ailleurs·mois américain

Quelques jours en Amérique

_DSC5004

Ces derniers temps, j’ai un peu le coeur de l’autre côté de l’Atlantique, comme vous l’avez surement compris avec mon dernier billet.

Je vis depuis maintenant un petit moment une histoire d’amour passionnelle avec l’Amérique des grands espaces. Je n’y peux rien, je n’arrive plus trop à lire autre chose que de la littérature américaine. Depuis mon voyage californien de l’an dernier, je n’ai qu’une envie, c’est d’y retourner.

thelma-et-louise-1991-08-g

Alors, en attendant,il reste les livres, les films, les séries et la musique. Je vous propose de passer quelques jours sur les routes américaines avant le début du mois anglais.

Vous êtes prêts ? Let’s go!

ailleurs·blablabla

Comme un rêve qui frissonne

_DSC5078

Ça fait comme un frisson dans l’estomac, un vertige immobile, une sensation que je connais pour l’avoir déjà ressentie souvent, mais j’en ai toujours le souffle coupé quand ça me prend, quand après avoir petit à petit grignoté des bouts de rêves, elle s’installe jusqu’à prendre une place, la place, toute la place.

J’ai envie de repartir, de partir sans me retourner. Quitter un peu les attaches qui me ramènent dans le quotidien, partir pour laisser s’étendre les ailes qui poussent dans mon cerveau, voir ailleurs, le désert qui s’étend, la poussière qui recouvre les jambes, les lieux vides, l’espace à l’infini.

Ici j’étouffe, la grisaille me rappelle les larmes qui ont laissé leurs trainées acides dans mon cœur, je ne veux plus les voir, je ne veux plus les entendre, je ne veux plus les sentir. J’ai envie de respirer l’odeur de la liberté, avec pour seul bagage mon âme sous les étoiles.

Bientôt, le vent sous mes semelles m’emmènera là bas. Bientôt.

ailleurs·blablabla

Lumineux

IMG_1094

Cet été qui s’étire vers sa fin est passé bien trop vite…

Je ne suis pas triste, juste un petit peu. Je ne me plains pas, j’en ai tant profité.

Avant de refermer la porte de cette année scolaire (j’ai toujours vécu en années scolaires… J’étais sans doute destinée à être prof ! et remarqué que les étés ont souvent été porteurs de changements, qui font que les différentes périodes sont bel et bien matérialisées par des années scolaires), j’ai envie de me retourner une dernière fois, de regarder à nouveau le soleil qui a inondé cet été. Le printemps fut pluvieux, mais de cet été, je ne garderai que cette lumière éblouissante.

IMG_1731

Il y a eu les fêtes pour célébrer le concours. Il y a eu les sacro-saints pique-niques sur les quais (un été à Paris ne serait pas un été à Paris sans pique-nique sur les quais…), quand on est joyeusement joyeux le soir aux Buttes, A. qui poursuit D. une bouteille d’eau à la main, rencontrer la copine d’un ami qui semble si bien depuis qu’il est avec elle, les conversations non stop avec les copains sur messenger, les périodes passées à se voir tous les jours.

Il y a eu des surprises, les éclats de rires quand je raconte les derniers rebondissements. Il y a eu du YOLO, pas mal, et ça fait du bien. Il y a eu des épisodes de Gilmore Girls, la reprise de séries laissées de côté (parce que je les regardais avec lui), et le goût de satisfaction en sachant ce que ça veut dire, aussi. Il y a eu les matins calmes, à profiter de la matinée en buvant du thé et en écoutant les émissions musicales de France Inter (chaque année, j’adore la programmation estivale de cette radio). Il y a eu quelques cinés, au frais, avec du coca, pour oublier la chaleur.Il y a eu des petits déjeuners rillettes-café (les meilleurs !)

_DSC3420

Il y a eu ma chère A., en visite de Montréal, qui me manque si souvent, et que c’était bon de la revoir, de partager un resto, un brunch, un trajet avec une valise récalcitrante avec elle. Il y a eu des litres de gaspacho. Il y a eu un weekend incroyable en Bretagne, où en débarquant dans la maison d’A., nous découvrons que nous avons 24h pour trouver deux déguisements pour deux soirées, et une famille de doux dingues qui ne s’arrêtent jamais, de la bombarde en pleine nuit, une virée à la foirefouille mémorable, des dab sans s’arrêter, du déhanché sur Rihanna au petit dej’.

_DSC3480

_DSC3426

Toute cette agitation a bien fatigué le chat Malo !

Il y a eu des soirées organisation du voyage à distance avec Coloc, l’expédition au Décathlon pour le départ. Il y a eu Beyoncé, en boucle, partout, tout le temps, parce que Beyoncé <3. Il y a eu des polaroids pour se rappeler des moments de fous rires, des selfies pas cadrés, et le réflex qui se reposait en prévision de son activité intense lors du voyage.

Il y a eu ce moment où j’ai dit au revoir à Garçon choupi, parce que c’est ainsi, et même si sur le coup, j’étais teintée de nostalgie et de mélancolie, parce que c’était dire au revoir à une période de ma vie, il faut avancer, et je ne regrette pas. Il y a les matins gris de pluie, ceux que j’aime tant en été, quand ils sont une coupure entre deux beaux jours. Il y a Alex Beaupain que j’écoute en marchant dans Paris, et c’est toujours si bon de parcourir ma ville à pieds.

_DSC7633

Il y a le plaisir de retrouver les amis, quand tu rentres, un weekend dans les pays de Loire avec vin et piscine au programme. Il y a les soirées improvisées, les photomatons gratuits dans le bar où quelques cocktails permettent de révéler des talents et de la photogénie, s’égosiller sur Notre Dame de Paris en fin de soirée. Il y a les skypes avec le Québec jusqu’à une heure avancée de la nuit en mangeant des dragibus et en faisant les updates sur nos vies. Il y a les parents qui me font rire, quand ils disent que je ne peux pas aller les voir en Bretagne « parce qu’on ne sait pas quand on rentre de vacances, la fin de la location est le 12, mais on a pas envie de rentrer ! », et cela fait plaisir de voir qu’ils profitent tant de leur retraite après les avoir vus malheureux dans leur travail pendant si longtemps.

_DSC5790

Et puis, il y a ce moment, où l’avion a décollé, où submergée par l’émotion, je me suis mise à pleurer. Parce que ça y était, ce moment que j’avais tant attendu, pour tirer un trait définitif sur cette année de transition. Je m’attendais peut-être à une révélation, une renaissance, en partant, je m’imaginais peut-être que je ne serais plus la même en rentrant. Je ne sais pas si c’est le cas, pas encore.
Ce que je sais, c’est que je suis partie à l’autre bout du monde, en devant me débrouiller seule (bon pour 3 jours seulement), que j’ai rencontré de nombreuses personnes incroyables qui ont illuminé mon séjour, parfois juste pour 10 minutes, mais elles sont tant précieuses, ces 10 minutes.

_DSC5317
J’ai vu des choses que je n’avais jamais vues dans ma vie, j’ai cru être sur la lune, j’ai respiré l’air du large de l’océan Pacifique, j’ai senti le soleil réchauffer ma peau, j’ai fait une randonnée de 7h (sans entrainement !) pour escalader une montagne et dominer toute la vallée de Yosemite, j’ai admiré les étoiles et la voie lactée la nuit la tête dans les pins, les couchers de soleils, j’ai dormi sous une tente en entendant un ruisseau couler paisiblement, j’ai été fatiguée, j’ai eu le souffle coupé, j’ai pleuré, j’ai ri, j’ai parfois eu peur, j’ai souri aux inconnus que je croisais dans la rue, j’ai chanté à tue-tête dans la voiture.

Et il y a lui, qui était là pendant tout cela, avec qui j’ai été émerveillée, décontenancée, agacée. Il y a eu des moments où nous nous sommes fâchés, il y a des blessures qui se rouvraient dans des moments inattendus. Et puis il y a ses mots qui consolent, qui attendrissent, qui font réfléchir. Il y a ce soir pour son anniversaire, dans la vallée de Yosemite, où nous avons savouré le plaisir simple de boire une bière sous les étoiles, en regardant l’album photo retraçant nos dix ans d’amitié que j’avais fait dans l’avion pour lui offrir.

_DSC5977

Il y a l’immensité sauvage du vaste monde devant tes pieds, et son goût incomparable quand tu partages cela avec un ami. Il y a cette main, le dernier soir, alors que tu t’endors et que tu te dis que ce sera bien étrange de quitter cette terre pour revenir dans ta vraie vie – qui alors semble être un songe irréel – et de ne plus passer chaque minute de tes journées avec lui, cette main qui prend la tienne, comme pour te dire sans mots que même si on ne sait pas de quoi demain sera fait, ça ira, car on est là, on se tient et je reste près de toi, quoiqu’il arrive, je ne lâcherai pas ta main.

_DSC6212

Et il y a les larmes, à nouveau qui surgissent quand l’avion a décollé de San Francisco. Parce que j’avais le coeur en miettes, de ne plus pouvoir être dépaysée chaque jour, que cette expérience incroyable se termine, mais surtout parce que j’avais compris que ce que je prenais pour la fin d’une chose n’était en réalité que la continuation d’une autre, de la vie, bouillonnante, lumineuse et rugissante.

Année 2016-2017, me voici !

_DSC6123

ailleurs

Montréal, partie 1 : graffitis, jolis coins et bouffons !

On a évidemment le coeur lourd… Et puis je sais que maintenant, je ne peux plus faire autrement que me replier un peu sur mon bonheur… Savourer la chance d’être en vie, d’avoir autour de moi ceux que j’aime, et de savoir que je vais continuer à rencontrer des êtres avec qui je vais partager bien des choses… Tout en ayant une pensée profonde pour les victimes de ces 2 derniers jours, et pour tous ceux qui les pleureront.

L’été dernier, j’étais partie à Montréal et avais commencé à vous montrer mon voyage… Et puis le tourbillon de l’année, a fait que. C’était une période un peu compliquée, c’était un voyage en mi-teinte, pourtant quel endroit magnifique !

Alors je ne résiste pas au plaisir de vous remontrer les photos publiées sur mon ancien blog (en version enrichie !), avant de préparer la suite des souvenirs du voyage…

DSC_0124-2

J’ai passé 15 jours là-bas, principalement à Montréal. J’y étais déjà allée il y a (pile !) vingt ans, et c’est un voyage qui m’avait marquée, mais finalement, Montréal ne m’avait pas laissé tant de souvenirs, car je n’ai rien reconnu !

Je n’ai pas vraiment visité Montréal comme j’ai l’habitude en partant en vacances… En suivant un guide, en visitant tous les must haves de la ville. Au lieu de ça, j’ai pris du temps pour me balader, lire dans les parcs, les cafés… J’ai aussi finalement vu beaucoup de gens, les amis de mes amies qui vivent dans cette ville, leurs collègues… Rencontrer autant de québécois était formidable, ce n’était finalement pas véritablement du tourisme, plus une immersion dans la ville.

DSC_0266-2

Montréal m’est apparue comme une ville jeune, hyper dynamique (en été, il se passe des milliards de choses), pas figée dans son histoire… Il y a un mélange très étonnant entre ville américaine à gratte-ciels et charmant village dans certains coins.

On peut être rue Sainte Catherine pour « magasiner » comme on dit là-bas, et tourner dans une rue perpendiculaire et se retrouver soudain dans un coin désert, avec des terrains aux herbes hautes et des graffitis à ne plus savoir où donner de la tête.
Cela peut être un peu déstabilisant pour nous autres européens, mais c’est en même temps enthousiasmant. C’est une ville qui bouge, qui se transforme, qui vit.

Plongée en photo dans ce que j’ai perçu comme le Montréal off… Rempli de graffitis !

DSC_0047DSC_0081-2 DSC_0084-2 DSC_0057-2 DSC_0267-2 DSC_0290-2 DSC_0092-2DSC_0091-2

Le quartier dont on entend parler quand on va là bas, c’est « le plateau »… Sorte de petit village, c’est LE repère des français. C’est simple, quand on rencontre un français vivant à Montréal, 90% de chances sont qu’il vive sur le plateau… Sauf que ce n’est pas le cas de ma copine A., ce qui fait que j’ai plus arpenté son quartier anglophone, à l’ouest de la ville, que le plateau.

En été, la verdure, les grands arbres et les belles maisons avec leurs escaliers en fer forgé sont très reposants et permettent de trouver un peu la fraicheur (et de croiser un écureuil au passage ! Ils sont partout)… Car il faisait très chaud ! Un petit smoothie aux fruits frais et ça repart.

Au passage, si vous allez à Montréal, je vous recommande la chaine Juliette et chocolat qui fait de somptueux desserts !

Quand je suis allée à Montréal, il y avait le festival « Bouffons » (ce titre me fait rire, on ne verrait pas trop ça en France !), et ça a été l’occasion dès mon premier jour de tester… La poutine !! Et pas n’importe quelle poutine, puisque c’était une poutine au foie gras.

Alors qu’est-ce qu’il y a dans la poutine ? Des frites, des morceaux de cheddar et une sorte de sauce brune versée par dessus, assez indescriptible. Et dans le cas de celle que j’ai goutée, également du foie gras qui avait fondu aussi !

Verdict ? C’était super bon ! Bien qu’un peu écoeurant sur la fin…

Dans les curiosités culinaires québécoises, quand je suis arrivée, la grand info du moment était… La création d’un lobster roll chez Subway ! Oui, on est en Amérique, il y a un côté malbouffe auquel on n’échappe pas toujours… J’ai donc testé rapidement quand A. en a pris un et verdict : c’est un peu un crime de noyer du homard sous une couche de mayonnaise sucrée, donc pas trop pour moi…

Sinon, on a bien mangé, je vous rassure ! Nous avons testé beaucoup de restos asiatiques (coréen, cambodgien…), et même un resto végétarien buffet délicieux avec M., qui a été une aide précieuse, en faisant la guide et nous emmenant dans ce genre de petites adresses méconnues mais très bonnes. Le coréen était sur une terrasse dehors, avec une déco ambiance guinguette… Que peut-on rêver de mieux ?

 

La suite au prochain épisode !

ailleurs

This is happening

site-photo

Pendant les longs mois d’hiver et de coups durs, je me rattachais à ce fantasme, d’aller cet été dans un des endroits qui me faisaient le plus rêver au monde.

Je m’imaginais sur la route, comme mes héros de Kerouac, dont j’ai mangé les aventures jusqu’à plus soif, aller dans la librairie préférée de Ginsberg.

theo-gosselin-we-drink-gasoline-940x620

Photo : Théo Gosselin

Je rêvais de me retrouver face à moi-même, de pouvoir enfin prendre du recul après cette année.

Et puis l’année est passée, et puis je n’osais y croire tant que ça serait sûr, mais voilà, c’est bon, j’ai mes billets.

Je pars à San Francisco deux semaines ! Et le mieux est que Coloc m’y rejoint, et qu’on prendra la route pour longer la côte, aller à l’aventure. On fêtera même son anniversaire là-bas.

5ad070acdb600359cd00203caa837fe9

 

Je vous laisse, je pars hyperventiler d’excitation un peu plus loin.

76d14d8ffadb4d4bf3b966a941204e46

ailleurs·photo

On the road

_DSC0740

Partir, dire, vas-y, on y va, où, mais peu importe, une seule chose est sûre, on y va.

Vous commencez à savoir à quel point cela me fascine (ici, ou ici par exemple)… Le voyage, par et pour lui-même, cette quête d’un ailleurs qui finalement nous en dit tant sur nous-mêmes…
J’ai voulu traduire en images ce besoin brûlant de partir, et du coup nous avons improvisé une petite session shooting avec M (qui revient souvent dans mes photos ces derniers temps, comme vous l’avez peut-être remarqué ! Quand on a un ami motivé et photogénique, on ne laisse pas passer l’occasion !)et sa copine A , en prenant la voiture et direction la vallée de Chevreuse.
Ce coin, je l’ai découvert l’an dernier, et je ne pensais pas qu’on puisse se trouver si près de Paris tout en ayant la sensation d’être si loin.
Je voulais des photos ensoleillées, même trop, pour montrer l’éblouissement, et puis pas de bol, il s’est mis à faire gris pile quand nous sommes arrivés… Alors ça a donné un autre ton aux photos. Pas grave, ce sera l’occasion de recommencer !

_DSC0823_DSC0870_DSC0704_DSC0792_DSC0750_DSC0795_DSC0852_DSC0843_DSC0889_DSC0892

ailleurs

Partir

_DSC0870

Bon Iver – Flume (clique, c’est bien)

Chaque année, c’est la même chose, plus les jours se rapprochent des dates du concours et plus je rêvasse à ailleurs, et plus il y a cette envie lancinante de partir qui ne me quitte plus. En plus il y a eu il n’y a pas longtemps cette expo photo de Théo Gosselin, qui donne envie de partir directement avec son baluchon et le pouce en l’air, partir loin, sans se soucier de la destination, car ce qui compte, ce n’est pas d’arriver, mais bien le voyage.
Je commence à bien connaître le processus… Les années précédentes, j’avais pu combler ça en allant à Prague ou à Venise, quelques jours pour découvrir une ville européenne. L’an dernier, il y avait le Canada, aussi. Et puis rien ne s’est déroulé comme prévu. Avec le recul, j’ai l’impression qu’on m’a dérobé ce voyage, tout simplement parce que mon esprit était resté à Paris.

Mais cette année, ce sera différent, je le sais. Depuis plusieurs mois se frayait doucement l’idée qui ne me quitte plus, celle de partir, mais différemment. Pas partir faire du tourisme, voyager, visiter, un hôtel et quelques musées, les attractions de la ville, puis on repart. Non, j’ai envie de partir, de faire quelque chose que je n’ai encore jamais fait. Aller seule, dans un endroit où je n’ai aucune attache, aucun point de repère, me construire un bout de vie, juste par moi-même.
J’ai toujours voulu partager mes voyages, et pour la première fois, j’ai envie de me retrouver seule avec moi-même, pour compenser tous ces mois frénétiques, à 1000 à l’heure, où chaque problème a été remplacé par un autre, et où je n’ai pu que colmater les brèches dans l’urgence.Et puis avant je trouvais des excuses, qui me rattachaient à Paris, et m’empêchaient de le faire. Aujourd’hui, j’ai compris, que ce qui nous entrave, ce sont les barrières que l’on s’impose. Aujourd’hui, je me sens plus libre, plus sûre de moi, et de ma capacité à le faire. Malgré les difficultés, j’ai l’impression que cette année m’aura apporté cela.

_DSC0889

Je sens que j’ai besoin de ce recul qui m’a manqué toute l’année, que ça m’apprendra forcément énormément. Surtout, j’ai l’impression qu’en décidant de partir, je reprends enfin en main ma vie, après une année à me sentir ballotée au gré des tempêtes traversées.

J’ai envie de faire mienne une ville inconnue, de me lier à des personnes rencontrées par hasard, de parler une autre langue, de sentir le dépaysement me gagner. De prendre aussi ce temps pour écrire, vraiment, et pas juste les bribes à droite et à gauche dont je me contente actuellement.

En en reparlant ces derniers jours, le projet a doucement fait surface, pour devenir palpable. J’espère qu’il se fera. Je le vois comme une étape, dans une sorte de reconstruction, qui n’est sans doute en fait véritablement qu’une construction, sans le re. Il m’en aura fallu des années, pour apprendre à grandir. J’ai encore tant de peurs, mais celle de partir vers l’inconnu n’est peut-être plus.

_DSC0795

Ps : Toutes les photos de cet article sont personnelles et non libres de droit.