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Hiberner, et revenir

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Eh bien, je dois dire que la pause a été plus longue que prévu par ici…

Il faut croire que cela était nécessaire. Les journées sont passées à toute allure : la classe de neige, le retour dans le bain du train-train quotidien, de l’école, les soirées pizza / raclette / canap’ / Netflix au chaud, les nouvelles vacances (où je suis repartie au ski ! et aussi en Bretagne…), la reprise… Préparer les weekends entre amis, les futures vacances (oui je sais on dirait que je passe ma vie partie, les mauvaises langues diront que les profs passent leur temps en vacances…), mais surtout la classe… Paris sous la neige, les projets photo, la vie qui s’écoule.

Aujourd’hui a été un des premiers jours de retour du beau temps. Un rayon de soleil, sortir en veste et non en gros manteau (avec  sous-couches quand il faisait tellement froid (les habits pour le ski anti-froid = meilleur investissement de cet hiver), se balader avec une amie le long du canal, voir les gens aux terrasses, faire des projets. J’adore quand on sent toute l’énergie qui revient, les fourmis dans les doigts, Paris qui renait à cette saison.

Cette année, j’ai vraiment pris le temps d’hiberner, bien au chaud dans mon cocon avec lui. J’ai repris le goût de la cuisine, tenté de préparer de plus en plus de repas maison pour éviter le tout préparé rapide. On a regardé énormément de séries, on est un peu allés au cinéma. J’ai délaissé la lecture (un peu) et internet (beaucoup).

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Le temps passe, bientôt un passage de dizaine qui s’annonce et s’est retrouvé accompagné d’un temps de réflexion sur de nombreuses choses. Mon amie A. m’a dit en riant que l’hiver est toujours le moment rituel où je remets les choses en question. Ce temps de latence, où les choses mûrissent doucement est sûrement nécessaire à mon équilibre. Puis vient le printemps, et avec lui l’énergie, les projets se créent, et lorsque l’été éclate, je me lance.

Alors les jours ont passé, et puis un jour je me suis rendu compte que cela faisait un moment que je n’étais pas venue par ici. Que cela m’avait manqué. Alors je reviens doucement, sur la pointe des pieds. En ce moment, je n’éprouve plus le même besoin de venir par ici. Ma tête et mon coeur ont été bien occupés. Il faut déblayer, faire de la place à une personne qui chaque jour prend un peu plus de place, pour prendre la place, presque toute la place. Il y a eu de la peur, du stress, sans doute en anticipant le moment où le bonheur s’en irait, vite, toujours trop vite, et puis à un moment, le fait qu’il n’y avait plus de retour en arrière possible, alors on plonge dans le vide, et puis on verra. C’est plutôt chouette, en fait. Je me rappelle des moments où je pensais ne plus jamais revivre cela.

Enfin laisser derrière soi des bouts d’amertume qui collaient à mes semelles, enfin apprécier la douceur d’une certaine tranquillité qui peu à peu fait son nid. Je me rends compte à quel point cela est lent, mais cela ne fait rien. Je ne suis pas, je ne suis plus pressée.

Il faisait encore il y a peu si froid, le printemps arrive à pas de velours. Qu’il ne se presse pas trop, le temps poursuit si vite sa course folle. J’ai envie de savourer chaque seconde, chaque instant, les fleurs de cerisier qui apparaissent, le soleil qui éblouit le matin quand je sors, les premiers fruits printaniers, ces enfants qui continuent de grandir et qui se rapprochent dangereusement de ma petite taille, les moments à venir avec les amis, mais aussi les échanges avec vous. Tout cela est trop précieux pour perdre du temps à regarder ailleurs.

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2018

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2018, bienvenue.

2018 qui a éclipsé 2017, la parfois chouette et parfois pas si chouette, 2017 avec son cortège de désillusions et qui fut quand même marquée par une certaine mélancolie.

Je n’aime pas les bilans, tout ranger dans des cases, ça déborde toujours de partout, mais j’aime bien me retourner et continuer d’avancer en emportant avec moi ce qui vaut le coup du passé.

2017, ce fut une belle année, de belles rencontres, de beaux moments avec les amis et la garantie que leur amitié reste inébranlable (une découverte / confirmation à laquelle on se raccroche parfois), de doux moments, ma titularisation que j’attendais depuis longtemps, cette nouvelle expérience dans cette école où je peux construire sur du plus long terme, toujours des moments précieux avec les enfants qui grandissent et progressent, un déménagement dans un nouvel appart tout beau tout propre, pour une sorte de nouveau départ.

Mais 2017 ce fut aussi une relation extrêmement toxique au travail, de nombreux pleurs, une dispute avec un de mes amis les plus proches, des envahisseurs à ailes, plumes et gants, des vacances gâchées par les soucis, apprendre encore plus à me débrouiller toute seule parce qu’après tout, personne d’autre ne le fera, des déceptions parce qu’il m’arrive encore trop souvent de croire de belles paroles, le retour de l’ex dans mon entourage qui m’a amenée à prendre une décision encore douloureuse, celle de couper avec mon club photo , ce qui couplé avec le vol de mes appareils photo m’a éloignée de cet art qui m’est pourtant devenu vital. Je me suis rendu compte que ces derniers mois, j’avais perdu l’habitude de découvrir de nouveaux groupes de musique, d’écrire, de créer. C’est comme si une part de moi s’était éteinte. En 2017, j’ai aussi fini par couper les ponts dans des relations qui ne m’apportaient rien de positif. C’était nécessaire mais cela ne s’est pas fait sans douleur. Un mal pour un bien, comme on dit.

Après une pause salvatrice en Bretagne à Noël, je suis rentrée et j’ai retrouvé la BO de La La Land qui avait tant marqué les premiers mois de 2017. Je me suis souvenu de l’espoir d’alors, de cet élan d’énergie incroyable que je ressentais en me disant que tout irait mieux.

2017 a été sacrement décevante sur ce point. Parfois, on croit avancer, on se dit qu’on fait du sur place et on finit par se persuader qu’on fait des retours en arrière.

Quelques jours avant, j’ai parlé au téléphone avec M. que je n’ai pas vu depuis plusieurs mois. La première chose qu’il m’a dite était qu’on entendait ma bonne humeur rien que dans un bonjour. Après des mois à me dire que je traînais partout ma mauvaise humeur, je me suis rappelé que ce n’est pas tout à fait moi. Et qu’être de bonne humeur semble une évidence avec certains quand elle parait si difficile avec d’autres. Peut-être bien qu’il importe alors de ne pas l’oublier, et que certaines personnes en valent plus la peine que d’autres : celles qui donnent du sourire dans ta voix, et que tu t’évertues à faire rire juste pour apercevoir des étincelles dans leurs yeux. Peut-être que j’ai un peu oublié cela en 2017.

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2017 fut une année de transition, certainement, après le chaos de 2016. Le ralentissement du rythme n’a pas toujours été facile, car j’étais habituée à cette adrénaline qui parfois m’a manquée. La perspective de changer de décennie lors de mon anniversaire m’a beaucoup minée, alors qu’au fond, tout ce temps passé à se faire du mouron est bien inutile. Pourquoi s’en faire pour quelque chose qui de toute manière se produira ?

Je ne sais pas de quoi demain sera fait. Voilà plusieurs années que j’ai perdu la conviction que tout s’arrangera comme par magie, avec la nouvelle année. Le bonheur se construit au jour le jour en contemplant les petits plaisirs, mais aussi en se donnant les moyens de faire ce qui nous plait. En 2017 encore, je n’ai souvent pas osé. J’espère que 2018 sera plus riche de ce côté. En 2017, j’ai aussi lu beaucoup de négativité sur les réseaux sociaux, j’ai regardé ma vie d’un air parfois trop dur en voyant ce qu’elle paraissait être chez les autres sur instagram.

Elle commence de toute manière avec de beaux projets : un weekend à Lyon pour l’anniversaire d’A., une classe de neige avec mes petits CE2, un weekend à St Malo avec la bande pour l’anniversaire de ma chère M. (bisou si tu passes par là !), et un beau voyage à Cuba avec A. (il y a beaucoup de A. dans les noms d’amis !) qui promet d’être inoubliable. Ainsi que de nombreux projets à créer. Cette année, nous serons souvent dans les retrouvailles et les weekends entre copains pour fêter nos 30 ans. La valse a commencé et elle permet de nous dire à mi-mots à quel point l’amour et l’amitié comptent plus que tout.

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2018 a commencé tout doucement, et ça fait du bien. De me lancer dans des projets, de réorganiser mon appart, de continuer de me forcer à jeter, trier mes affaires pour ne pas être trop encombrée. De me lover dans des soirées bons petits plats – séries / films avec lui. De voir les copains, pour le concert de D., de pleurer un peu parfois en l’entendant chanter parce que c’est beau, de se réjouir des moments qu’on passe ensemble. De voir que ça s’arrange petit à petit avec F. De commencer à tisser des liens complices avec les collègues.

De retrouver de vieilles photos pour les anniversaires et se dire que tout de même, on en a passé de bons moments ensemble. De passer du temps avec mes parents, en savourant. De savoir que les jours rallongent, que les beaux jours ne sont pas encore là mais qu’ils sont à venir. De manger les chocolats offerts par mes élèves chéris devant Gilmore Girls avec du thé. De paresser dans le lit le mercredi matin dans l’appart ensoleillé de Garçon Choupi, puis de marcher dans l’air frais en passant devant les cafés, les boutiques, les murs chargés de street art du quartier. De sourire parfois, pour rien, à un enfant qui me fait des sourires dans le train, parce que je retrouve une chanson oubliée, parce que ça sent bon le poulet rôti quand je passe devant le boucher, en recevant des textos des copains.

En 2018, je ne peux que nous souhaiter de merveilleux souvenirs à venir, d’oublier les chagrins et les soucis, du beau et de l’inutile, parfois, des paillettes dans le cœur et dans les yeux, des levers de soleil, des moments que nous voudrons arrêter pour l’éternité, de réussir à vivre avec nos imperfections et nos doutes, de la joie et surtout beaucoup d’amour et des rêves à n’en plus finir.

Je vous dis à très bientôt, en attendant, j’ai mon sac à finir avant de partir demain matin pour les pistes enneigées. Une nouvelle aventure, que c’est bon de commencer une année en se lançant dans quelque chose qu’on n’avait jamais fait.

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Papotages, avent et bingo séries

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Une de mes photos de Disney sauvées …

Encore du temps s’est écoulé depuis mon dernier message… Merci pour vos petits mots qui m’ont réconfortée. La gestion de mes soucis a pris beaucoup de temps (surtout que tout n’est pas réglé grrrr), et j’ai consacré le reste de ce temps en priorité à mon travail… Il en restait un peu pour des séries, pour s’évader, et pour dormir (curieusement, l’arrivée du froid plus tous ces soucis = je suis hyper fatiguée)

Mais avec l’arrivée de l’hiver, s’annonce la période de l’Avent, que j’aime toujours autant ! J’ai commencé à me mettre dans l’ambiance en rangeant et réorganisant mon appart (forcément, tout était sens dessus dessous) et en installant une ambiance cocooning pour « échauffer » mon mode Noël : petites bougies, ma boîte de thé de Noël offerte l’an dernier lors d’un swap avec Mypianocanta et une bonne dose de téléfilms de Noël, le péché mignon que je sais partager avec plusieurs d’entre vous…

En plus de cela, je me suis découvert une passion pour les vidéos Youtube (que je regarde en faisant autre chose). Des vidéos de booktubeuses parlant de leurs lectures, d’autres chaines parlant de décoration de Noël ou d’achats de vêtements, des petits bonbons que je picore de ci de là.

Cette année, comme d’habitude, il y aura les challenges de Noël et j’ai hâte d’y être !

Et en plus j’ai découvert chez Tequi smells like chick spirit le bingo des séries.

Kézako ?

Un bingo avec des thématiques chaque mois, et des éléments précis à valider en fonction des épisodes vus dans le mois… Pas si facile que ça mais très drôle ! Au menu ce mois-ci :

un point pour un personnage tatoué, un point pour un personnage qui dit être en retard, un point si on rattrape son retard dans une série, un point pour avoir vu 3 épisodes de Thanksgiving, ou encore un point pour avoir bu une boisson chaude devant une série…

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Les premiers peuvent choisir les thèmes du mois suivant ! Je n’espère pas cela, si je valide la moitié des points je serai déjà contente, je ne regarde pas tellement de séries

Bref, ce n’est pas toujours facile, mais c’est très drôle de guetter des points à valider dans les différentes séries que je regarde, et cela m’a remotivée à regarder des séries abandonnées… Ce mois-ci, j’ai passé plus de temps à la maison, à travailler et me reposer, et cela signifiait aussi plus de séries !

Bilan à venir le 7 décembre, et les thématiques du mois suivant qui je l’espère seront parsemées de neige et d’esprit de Noëëël ! (oui vous avez compris, je vais devenir monomaniaque).

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Si vous voulez en savoir plus sur les règles (que j’ai expliquées très brièvement) et vous inscrire, c’est ici.

Et par chez vous, quoi de neuf ?

 

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Oh well… hello September

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Pourquoi se réfugie-t-on dans les histoires ?

Pourquoi, ces rêves d’évasion, d’ailleurs, de se dire que la vie sera meilleure et l’herbe plus verte quand on aura écumé les kilomètres, quand on sera passés au pré d’à côté ?

Pourquoi toute cette fiction, que l’on s’invente, dont on se délecte, ces romans, ces séries, ces films, avec le bonheur de se fondre dans la peau d’un autre, oh juste pour quelques heures, juste pour oublier, pour vivre ces mille et une vies que l’on n’a pas pu vivre ?

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Je rêvais de cet été éternel, loin de la réalité, loin, loin, loin de tout. Il a fallu faire des choix ; les frais d’un déménagement ne permettaient pas de partir loin . Il fallait ranger, préparer l’année scolaire. Il y a bien eu une jolie, si jolie semaine au pays basque, mais une petite semaine, ce n’est pas assez pour l’exigeante que je suis de me laisser dépayser. Depuis, j’ai passé du temps à gérer une invasion de mites et à vivre au milieu des cartons et des sacs de vêtements, en traitant tout peu à peu.  L’autre soir, il m’a bien semblé qu’une souris a couru se réfugier derrière ma machine à laver.

Ca m’a parfois donné un peu le cafard, sans mauvais jeu de mots.

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Paris me fait un choc quand je rentre, je la trouve si bruyante, si fatigante, les gens partout me donnent le tournis.

Heureusement, il y a eu la Bretagne, un festival de musique réjouissant, la voie lactée dans la campagne la nuit, les pique-niques de retrouvailles sur les quais avec les copains, ma première séance de photographe pro pour un mariage sur la plage avec des ballons, du soleil et une grande dose d’imprévus…

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Hier soir j’ai savouré une boisson fraiche sur le balcon de mes parents, en écoutant les grillons dans l’air chaud et en lisant. Je me disais, non c’est trop tôt.

Je ne sais pas ce qui s’est passé cet été, mais il a vraiment filé en un clin d’oeil. J’ai l’impression que c’était hier seulement que je disais au revoir à mes maternelles.

Heureusement, il y a les soirées game of thrones / glace à la noix de coco avec lui, les salades, les promenades…

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Heureusement, il y a l’automne qui arrive, la perspective de passer nos après-midis de weekend à profiter, à boire du thé chaud avec des gateaux, des balades dans la nature

Heureusement il y a l’odeur des livres neufs dans lesquels je me plonge pour préparer la rentrée.

Heureusement, il y a les projets de décoration de l’appartement, pour l’aménager à mon goût et la hâte que tous les sacs poubelle disparaissent.

Heureusement, il y a encore bien des belles choses à espérer.

Avec l’envie de revenir un peu par ici ! Je sais que je dis ça souvent, et que je ne trouve pas le temps, mais je continue d’y croire…

Belle rentrée à tous et toutes !

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Le coeur gros

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Ce soir, comme tant de soirs, j’ai regardé le crépuscule tomber sur les toits en soupirant devant tant de beauté.

Ce soir, j’ai contemplé ce spectacle divin, et j’ai tenté de me souvenir de la première fois que je l’ai vu. Et puis ce souvenir ne m’est pas venu. Il est disparu, effacé de ma mémoire dans le brouillard de ces jours confus. Je me souviens bien des jours qui ont suivi, où chaque matin, inlassablement, j’ai pris la même photo de cette vue. Mais la première fois ? Non. Sans doute avais-je le coeur aveuglé par le chagrin, le coeur trop gros.

Ce que ces jours m’ont appris, c’est de savourer, et j’ai toujours vécu pleinement chaque moment de grâce, quand je rentrais dans la rue qui sentait la noix de coco, parmi les fêtards des bars, quand j’écoutais Paris soupirer d’aise alors que l’air frais s’engouffrait par de voluptueuses caresses par ma petite fenêtre sous les toits.

Depuis un moment, je l’ai senti, qu’il était temps. Que ça y est, cette parenthèse, dans ma bulle, ma cachette hors du temps et hors de Paris s’achevait, qu’il était temps de quitter ce petit nid.

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Et puis j’étais soudain effrayée, à l’idée de quitter tout cela, et mon coeur me murmurait des non d’effroi. Mais on ne peut reculer devant la vie qui avance, et il est bien temps de repartir. Comme les oisillons que j’entends en juin sur nos toits se préparer à s’envoler, je crois que j’ai suffisamment récupéré.

Mais ce soir, après une conversation avec Coloc, qui est en pleine recherche d’apparts, j’ai soudain pris conscience qu’il allait falloir dire adieu.

Dire adieu à cet endroit où on n’entend que les oiseaux au matin, à mes petits déjeuners ensoleillés les matins d’hiver, au chat des voisins qui passe par la fenêtre quand l’air est encore frais les jours de canicule.

Dire adieu aux soirées fish n chips / télé, aux improvisations sonores sur Aladdin, aux soirées à boire du rosé sur le toit, à l’odeur du pain grillé qui monte quand je suis encore au lit, aux soirées thé au jasmin / discussions, au bruit rassurant de la clé dans la serrure alors que je m’endors, des zigzags en rentrant de soirée pas très droit, de sa présence quotidienne, parfois même invisible, mais si douce à sentir.

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C’est peut-être pour ça, que comme quand je suis arrivée, je ne peux plus m’empêcher de photographier quotidiennement cette vue, qui fut un salut, un crève-coeur, un remède. Soudain, je me rends compte qu’un matin, je me lèverai et je ne verrai plus ce miracle de la lumière qui parait sur Paris, et j’en pleurerai, sans doute un peu. Probablement beaucoup.

Bien sur, cela voudra dire du bonheur, de nombreuses choses positives. Mais en attendant, il faut dire adieu à cette partie de ma vie, et j’en ai le coeur un peu déchiré.

Qu’elles ont été dures, ces deux années, et oh combien j’ai pleuré. J’ai longtemps cru que je ne serais plus jamais heureuse. On me le disait, mais je n’y croyais pas. En tout cas, jamais plus aussi heureuse que je l’avais été.

Avais-je prédit, ce soir il y a deux ans quand il a pris ma main devant ma détresse et m’a proposé de venir vivre ici, aurais-je douté que ce soir, je ne repenserais qu’au bonheur qui a inondé ces 2 ans, à la chaleur des coeurs de ceux qui m’ont entourée quand je me croyais seule ? Oui, finalement, il y a eu bien plus de bonheur que de malheur, je crois. Oui, j’ai été infiniment triste, mais encore plus heureuse. Aurais-je pu seulement soupçonner que déjà, tous les souvenirs négatifs auraient disparu pour que ne reste que le meilleur ?

Aurais-je pu penser, que mon coeur, au lieu de se dessécher, s’épanouirait et que la vie serait plus vivace encore que jamais, bouillonnante et fleurissante, qu’elle emporterait avec elle tant de choses, tant de moments, précieux comme un coucher de soleil rosé sur la ville des lumières ?

Mais qu’elle conserverait intact tout au fond de moi, et sans doute pour toujours, ce qui fait le sel de ces souvenirs, l’écume des tempêtes qui reste lumineuse quand tout le reste s’assombrit. L’écume qui nous fouette au visage, qui nous rappelle pourquoi on pleure, les soirs où la vie semble déborder d’un coeur pourtant bien agrandi par les émotions qui l’habitent.

Les soirs où il fait doux et où on se dit, et finalement, finalement, il en aura fallu bien du temps, pour en arriver là, où l’on se dit « quelle chance que la vie m’ait amenée là ».

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Comme un rêve qui frissonne

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Ça fait comme un frisson dans l’estomac, un vertige immobile, une sensation que je connais pour l’avoir déjà ressentie souvent, mais j’en ai toujours le souffle coupé quand ça me prend, quand après avoir petit à petit grignoté des bouts de rêves, elle s’installe jusqu’à prendre une place, la place, toute la place.

J’ai envie de repartir, de partir sans me retourner. Quitter un peu les attaches qui me ramènent dans le quotidien, partir pour laisser s’étendre les ailes qui poussent dans mon cerveau, voir ailleurs, le désert qui s’étend, la poussière qui recouvre les jambes, les lieux vides, l’espace à l’infini.

Ici j’étouffe, la grisaille me rappelle les larmes qui ont laissé leurs trainées acides dans mon cœur, je ne veux plus les voir, je ne veux plus les entendre, je ne veux plus les sentir. J’ai envie de respirer l’odeur de la liberté, avec pour seul bagage mon âme sous les étoiles.

Bientôt, le vent sous mes semelles m’emmènera là bas. Bientôt.

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Ca tourne en boucle – mars 2017

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Le retour du rendez-vous musical du mois…

Alors, qu’ai-je écouté ce mois-ci ? La sélection sera très éclectique… Il y en a pour tous les goûts ! (et pour toutes mes humeurs au gré des jours)

Bon je vous ai déjà parlé ici de mon nouvel amour pour Alicia Keys. Non mais sérieusement, cette voix, cette émotion.

So everytime you hold me
Hold me like this is the last time,
Everytime you kiss me,
Kiss me like you’ll never see me again.

Sinon, comme à peu près la terre entière (non ? Bon ok j’exagère), je suis tombée folle amoureuse de la BO de La La Land (et du film aussi au passage), et je l’écoute en boucle depuis.

C’est merveilleux, ça met de bonne humeur, ça met des papillons dans le coeur, ça donne envie de danser sous la nuit étoilée. Ca rend triste, également, mais d’une tristesse qui rend les choses un peu plus brillantes dans l’obscurité.

Dans un autre genre, je ne me lasse plus d’écouter les Black Keys. Le seul truc qui me manque, ce serait une voiture et des routes traversant des champs poussiéreux sous un soleil de plomb. Oui, vous l’avez compris, en ce moment, j’ai des rêves de grand ouest américain qui ne me quittent plus… I left my heart in California, on dirait.

Et puis comme la Californie, c’est parfois (un peu trop) loin, il y a cette chanson mélancolique de Sébastien Schueller que j’aime écouter dans le bus les jours de pluie, en regardant les gouttes couler et tracer des trainées dans la buée sur les vitres, en comptant les jours avant la fin de l’hiver…

En janvier,j’ai fait quelque chose que je ne fais jamais : aller voir un groupe juste à cause d’une chanson. Je l’avais déjà partagée par ici, tant je l’ai écoutée depuis que feu garçon choupi me l’avait fait découvrir. Et puis il y a N. qui a mis une photo du billet sur instagram, et sur un coup de tête, j’ai décidé d’acheter un billet aussi. C’était d’autant plus un coup de tête, que N., c’était un garçon que je n’avais vu qu’une fois lors d’un rendez-vous qui n’avait pas abouti, alors sur le coup, quand on s’est retrouvés devant la salle, je me demandais un peu ce que je faisais là, d’autant plus que j’étais malade ce jour là…

J’étais venue juste pour entendre MA chanson, et je savais même comment, en l’expliquant à N. : le chanteur reviendrait seul sur scène après le premier rappel, il s’emparerait de sa guitare acoustique, le public crierait un peu, puis se tairait religieusement pendant qu’il entonnerait le début, dans cette atmosphère si spéciale que l’on retrouve dans un concert, quand l’émotion devient si palpable, comme un souffle d’air chaud, quand on sent cette masse de gens liés par ce fil invisible, avant le moment où ça explosera pour que le public puisse exprimer son bonheur.

Et vous savez quoi ? C’est exactement ce qui s’est passé. Et c’était si beau.

Et puis il n’y a pas que ça, parce que toutes les autres chansons étaient entrainantes, joyeuses, tendres et on a même eu droit à une reprise électrique de la vie en rose.

Et vous qu’écoutez-vous en ce moment ?