ailleurs·blablabla

Lumineux

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Cet été qui s’étire vers sa fin est passé bien trop vite…

Je ne suis pas triste, juste un petit peu. Je ne me plains pas, j’en ai tant profité.

Avant de refermer la porte de cette année scolaire (j’ai toujours vécu en années scolaires… J’étais sans doute destinée à être prof ! et remarqué que les étés ont souvent été porteurs de changements, qui font que les différentes périodes sont bel et bien matérialisées par des années scolaires), j’ai envie de me retourner une dernière fois, de regarder à nouveau le soleil qui a inondé cet été. Le printemps fut pluvieux, mais de cet été, je ne garderai que cette lumière éblouissante.

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Il y a eu les fêtes pour célébrer le concours. Il y a eu les sacro-saints pique-niques sur les quais (un été à Paris ne serait pas un été à Paris sans pique-nique sur les quais…), quand on est joyeusement joyeux le soir aux Buttes, A. qui poursuit D. une bouteille d’eau à la main, rencontrer la copine d’un ami qui semble si bien depuis qu’il est avec elle, les conversations non stop avec les copains sur messenger, les périodes passées à se voir tous les jours.

Il y a eu des surprises, les éclats de rires quand je raconte les derniers rebondissements. Il y a eu du YOLO, pas mal, et ça fait du bien. Il y a eu des épisodes de Gilmore Girls, la reprise de séries laissées de côté (parce que je les regardais avec lui), et le goût de satisfaction en sachant ce que ça veut dire, aussi. Il y a eu les matins calmes, à profiter de la matinée en buvant du thé et en écoutant les émissions musicales de France Inter (chaque année, j’adore la programmation estivale de cette radio). Il y a eu quelques cinés, au frais, avec du coca, pour oublier la chaleur.Il y a eu des petits déjeuners rillettes-café (les meilleurs !)

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Il y a eu ma chère A., en visite de Montréal, qui me manque si souvent, et que c’était bon de la revoir, de partager un resto, un brunch, un trajet avec une valise récalcitrante avec elle. Il y a eu des litres de gaspacho. Il y a eu un weekend incroyable en Bretagne, où en débarquant dans la maison d’A., nous découvrons que nous avons 24h pour trouver deux déguisements pour deux soirées, et une famille de doux dingues qui ne s’arrêtent jamais, de la bombarde en pleine nuit, une virée à la foirefouille mémorable, des dab sans s’arrêter, du déhanché sur Rihanna au petit dej’.

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Toute cette agitation a bien fatigué le chat Malo !

Il y a eu des soirées organisation du voyage à distance avec Coloc, l’expédition au Décathlon pour le départ. Il y a eu Beyoncé, en boucle, partout, tout le temps, parce que Beyoncé <3. Il y a eu des polaroids pour se rappeler des moments de fous rires, des selfies pas cadrés, et le réflex qui se reposait en prévision de son activité intense lors du voyage.

Il y a eu ce moment où j’ai dit au revoir à Garçon choupi, parce que c’est ainsi, et même si sur le coup, j’étais teintée de nostalgie et de mélancolie, parce que c’était dire au revoir à une période de ma vie, il faut avancer, et je ne regrette pas. Il y a les matins gris de pluie, ceux que j’aime tant en été, quand ils sont une coupure entre deux beaux jours. Il y a Alex Beaupain que j’écoute en marchant dans Paris, et c’est toujours si bon de parcourir ma ville à pieds.

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Il y a le plaisir de retrouver les amis, quand tu rentres, un weekend dans les pays de Loire avec vin et piscine au programme. Il y a les soirées improvisées, les photomatons gratuits dans le bar où quelques cocktails permettent de révéler des talents et de la photogénie, s’égosiller sur Notre Dame de Paris en fin de soirée. Il y a les skypes avec le Québec jusqu’à une heure avancée de la nuit en mangeant des dragibus et en faisant les updates sur nos vies. Il y a les parents qui me font rire, quand ils disent que je ne peux pas aller les voir en Bretagne « parce qu’on ne sait pas quand on rentre de vacances, la fin de la location est le 12, mais on a pas envie de rentrer ! », et cela fait plaisir de voir qu’ils profitent tant de leur retraite après les avoir vus malheureux dans leur travail pendant si longtemps.

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Et puis, il y a ce moment, où l’avion a décollé, où submergée par l’émotion, je me suis mise à pleurer. Parce que ça y était, ce moment que j’avais tant attendu, pour tirer un trait définitif sur cette année de transition. Je m’attendais peut-être à une révélation, une renaissance, en partant, je m’imaginais peut-être que je ne serais plus la même en rentrant. Je ne sais pas si c’est le cas, pas encore.
Ce que je sais, c’est que je suis partie à l’autre bout du monde, en devant me débrouiller seule (bon pour 3 jours seulement), que j’ai rencontré de nombreuses personnes incroyables qui ont illuminé mon séjour, parfois juste pour 10 minutes, mais elles sont tant précieuses, ces 10 minutes.

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J’ai vu des choses que je n’avais jamais vues dans ma vie, j’ai cru être sur la lune, j’ai respiré l’air du large de l’océan Pacifique, j’ai senti le soleil réchauffer ma peau, j’ai fait une randonnée de 7h (sans entrainement !) pour escalader une montagne et dominer toute la vallée de Yosemite, j’ai admiré les étoiles et la voie lactée la nuit la tête dans les pins, les couchers de soleils, j’ai dormi sous une tente en entendant un ruisseau couler paisiblement, j’ai été fatiguée, j’ai eu le souffle coupé, j’ai pleuré, j’ai ri, j’ai parfois eu peur, j’ai souri aux inconnus que je croisais dans la rue, j’ai chanté à tue-tête dans la voiture.

Et il y a lui, qui était là pendant tout cela, avec qui j’ai été émerveillée, décontenancée, agacée. Il y a eu des moments où nous nous sommes fâchés, il y a des blessures qui se rouvraient dans des moments inattendus. Et puis il y a ses mots qui consolent, qui attendrissent, qui font réfléchir. Il y a ce soir pour son anniversaire, dans la vallée de Yosemite, où nous avons savouré le plaisir simple de boire une bière sous les étoiles, en regardant l’album photo retraçant nos dix ans d’amitié que j’avais fait dans l’avion pour lui offrir.

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Il y a l’immensité sauvage du vaste monde devant tes pieds, et son goût incomparable quand tu partages cela avec un ami. Il y a cette main, le dernier soir, alors que tu t’endors et que tu te dis que ce sera bien étrange de quitter cette terre pour revenir dans ta vraie vie – qui alors semble être un songe irréel – et de ne plus passer chaque minute de tes journées avec lui, cette main qui prend la tienne, comme pour te dire sans mots que même si on ne sait pas de quoi demain sera fait, ça ira, car on est là, on se tient et je reste près de toi, quoiqu’il arrive, je ne lâcherai pas ta main.

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Et il y a les larmes, à nouveau qui surgissent quand l’avion a décollé de San Francisco. Parce que j’avais le coeur en miettes, de ne plus pouvoir être dépaysée chaque jour, que cette expérience incroyable se termine, mais surtout parce que j’avais compris que ce que je prenais pour la fin d’une chose n’était en réalité que la continuation d’une autre, de la vie, bouillonnante, lumineuse et rugissante.

Année 2016-2017, me voici !

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16 réflexions au sujet de « Lumineux »

  1. Que ce billet est inspirant !! j’adore l’énergie qui s’en dégage !! et les photos des USA, mamma mia , j’y suis retournée quelques minutes là, grâce à toi ! 🙂 Je te souhaite une belle, très belle nouvelle année scolaire, chère Touloulou 🙂 bisous!

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  2. bon je réagis en retard mais encore une fois je découvre ton blog que depuis peu et laisse des commentaires par ci par là. tu as dit tant de belles choses dans cet article et moi je retiens Alex beaupain. une blogueuse dont le blog s appelle la ligne 13 m a fait découvrir mon cher d Alex beaupain chantée par Clotilde hesme c ‘est magnifique mais attention très remuant…

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    1. Bonjour Myrtille, je redécouvre ces articles grâce à tes commentaires… Et puis du coup je veux te dire merci ! Merci pour ta visite, mais aussi parce que j’ai parfois des coups de blues, et que relire ce billet me rappelle qu’il vaut mieux s’émerveiller de la vie. Et puis merci pour cette info, j’écouterai mon cher. Alex Beaupain est toujours remuant, il y a des périodes où je ne l’écoute plus pour ne pas me mettre le moral en berne…

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