music is love

Ca tourne en boucle * octobre 2016 *

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J’ai découvert il y  a peu ce joli challenge mensuel sur le blog de Smells like Chick spirit, pour partager ce qu’on écoute… en boucle. Tous les 28 du mois, place à la musique ! Comme tous les goûts sont dans la nature blogo, ça m’arrive souvent de découvrir des chansons en en écoutant à droite et à gauche sur les blogs des copines. J’espère donc vous faire également découvrir de jolies choses !

J’écoute en permanence de la musique, en particulier dans les transports en commun ou quand je marche. L’une des pires choses qui puissent m’arriver dans ma journée, après les fois où je n’ai pas le temps de boire mon thé le matin (je suis irascible pour le reste de la journée quand ça arrive !) est d’ailleurs de ne plus avoir de batterie sur mon mp3. Pour éviter cela, j’ai en plus mon portable avec de la musique comme solution de secours… Ou sur lequel j’écoute mes playlists spotify dont je ne peux plus me passer.
Ce logiciel d’écoute un peu moins connu que Deezer possède un atout que je trouve génial : en se basant sur nos écoutes et nos goûts, il propose chaque semaine une playlist de 30 titres qui sont susceptibles de plaire. Eh bien, mes petits chats, cette playlist est devenue ma drogue, au point que chaque lundi, j’ai hâte de découvrir la sélection de la semaine (ça fait au moins une raison d’aimer le lundi). J’ai découvert de sublimes chansons, j’en ai redécouvert d’autres que j’avais oubliées…

Première sélection très « indé et pas très récent » 😀

Like a friend – Pulp

(clip ultra daté… Ne fuyez pas ! Au moins pour la petite danse de Jarvis Cocker)

Dans la catégorie des noms de groupes indé que j’ai vus maintes fois passer et auxquels je n’avais jamais prêté une oreille… Il y a aussi Pulp. C’est vite devenu une évidence, quand Spotify m’a tendu Do you remember the first time dans les bras. Et puis, comme j’avais l’air d’apprécier, une nouvelle chanson proposée un lundi, où j’écoutais distraitement ma playlist, en me lavant les dents. Quand j’ai entendu cette chanson incroyable, je me suis ruée pour voir son nom. J’aime beaucoup l’émotion de la voix du chanteur et cette mélodie incroyable. Sérieusement, j’ai envie de me réveiller tous les matins avec cette chanson. C’est le genre de chanson qui te donne envie d’aller courir sous la neige, de gambader dans les prés avec tes amis.Ouais, rien que ça.

That look you give that guy – Eels

Ca fait des années que j’aime Eels, mais j’étais passée à côté de cette chanson… Enfin à côté, on a tendance à l’entendre de temps en temps à la télévision et la musique.. Ca ne vous rappelle pas une autre chanson d’ailleurs ? 😉

Elle restera toujours associée à une jolie rencontre. Quand je l’entends, je repense à M, qui m’a tirée de la torpeur dans laquelle la douleur me plongeait, il y a un an, qui m’a poussée à faire des choses folles, que je n’étais pas destinée à rencontrer, et pourtant qui est devenu un ami, avec qui on a escaladé mon toit, fait des sorties photos, on est partis sur un coup de tête à la mer, et que je retrouve parfois pour raconter mes histoires autour d’un verre d’une bouteille de vin rouge

Age of consent – New Order

J’ai pendant longtemps eu un rejet des groupes des années 80 (Joy Division, les Smiths, The Cure…) New Order faisait partie de ces groupes que je n’écoutais pas. C’est la BO de Marie Antoinette qui m’a fait changer d’avis. Cette chanson, elle a un rythme entraînant, qui me donne envie de danser, partout, dans la rue, dans les escaliers quand je vais prendre le métro, un peu comme ça :

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He’s simple, he’s dumb, he’s the pilot – Grandaddy

And last but not least, une chanson que j’ai véritablement écoutée en boucle au moment de sa découverte. Grandaddy, encore un groupe que je connaissais de nom (la pochette de l’album de cette chanson, je l’ai d’ailleurs souvent vue quand je trainais ado chez mon disquaire fétiche à Rennes) (RIP Rennes Musique), mais je n’avais jamais pris la peine d’écouter…

Tu crois que la chanson a commencé, jusqu’à ce qu’elle s’arrête, et là elle commence vraiment. Et puis… Non je vous laisse la surprise.

Et vous, qu’est-ce qui tourne en boucle sur vos platines ?

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Non classé

Le bruit du monde

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Un peu de silence par ici… Il faut dire que je n’en peux plus du bruit. Le bruit en classe quand tu as l’impression que ça vire au chaos et que tu dois empêcher tout le monde de se taper dessus ou pleurer. Le bruit dans la rue, dans le métro, qui te fait sursauter – je ne supporte plus d’entendre des cris dans le métro.

Le bruit de toutes les discussions qui en ce moment finissent inévitablement par finir en drame, au point où ça en devient insupportable de devoir contrôler tout ce que tu dis. Depuis 15 jours, il y a un mini-drama qui explose tous les 3 jours en moyenne. Depuis ce temps, je ne rêve que d’une chose, d’aller sur une île déserte, où je n’aurai plus à m’inquiéter en permanence des conséquences de chaque action ou parole.

Et puis vous savez quoi ? Ma voix est partie. Pfuit, une grosse rhino et une journée en classe, et plus rien ne sort.

Alors si ça ne vous dérange pas, je vais partir me retrancher dans ma solitude (mais après je reviens !)

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littérature·music is love

How does it feel?

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Hier soir, en ouvrant Facebook, j’ai cru que Dylan était mort.

Après avoir passé 15mn allongée par terre dans le noir et en silence avec des enfants dont une qui disait qu’elle avait peur des méchants et qu’on pouvait mourir dans les attentats, mon ASEM qui partait en réunion et l’info qui m’était passée par dessus la tête, une inondation en fin de journée, bref une journée chaotique où j’ai perdu ma voix, je me suis dit que cette journée ressemblait un peu à la journée de la moisitude. Donc la mort de Dylan, en plus, ça faisait BEAUCOUP.

Sauf que ouf, Dylan n’est pas mort. Mieux, il a un prix Nobel. Il y en a peut-être que ça fait rire. Je ne sais pas, en fait je m’en moque un peu. Sauf que c’est un si grand artiste, et que j’aime bien l’idée qu’il soit reconnu en tant que tel.

Alors, ce soir, pour oublier la journée et qu’il me reste encore pleiiiin de choses à faire, je réécoute Bob. Il ne fait pas partie de ceux que j’écoute en boucle, et pourtant. Il y a tant de souvenirs qui remontent.

Il y a ces chansons que j’écoutais en boucle, quand je suis arrivée à Paris, Masters of war en parcourant les rues du 20ème. A hard rain’s a gonna fall, qui me subjuguait avec cette petite phrase : « So where have you been my blue-eyed sun? And who did you meet, my darling young one? »

Sauf qu’en fait, j’ai découvert ce soir qu’il disait « my blue-eyed son » et pas sun. J’adorais cette idée poétique, de parler à quelqu’un, quelqu’un qu’on adore plus que tout, au point de l’appeler son soleil aux yeux bleus. La réalité est décevante, parfois.

Bob, c’est aussi Like a rolling stone, qu’on a tant entendue. Un jour, j’entendais Maxime Leforestier parler à la radio de cette chanson, de toute la rage emplie dans cette question, qui appelle désespérément une réponse : « How does it feel? », et c’était comme si je n’avais entendu que du bruit jusque là, quand un diamant venait de surgir. Cette chanson parle des déracinés, qui ne savent pas quelle est la direction pour rentrer chez soi. C’est comme si toute l’abrupte réalité de la vie était enfermée dans ces quelques minutes de musique.

Et puis il y tambourine man, une si jolie berceuse. Et puis I want you, et on n’a jamais si simplement dit l’extase délicieuse du désir amoureux.

Et puis il y a toutes les autres, que je ne peux pas citer. Plonger dans Dylan, c’est s’enfoncer en sachant qu’il reste tant de couches encore à découvrir, et ça, ça rend plutôt heureux.