sur l'écran

Mois américain : Girlboss, une série haute en couleurs !

370206

Aujourd’hui, je voulais vous parler d’une série pour laquelle j’ai beaucoup d’affection, et qui mériterait à mes yeux d’être un peu plus connue…

Girlboss est adaptée de l’histoire vraie de Sophia Amoruso qui a commencé à acheter des vêtements vintage dans les friperies de San Francisco pour les revendre sur ebay, une idée inédite dans ces années 2000. On suit pendant la seule et unique saison (Netflix a annulé la série après) l’ascension de Sophia vers le succès, une ascension mouvementée par l’apparition de nombreuses galères.

Dès le début, je crois que cette série avait tout pour me plaire : une héroïne au caractère entier et bien trempé, très drôle, fan de fripes vintage… Une héroïne parfois plus anti-héroïne : on n’est pas toujours d’accord avec ses choix, elle peut être extrême dans ses réactions, égocentrique… J’ai bien aimé ce côté non lisse, entier. Le personnage ne m’en a semblé que plus réel. Britt Robertson y est pour beaucoup grâce à sa fougue et son charme.

Et puis après tout, Sophia a bien nommé sa boutique Nasty Gal 😉

girlboss-1200x675-1024x576

Les héroïnes fortes, qui en veulent, personnages principaux de série où tout ne tourne pas autour de leurs vies amoureuses, on n’en trouve pas si souvent que ça, au final. C’était tellement rafraîchissant de voir Girlboss pour cette raison !

La série a une ambiance et un ton profondément rock, souligné par la bande son vraiment cool, truffée de titres punk où les filles ne sont pas en reste : Blondie, Yeah Yeah Yeah, Betty Davies, Bikini Kill… Très riot grrrl! Rajoutez à cela des looks au style 70s  pour le plaisir des yeux (j’ai cherché pendant des semaines une veste qui aurait le même style que celle dans la photo plus haut à cause de cette série… 😀 )

source

J’ai adoré aussi retrouver San Francisco dans des plans par-ci, par là et le côté rétro des années 2000 (l’ordinateur de Sophia que l’on voit souvent quand elle gère sa boutique en ligne me rappelle cette époque, et m’a rappelé les années Yale de Rory !)

1012909-girlbossrory-gilmore-and-apple-ibook-clamshell-gallery

J’ai tout de même un peu regretté que la série ne soit pas plus fouillée, plus profonde. Le traitement de la relation entre Sophia et un mystérieux garçon dont je ne dirai rien de plus pour ne pas vous spoiler laisse à désirer (sauf la fin qui m’a un peu bouleversée… et que pour le coup j’ai trouvé bien traitée).

Tout cela fait que Girlboss ne restera pas une série inoubliable, mais qui donne une grande envie de retrouver d’autres séries aussi drôles, avec une telle énergie et une héroïne pareille ! (d’ailleurs si vous avez des propositions, je prends… )

Disponible sur Netflix.

J’ai encore d’autres séries en stock à vous présenter, rendez-vous au prochain épisode !

mois américain

blablabla

September mood

Howdy guys!

La rentrée est passée et nous sommes en plein mois américain alors qu’on est déjà le 15 du mois ! Gosh!

lorelai-gilmore-gilmore-girls-shocked-gif

Tous les ans, je n’ai qu’une envie pendant l’été, c’est de grands espaces et je fais une boulimie de livres, séries, films venus de ce pays qui me fascine tant. En plus, cette année, c’est l’année du Festival America de Vincennes, rendez-vous immanquable depuis que je suis à Paris et que j’attends avec impatience ! J’ai la chance d’avoir un planning chargé de rencontres d’auteurs grâce au Picabo River Book Club, un groupe créé par Léa Touchbook sur Facebook pour les fanas de littérature américaine. Rejoignez-nous si vous êtes intéressés (vous pouvez trouver le groupe en tapant son nom dans la barre de recherches Facebook).

Je ne ferai pas de PAL américaine car je lis toujours moins que prévu, mais voici quelques lectures du moment :

_DSC6903

photo perso souvenir de LA

Et puis puisqu’on continue dans les projets, cette année je rajoute une couche de mois américain puisque ce sera un thème que je vais exploiter en classe avec mes CE2 ! Le projet d’année de l’école est « la musique en mouvement », et j’ai donc prévu de faire voyager mes petits élèves autour du monde en musique !

Et première étape : les Etats-Unis avec le blues et le jazz ! Une intervenante viendra pour qu’ils apprennent une chanson traditionnelle chantée par les esclaves dans les champs de coton : Pick a bale of cotton. En français, je vais compléter le projet avec plusieurs jolis albums sur ce thème dont je vous reparlerai !

2018-chaude-film-la-la-land-toiles-affiches-peinture-imprim-toile-sans-cadre_640x640

J’ai aussi réussi à obtenir des ateliers à la Philharmonie de Paris autour de leur expo sur les comédies musicales et sur les percussions de Cuba (héhé, j’avoue j’ai choisi le thème en fonction de mes goûts !). Après une petite frayeur cette semaine quand on ne retrouvait nulle part la résa à la Philharmonie, le problème a été réglé et je suis tellement impatiente d’y assister !

Bref, que de réjouissances ! Heureusement qu’il y a ces chouettes projets pour oublier les tracas (commande en retard, albums d’anglais pour la classe que j’ai commandés introuvables, tout le monde du côté de l’administration qui se renvoie la balle et toi au milieu qui te bat juste pour obtenir les outils qui te permettent de travailler… Bref !) et un gros coup de mou suite à un décès dans ma famille qui a pas mal chamboulé la rentrée…

Je profite du weekend pour souffler un peu et venir alimenter le blog. Profiter aussi des derniers beaux jours avant l’arrivée de l’automne… Et la rentrée a aussi été synonyme de rentrée photo, puisque je me suis inscrite à un autre club photo après avoir arrêté au précédent… Ce club a l’air très actif et je suis sûre que cela va me redonner un élan pour m’améliorer encore et pourquoi pas tester de nouvelles choses en photo. Plus les montrer aussi ! C’est ma résolution de cette rentrée.

J’ai fini ce blabla de changement de saison et il est temps que je file à la librairie ! Je vous souhaite un bon mois de septembre et à très vite !

mois américain

l'étagère jeunesse

Des vacances en chocolat, JP Arrou-Vignod

product_9782070622665_244x0

Connaissez-vous la famille des Jean-Quelque Chose ?

Cette tribu de six garçons, de Jean-A à Jean-F (nommés par les parents qui ont mêlé alphabet et chronologie) nous régale de leurs aventures, disputes et (petites et grosses) bêtises depuis plusieurs romans, à commencer par l’Omelette au sucre.

Dans ce 4ème tome, les voici en vacances, et pas n’importe comment : leur père a décidé d’emmener toute la tribu à l’hôtel des Roches Rouges. Visites de l’hôtel pendant la sieste, soupe (plutôt à la grimace pour les garçons) dans la grande salle du réfectoire le soir, canoe, cirque, et bien entendu le passage du Tour de France… Pas le temps pour eux de s’ennuyer ! Pour nous non plus, car chaque événement se transforme en une cascade de péripéties qui vont vous faire rire, vous attendrir et vous faire craquer.

Les romans de Jean-Philippe (un Jean-Quelque chose lui aussi !) Arrou-Vignod passent, mais le bonheur qu’ils procurent à chaque lecture est toujours aussi présent. Ils ont le charme désuet des souvenirs de vacances d’antan, des réclames pour le Cacolac, des images Panini à collectionner, des pensions de famille à la mode dans les années 60.

Ils nous rappellent nos souvenirs d’enfance, en plus drôles, certainement !

Les enfants de ma classe aiment beaucoup ces livres, surtout à cause des bêtises des frères qui n’en loupent pas une. Les adultes apprécieront également les mésaventures du pauvre Papa de cette grande famille, qui finit toujours par se retrouver dépassé par ses projets initiaux et doit subir le courroux de la maman qui ne voit guère d’un bon oeil les « fausses bonnes idées » de son mari.

Une bulle de bonheur à dévorer les orteils plongés dans le sable chaud, avec un diabolo-menthe. Quant à moi, j’ai hâte de découvrir la suite.

Des vacances en chocolat, de Jean-Philippe Arrou-Vignod, tome 4 des aventures des Jean Quelque chose
Editions Folio junior, 2009

Les tomes précédents :

  • L’omelette au sucre
  • Le camembert volant
  • La soupe de poissons rouges

DSCF9494

blablabla

La liberté de sentir les herbes folles nous piquer les mollets

DSCF9622

Johnny Cash – Hurt

What have I become
My sweetest friend
Everyone I know
Goes away in the end
And you could have it all
My empire of dirt
I will let you down
I will make you hurt

Ce matin, je me suis levée en pleurant. Je pleurais parce que nous sommes le 8 du mois et que je suis déjà presque à découvert, parce que dans ces moments là, tout devient conditionné par cette obsession de l’argent que je n’ai pas, de l’argent à ne surtout pas dépenser. Il m’a proposé d’aller au cinéma (des mois qu’on ne l’a pas fait) et j’ai répondu que non, ça coûtait trop cher.

Et puis je suis passée par ici, j’ai retrouvé de vieux articles dont celui-ci. La puissance des émotions qui en jaillissaient m’a stupéfaite, et j’ai ressenti à en avoir le souffle coupé tout ce bouillonnement qui m’agitait alors. A ce moment là, j’avais tant perdu, j’étais tant perdue que seul l’essentiel, seul le primordial comptait. Je gagnais encore moins qu’aujourd’hui, et pourtant l’argent n’avait tellement plus d’importance. Il ne pourrait jamais racheter ce qui comptait, il ne pouvait pas m’offrir ce que je voulais.

Dans ces moments là, ce sont les actions des gens autour de moi, ces choses qui ne valent rien et pourtant valent plus que tout qui m’ont marquée, parce qu’elles avaient le prix inestimable du don le plus pur, celui fait avec le coeur.

120_2002

Cet été, c’est mon amie A. qui a connu des moments difficiles. Je la vois déboussolée, et je reconnais si bien les méandres qu’elle a à traverser actuellement. Il est si difficile de voir souffrir quelqu’un sans pouvoir faire grand chose d’autre que dire « ça ira, je te promets, je ne sais pas quand, mais un jour, ça ira mieux ». Elle m’a envoyé les photos que j’ai perdues dans mon cambriolage de mon séjour au Canada quand j’étais venue la voir et ils m’ont replongée dans ces souvenirs… Il y a trois ans. Une éternité et si peu en même temps.

Cet été-là, j’avais sorti le livre de Patti Smith qu’on m’avait offert pour mon anniversaire quelques mois avant. Il y a des périodes où la sensibilité affleure, où le moindre souffle de vent dans les feuilles m’émeut, et l’été se prête bien à ces contemplations teintées de nostalgie. J’aime me plonger dans des textes poétiques dans ces moments-là.
L’été me fait revenir vers l’enfance, lorsque je rêvassais dans mon verger secret à la campagne, rempli d’herbes folles qui me piquaient les mollets.
L’été me rappelle mes souvenirs quand petite, j’occupais les longues journées ensoleillées dans la maison de ma grand-mère, à regarder le temps qui s’écoulait, égrenant ses secondes sans se presser, une époque où je ne me souciais pas des contraintes et des deadlines. Chaque seconde existait pour être remplacée par la suivante. Ainsi étaient remplies les journées.

119_2000

Heureusement qu’il existe l’été, et ces espaces qui ne sont pas totalement aménagés, transformés par l’homme, pour revivre encore ces instants où le temps est suspendu, des instants indispensables pour ne pas oublier ce qui est si beau, se trouver en phase avec le monde qui nous entoure.

Sans frères et soeurs, sans personne pour me garder pendant les vacances, lorsque ma chère grand-mère n’était plus parmi nous, j’ai appris à passer mes journées seule. Je ne savais pas alors, que ces longs moments dans la nature, à marcher ou à écouter de la musique seraient un ciment pour lier toutes les pépites que j’accueillais en moi, avide de découvertes, de lectures, de connaissances. J’absorbais tout, comme une éponge, en rêvant d’un ailleurs, d’un plus tard, lorsque je serais grande et que je volerais de mes propres ailes, à la découverte du vaste monde.

Puis le temps a passé ; j’ai parfois oublié que sans ces moments de solitude heureuse dans la nature, avec le ciel comme témoin de mes cogitations et le vent qui me souffle l’instant présent dans les oreilles et dans le cœur, je dépéris comme une fleur qui se fâne. C’est lorsque je retrouve la nature, qui m’accueille dans ses grands bras piquants et chauds de soleil, que je me rends compte que j’étais en apnée jusqu’alors.

DSCF9894

Cet été, j’ai découvert qu’il n’y a pas tant de choses qui me rendent plus heureuse que de contempler un papillon aller de ci et de là, tandis que je demeure immobile, attentive à ne pas perturber sa danse délicate par ma présence. Cela peut sembler stupide. Cela peut sembler évident. Il y a si peu de papillons qui remplissent ma vie à Paris…

Cet été, j’ai compris que je me lassais de ma ville. Moi qui trouvait tant de liberté dans les possibilités qu’elle m’offrait, dans l’anonymat que j’y ressentais, voilà que je m’y sens prisonnière, comme enfermée dans une cage dorée. J’ai l’impression d’étouffer entre les quatre murs de mon appartement. Les quelques semaines de camping, de vacances au bord de la mer qui m’offraient un horizon infini du lever au coucher m’ont fait changer d’avis sur les paysages de la liberté.

Je me demande alors à quoi rime cette vie que j’ai choisie, pourquoi je ne pars pas vivre au milieu des bois, la course du soleil pour seule ligne à suivre. Oh, je sais bien que je m’ennuierais bien vite dans une telle vie, c’est l’avantage de grandir et de se connaître de mieux en mieux. Alors, je patiente jusqu’au prochain été, qui amènera son lot de réveils enchantés, de moments qu’on chérira pour toujours.

DSCF9990

Mais voilà, ce weekend, il y avait le festival la route du rock dans ma Bretagne, et surtout, il y avait Patti Smith. Patti Smith que j’écoutais à 17 ans, en mettant les fringues vintage de ma mère des années 70, en me passionnant pour ses combats, Patti Smith qui montrait que l’on pouvait être soi, qu’il était si important de choisir sa route en dépit de ce que les autres attendent de nous. Il n’y a pas de mots pour décrire les émotions ressenties en la voyant jouer, chanter, déclamer ses textes engagés, rappeler les combats, rendre hommage à ceux qui sont partis, être heureuse sur scène… Une immense artiste qui, malgré ses 71 ans, insufflait une vague d’énergie à la foule, projetait de la poussière d’étoiles qui retombait sur le public charmé.

Alors après avoir profité de la mer, en rentrant à Paris, je retrouve mes 4 murs et je me sens bien orpheline de la déferlante d’émotions qui ont parsemé cet été, orpheline de la beauté sauvage de paysages ensorcelants. J’ai ressorti mon livre, je me suis replongée dedans avec une tasse de thé chaud à la noisette. Quand je l’avais lu, il y a trois ans, je me souviens comme j’avais été emportée par la plume de Patti. Ses mots qui disent la grâce des choses infimes du quotidien, de l’enfance. La lumineuse clarté qui s’en dégage, lorsque l’on arrive à regarder au-delà des choses. Lorsque l’on cesse de voir un empire de poussière pour y déceler nos trésors. Cela m’avait touchée en plein cœur.

Aujourd’hui, trois ans plus tard, c’est toujours le cas. Je la lis et je repense à l’adolescente qui prenait en photo des couchers de soleil sur les brins d’herbe parce qu’ils lui évoquaient les films de Sofia Coppola, qui demandait à ce qu’on s’arrête en pleine route pour cueillir les marguerites dans les talus et qui rêvait devant l’infinité des possibles de ce que la vie avait à offrir.

J’ai espoir qu’avec le temps qui passe, on parvienne à savoir de mieux en mieux ce qui nous convient, ce qui nous aide à être heureux, sans oublier ce qui nous a fait. Pour surtout ne pas perdre de vue ce qui est précieux, pour pouvoir toujours être des glaneurs de rêves dans les grains de poussière.

120_2003 (cor)

Photo datant de 2006 de mon petit coin de paradis (vous aussi vous en avez un que vous gardez en secret précieusement ?)
blablabla

Dépoussiérage de rentrée

DSCF9760Et voilà, le mois d’août continue de s’écouler, et bientôt ce sera la rentrée.

Je reviens doucement par ici. J’ai fait un peu de ménage, et mis de côté certains billets en changeant le mot de passe. Vous pouvez me le demander si vous le souhaitez.

J’ai encore beaucoup de photos à trier, beaucoup de choses à vous montrer ! J’espère que vous aussi, vous avez bien profité de vos vacances. J’ai hâte que l’on se raconte tout cela ! 🙂

 

Non classé

Pause estivale

DSCF9677

Partie me ressourcer en respirant les embruns et en goûtant la saveur unique des journées chaudes d’été auprès de ceux qui réchauffent mon coeur plus encore que la canicule, tout en comptant les étoiles filantes, je vous dis à très vite.