de par le monde, et que je ne tarderais pas à la revoir malgré mes yeux embrumés de chagrin.

Jeudi soir, je suis rentrée, et en voyant Notre Dame dans un halo de lumière, en songeant que c’était l’une des dernières fois que je traversais le jardin des plantes et ce pont en sortant de l’école, et puis en étant frappée par la beauté de cette ville, de ma ville, j’en ai eu les larmes aux yeux. J’ai dit au revoir à mes élèves le lendemain, et je n’arrive pas à croire que ces 24 êtres humains avec qui j’ai vécu non stop pendant un an ne feront plus jamais partie de ma vie. Après avoir reçu quantité de bisous et de cadeaux, je suis remontée, pour tout ranger. Cette classe, c’était la métaphore de cette année. Quand je suis arrivée, fin août, c’était le pire jour de ma vie, en retirant les draps des étagères, tout me tombait littéralement sur la tête, et j’ai eu un mal de chien à retourner les tables lourdes toute seule ; j’avais le sentiment que tout était insurmontable.

 

Et vendredi soir, quand on m’a dit de mettre toutes ces tables au centre, les unes sur les autres, j’ai repensé à ce mardi d’août, où j’avais trouvé la classe ainsi, j’ai pensé que je ne voulais pas la revoir dans une telle disposition. Mais il y avait un groupe de filles de CE2-CM1 qui sont venues, et en 10 minutes m’ont aidée à tout faire, tout en racontant leurs souvenirs de cp. Puis je leur ai offert le gâteau et les billes qui me restaient sur les bras, et nous sommes sorties en discutant de leurs rêves d’avenirs. Quand je suis repassée dans la classe, elle avait un air de cette salle d’aout 2015, et pourtant je ne voyais plus la même pièce, vide et poussiéreuse. Elle était toujours poussiéreuse (oh ça oui !) mais plus vide, car il y flottait encore l’air de tout ce que j’y avais vécu, et la vie de ces 25 personnes qui ont avancé côte à côte dans cette petite pièce pendant 9 mois y résonnait encore.

Voilà, c’était ça, cette année. Je suis arrivée seule, en luttant contre des éléments qui me semblaient insurmontables, et je suis ressortie en accomplissant les mêmes tâches sans effort, et cela parce que j’étais bien entourée. Quand je me retourne, je revois tous ceux qui ont été là. Je suis trop pudique pour leur dire que je n’y serais jamais arrivée sans eux, que je les aime, et sûrement aujourd’hui encore plus qu’hier, et encore moins que demain.

Je suis ravie de changer d’école, de commencer cette année en moyenne section de maternelle, et pourtant j’ai le coeur déchiré à l’idée de quitter mes collègues qui m’ont portée et avec qui on a partagé nos peines et nos joies toute cette année.

Voilà, je m’en doutais, que cette année si intense a eu bien des aspects négatifs, mais que par la même occasion, elle a été ponctuée de tellement d’événements forts, que tout sera différent quand je m’en irai, que c’est une étape de ma vie sur laquelle je ferme la porte. Et je n’ai pas encore envie de la fermer cette porte, car j’ai tant grandi, et tant évolué, au point de pleurer de bonheur en regardant Paris qui dort, maintenant, dans son drap bleu nuit, pleurer doucement l’instant qui s’en va, car on le sait, il ne reviendra pas, et tout continue de changer, éternellement. Et même si j’ai grandi, je ne suis pas encore assez sage pour ne pas m’attrister de dire au revoir à ce qui, bon ou mauvais, fut, et ne sera plus.

Je finis sur un ton triste, alors que cet article s’appelait les petites et les grandes victoires et que ce qui l’a provoqué était plutôt joyeux. Mais sans doute que les plus jolies choses que l’on peut vivre restent teintées de mélancolie, dans les coins. Un peu comme cette chanson que j’écoute souvent en ce moment, si gaie, et pourtant qui change radicalement de ton en version acoustique.