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Anniversaire de ville, anniversaire des champs

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[encore un billet qui date donc, de février, mais j’avais envie de le publier quand même].

Nous sommes en février, et ce mois-ci, cela fait 8 ans que je suis arrivée à Paris.

Huit années si remplies. J’ai passé un mois chez ma tante avant de trouver mon premier appartement et cet anniversaire ravive la tristesse de me dire qu’elle n’est plus parmi nous pour partager ces souvenirs – et tant d’autres.

Paris, très vite, ce fut les soirées de liberté, quand le temps est doux le long des berges de la Seine, les cafés parisiens, les lectures aux Buttes Chaumont, arpenter les rues pour prendre des photos, jouer les touristes dans certains quartiers, les soirées karaoke, discussions poétiques, parcourir la ville à 4h du matin et voir le soleil se lever à l’heure où Paris s’éveille comme dans la chanson, l’odeur chaude des lignes 4 et 11 du métro, l’endroit que je ne peux m’empêcher d’aimer en plein hiver quand je sors mon livre après avoir trouvé une place assise, les rayons de soleil éblouissants dans le train de banlieue, les librairies où l’on trouve les plus pointus des livres, les musées que j’aime retrouver de temps en temps comme de vieux amis, des lieux qu’on ne se lasse pas de revoir.

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Ce weekend, je suis partie loin de Paris pour fêter l’anniversaire de ma chère C., et pourtant c’est avec elle sans doute que j’ai le plus rendu hommage au titre « Paris est une fête ».
Que de souvenirs quand nous dansions sur les boogies de La Boum, notre film culte que nous aimions regarder en mangeant des spaghetti bolognaise, les lieux de tournage que nous avons découverts comme des lieux de pèlerinage, les bars dont nous faisions nos QG. Comme Paris semble soudain plus petite quand elle se rend à échelle humaine, quand le patron d’un café te reconnait et t’appelle par ton prénom, quand tu recroises des gens à qui tu dis bonjour, quand tu salues les statues qui sont sur ton chemin pour rentrer chez toi.

Alors, il y a des soirs, où la nostalgie m’envahit car nous avons passé notre période de découverte de tout cela, et nous nous sommes assagies. Mais il suffit d’une chanson de La Boum passée lors de ce weekend à la montagne, pour faire resurgir tous ces souvenirs.

Depuis lundi soir, je regarde en boucle les photos, je souris en voyant toute cette bulle d’amour que nous avons vécue, une bulle avec certaines des personnes les plus belles que je connaisse sur terre. Comme tout le reste semble dérisoire quand on est coupés du monde, avec des tasses de thé et des grosses chaussettes, à jouer avec beaucoup de mauvaise foi à un taboo, chanter Brassens et Britney, danser des rocks endiablés, se balader dans la neige, manger du fromage auvergnat et se réveiller face à un soleil tonitruant avec Johnny en fond sonore, et sourire de voir toute cette joie sur le visage de notre amie, la lumière et la chaleur dans le cœur comme cette lanterne que nous avons allumée et laissée s’envoler pour que la lumière continue de porter loin, très loin.

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Brouillon

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Ces derniers temps, c’est désert par ici (c’est pourquoi de manière très subtile j’ai illustré cet article avec une photo du désert des Bardenas Reales qui date de l’été 2017)… Et pourtant, si vous saviez le nombre de brouillons qui remplissent l’envers du décor… Voilà un moment que je n’ai fait que cela : commencer des textes, les reprendre, et puis les abandonner…

Pour 1000 raisons : parce que c’était trop d’émotions, parce que j’avais peur que ce soit ridicule, parce que je n’arrivais pas à trouver les mots justes à mettre sur des émotions. Ce soir, j’ai relu des brouillons, et il y en a quand même, des textes qui auraient pu être lus. Ils parlent de choses qui ne sont souvent plus tout à fait vraies, parce que le temps passe, parce qu’en un an, en deux ans, tant de choses ont changé.

Je crois que le changement, ce n’est pas mon fort, en tout cas, plus maintenant. J’ai toujours eu une fibre nostalgique, de celles qui font regretter l’instant où l’on ne vivra plus le moment que l’on est précisément en train de vivre. Ce n’est pas forcément une bonne chose, mais c’est ainsi. Alors, ces textes, je suis heureuse de les relire. Ils rappellent des choses que j’avais oubliées alors même que je m’étais promis que jamais, jamais je n’oublierais. Nos capacités d’adaptation sont tout de même fascinantes.

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Ces derniers jours, le grand tunnel du troisième trimestre ponts de mai-fête d’école-évaluations-sortie de fin d’année (finalement annulée avec la canicule, j’en suis encore déçue)-bulletins-compétences de fin de cycle-rangement-bilan avec l’équipe et les collègues est enfin en train de se terminer, et j’ai l’impression de me réveiller après des mois sous hypnose. Enfin, l’esprit peut recommencer à papillonner, à penser à autre chose : les livres, la photo, cuisiner, et puis ce blog. Alors, j’ai eu envie de revenir. Evidemment, au moment des vacances d’été, à l’heure où précisément, tout le monde fait l’inverse et délaisse le blog pour partir profiter de l’été (ce que je ferai d’ailleurs moi aussi, d’ici quelques semaines).

Des derniers jours pas forcément paisibles non plus : le téléphone, puis l’ordinateur qui lâchent (pratique), le mec du SAV qui m’annonce avec l’air du médecin qui annonce un décès que j’ai sans doute perdu toutes mes données, une soirée charmante quand je me rends compte que j’avais pas du tout sauvegardé mes photos de 2019 (j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps), et puis j’ai bossé en plus pour mettre de l’argent de côté pour les vacances. On part en road trip en Ecosse et on a vraiment hâte, mais ça prend aussi du temps de planifier tout étape par étape.

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Oui, forcément, tout me fait penser à Harry Potter dans ce voyage ! On prend notre voiture (enfin celle de la maman de Garçon Choupi) depuis la France et on s’arrêtera à Oxford, où on a prévu de visiter certains lieux du tournage des films ! Pour le moment, je laisse Garçon Choupi décider du trajet et des choses à faire, je dois dire qu’étant habituée à vouloir tout contrôler en voyage et en suivant à la lettre les guides de voyage, ça me plait de ne pas avoir vu des photos de tous les lieux qu’on visitera, et de garder la surprise. J’ai très hâte d’être plongée dans l’atmosphère des lochs, des châteaux hantés, d’Outlander (évidemment que j’espère croiser Jamie en kilt sur mon chemin !) et sur des routes entre les montagnes qui ont l’air magnifiques…

En attendant,  il me manquait tout de même un peu, ce blog, et les échanges avec vous, qui sont devenus bien rares. Alors j’espère lire de vos nouvelles : que lisez-vous en ce moment ? Quoi de prévu pour votre été ? N’hésitez pas à laisser un commentaire, ça me fera plaisir de vous lire. Et de mon côté, je vais peut-être finalement publier des vieux textes qui étaient restés dans les brouillons.. certains protégés, je donne le mot de passe si vous le demandez (et que je vous connais un minimum 🙂 )