blablabla

Une nouvelle année

2019, une nouvelle année.

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Peut-être que cette fois, je laisserai derrière moi les moments de doute où les fantômes viennent me grignoter des bouts de coeur et me souffler à l’oreille que c’est trop dur

Peut-être que cette année, le temps arrêtera de disparaitre en me laissant avec ma liste de tâches non accomplies

Peut-être que cette année, je perdrai moins de temps pour des broutilles, des remarques de personnes qui aiment donner leur avis sans forcément que ce soit réfléchi

Peut-être que mes pas me conduiront dans des contrées inexplorées

J’espère que des surprises émailleront cette année, que les amis seront toujours près du coeur pour savourer de beaux instants avec eux, que la santé continuera d’accompagner mes proches, que le soleil brillera si fort qu’il nous éblouira plus d’une fois.

2018 fut encore une année bien remplie. L’année pour savoir définitivement fermer des portes, pour ne pas avoir peur d’en rouvrir d’autres pour soigner plus en profondeur les blessures qui sans doute resteront, mais continueront peu à peu de s’estomper, tout doucement. Parfois, cela me semble si laborieux, et pourtant, parfois, je vois que le temps fait son oeuvre.

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Avec le recul, je n’ai pas trop aimé 2017. Beaucoup de moments où j’avais le sentiment de retourner en arrière, des moments de détresse au travail, un cambriolage. 2018 m’a enrobée de douceur qui a agi comme du miel sur les meurtrissures. Il y eut des tempêtes, mais aussi des moments de libération. Car les choses que l’on tente d’étouffer, ce sont elles finalement, qui nous engloutissent et finissent par nous étouffer elles-mêmes. J’ai appris à les regarder en face, à oublier ceux qui ne voulaient pas écouter quand la douleur était là, oublier ceux qui étaient là pour les mauvaises raisons. Et au contraire, à rouvrir mon coeur pour y faire de la place à ceux qui en valaient la peine.

C’est un long chemin, mais le faire en sachant que c’est possible et que l’on n’est pas seul est si important.

En 2018, on a emménagé ensemble, dans notre appartement qui sent encore les cartons, les meubles neufs et où chaque élément installé est une petite victoire du quotidien. Un égouttoir à vaisselle, un rideau de douche, un flexible. Les histoires de bricolage ne m’ont jamais intéressée, mais ce sont ces petits riens qui peuvent apporter cette douceur de vivre, dans notre cocon que nous aménageons.

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Cette année, ma tante nous a quittés, et j’ai encore du mal à réaliser qu’elle n’est plus là. Je pensais mon enfance envolée depuis longtemps, et pourtant, avec elle s’en est allé un bout de cette enfance, un jour d’automne, sous le soleil absurde du sud.

Ce triste événement a pourtant déclenché un nouveau mouvement dans la famille, et laissé de la place à un nouveau départ : cette année, j’ai revu mon cousin dont nous n’avions plus de nouvelles depuis 18 ans à cause de sombres histoires de famille. Que c’est inouï, à quel point des choses fondamentales à l’époque paraissent aujourd’hui si futiles, face au gâchis des années passées à s’ignorer et à louper tant d’étapes de nos vies. Tant de voeux secrets de se recontacter de chaque côté, pendant des moments forts, sans oser. Tout ce temps passé, et puis un matin, on apprend qu’on n’aura pas l’occasion de dire au revoir à une personne que l’on aimait, qui faisait partie de ce que l’on avait toujours connu. Alors, ça fait réfléchir, et on a osé. J’ai envie de penser que ce décès aura au moins permis de retrouver un membre de notre famille et qu’elle en aurait été heureuse.

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En 2018, il y eut aussi de beaux voyages : la classe de neige qui m’a fait vivre une expérience incroyable avec des élèves qui ont gonflé mon coeur d’amour, les Alpes avec lui et un séjour de ski intensif, Stockholm en mai et puis Cuba, vivre au rythme de ce pays incroyable, découvrir une culture et des gens si attachants, des rires et des larmes auprès de mes chères amies, avec qui je pourrais tout supporter.

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L’été en Bretagne, les nuits à la belle étoile pour admirer les étoiles filantes en s’endormant, entendre le bruit des vagues quand on s’éveille, la liberté totale de vivre au grand air, lire, se goinfrer de soleil, se baigner et discuter de la beauté fragile de la vie. 2018, ce fut aussi un concert d’anthologie en voyant Patti Smith à la route du rock, des milliers de corps qui vibrent à l’unisson d’un chant scandé, la poésie qui s’échappe et nous enveloppe, et puis ce petit miracle d’une chanson qu’elle reprend, une chanson qui avait le gout amer des souvenirs de promesses vaines, et puis, sentir la rancœur qui s’envole plus haut que les mouettes du fort, remplacée par cette petite luciole d’espoir qui dit que cela aussi, passera.

« Some things are meant to be. »

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Les mercredis ensoleillés avec du thé et mes séries préférées, les cafés pour lire de la poésie, les soirs où la neige tombe et où Paris semble nous appartenir toute entière, les soirées karaoke avec les amis, les chansons des Smiths dans Paris qui s’éveille avec l’odeur des cafés qui ouvrent, celle, chaude et réconfortante du métro, les cinémas du mardi soir, les jours de pluie où l’on peut mettre son pull et ses chaussettes préférées, les mots d’amour murmurés le soir quand on s’endort et puis les matins roses, roses couleur d’espoir.

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Tout ça, c’est comme d’habitude, mais que c’est bon de savoir que le bonheur est fait de ces moments intemporels.

Oui, parfois, j’ai eu l’impression que 2018 m’a redonné l’espoir.

2019 a déjà commencé à s’installer, et nous voilà déjà fin février, mais bon, je vais à mon rythme. Je n’ai pas le temps de tout faire, et aujourd’hui, malheureusement, je n’ai plus le même temps à passer sur les blogs à lire et pour parler de mes lectures et d’autres choses. Mais les rencontres au sein du groupe lecture nord-américaine Picabo redonnent de l’élan à mes lectures qui ont été très spartiates pendant un moment et la lecture reprend sa place dans ma vie… Alors j’en profite !
Et pour le reste aussi, il y aura de belles choses dont il faudra profiter… Un weekend prolongé à Rome en amoureux, le premier mariage dans mon cercle d’amis (je suis déjà en train de chercher ma robe hum hum), des brunchs, des sorties d’expos, une cousinade en mai, des rencontres avec les parisiennes du Picabo, et puis tout le reste qui n’est pas encore prévu…

Et vous, comment se passe votre début d’année ?

blablabla

Nouvelles fraiches

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Et comme il s’en est passé des choses, depuis la dernière fois que j’ai tapoté par ici. Avec surtout, un grand événement, car nous avons déménagé.

Une opportunité, un coup de coeur pour ce bel et grand appartement. En quelques jours, c’était acté et il ne restait plus qu’à faire les cartons le plus vite possible. Vous pouvez donc imaginer que nous avons été bien occupés avec ça ainsi que toutes les démarches.

Il y a deux semaines aujourd’hui, nous nous sommes installés dans l’appartement, en plein camping. Le lit était là, mais il a fallu attendre aujourd’hui pour que les autres meubles arrivent (la livraison ikea a été repoussée à cause du mouvement des gilets jaunes… J’ai vraiment hâte qu’on monte le canapé ce soir pour pouvoir profiter du salon et le reste des meubles pour pouvoir ranger !)

A cela se rajoute le boulot très chronophage, avec une impression lancinante de faire du sur-place et de parfois ramer bien seule face au manque de motivation de mes élèves…

Je dépense une énergie importante pour les cadrer, car ils sont très excités et bavards et en ce moment, j’ai du mal à me motiver pour travailler quand je rentre et que je n’ai qu’une envie, c’est de me mettre en pyjama, aller des bougies et boire du thé dans mes mugs (qui ont désormais une étagère entière pour eux, je suis tellement contente d’avoir de la place), ranger peu à peu, trouver une place pour mes livres et chaque objet. J’ai hâte de dégager le salon et d’installer le sapin de Noël. La première fois que j’ai visité l’appartement, j’ai imaginé le décorer pour Noël et ai su que je voulais ça, vivre dans cet appartement avec lui.

Le mois de décembre s’annonce encore chargé avec temps de l’Avent, réunions, PPS, évaluations, remise en main propre des livrets… Je ne rêve que d’une chose, m’enfermer dans ma bulle pour lire, écrire, faire des photos en me baladant, ressortir les CDs et redécouvrir nos albums… Le retour à la réalité est parfois brutal, et j’ai toujours la frustration de manquer de temps pour savourer le mois de décembre. J’espère retrouver bientôt la force de lire ; en ce moment, le cerveau est trop chargé pour réussir à s’immerger dans une histoire. J’ai aussi envie de préparer des gâteaux, de regarder des téléfilms de Noël sirupeux le mercredi après-midi sur mon nouveau canapé bordeaux (je vous ai dit que j’étais trop contente qu’il soit là ? )…

J’espère que vous allez bien et vous dis à très bientôt pour les challenges de Noël !

 

blablabla

September mood

Howdy guys!

La rentrée est passée et nous sommes en plein mois américain alors qu’on est déjà le 15 du mois ! Gosh!

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Tous les ans, je n’ai qu’une envie pendant l’été, c’est de grands espaces et je fais une boulimie de livres, séries, films venus de ce pays qui me fascine tant. En plus, cette année, c’est l’année du Festival America de Vincennes, rendez-vous immanquable depuis que je suis à Paris et que j’attends avec impatience ! J’ai la chance d’avoir un planning chargé de rencontres d’auteurs grâce au Picabo River Book Club, un groupe créé par Léa Touchbook sur Facebook pour les fanas de littérature américaine. Rejoignez-nous si vous êtes intéressés (vous pouvez trouver le groupe en tapant son nom dans la barre de recherches Facebook).

Je ne ferai pas de PAL américaine car je lis toujours moins que prévu, mais voici quelques lectures du moment :

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Et puis puisqu’on continue dans les projets, cette année je rajoute une couche de mois américain puisque ce sera un thème que je vais exploiter en classe avec mes CE2 ! Le projet d’année de l’école est « la musique en mouvement », et j’ai donc prévu de faire voyager mes petits élèves autour du monde en musique !

Et première étape : les Etats-Unis avec le blues et le jazz ! Une intervenante viendra pour qu’ils apprennent une chanson traditionnelle chantée par les esclaves dans les champs de coton : Pick a bale of cotton. En français, je vais compléter le projet avec plusieurs jolis albums sur ce thème dont je vous reparlerai !

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J’ai aussi réussi à obtenir des ateliers à la Philharmonie de Paris autour de leur expo sur les comédies musicales et sur les percussions de Cuba (héhé, j’avoue j’ai choisi le thème en fonction de mes goûts !). Après une petite frayeur cette semaine quand on ne retrouvait nulle part la résa à la Philharmonie, le problème a été réglé et je suis tellement impatiente d’y assister !

Bref, que de réjouissances ! Heureusement qu’il y a ces chouettes projets pour oublier les tracas (commande en retard, albums d’anglais pour la classe que j’ai commandés introuvables, tout le monde du côté de l’administration qui se renvoie la balle et toi au milieu qui te bat juste pour obtenir les outils qui te permettent de travailler… Bref !) et un gros coup de mou suite à un décès dans ma famille qui a pas mal chamboulé la rentrée…

Je profite du weekend pour souffler un peu et venir alimenter le blog. Profiter aussi des derniers beaux jours avant l’arrivée de l’automne… Et la rentrée a aussi été synonyme de rentrée photo, puisque je me suis inscrite à un autre club photo après avoir arrêté au précédent… Ce club a l’air très actif et je suis sûre que cela va me redonner un élan pour m’améliorer encore et pourquoi pas tester de nouvelles choses en photo. Plus les montrer aussi ! C’est ma résolution de cette rentrée.

J’ai fini ce blabla de changement de saison et il est temps que je file à la librairie ! Je vous souhaite un bon mois de septembre et à très vite !

mois américain

blablabla

La liberté de sentir les herbes folles nous piquer les mollets

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Johnny Cash – Hurt

What have I become
My sweetest friend
Everyone I know
Goes away in the end
And you could have it all
My empire of dirt
I will let you down
I will make you hurt

Ce matin, je me suis levée en pleurant. Je pleurais parce que nous sommes le 8 du mois et que je suis déjà presque à découvert, parce que dans ces moments là, tout devient conditionné par cette obsession de l’argent que je n’ai pas, de l’argent à ne surtout pas dépenser. Il m’a proposé d’aller au cinéma (des mois qu’on ne l’a pas fait) et j’ai répondu que non, ça coûtait trop cher.

Et puis je suis passée par ici, j’ai retrouvé de vieux articles dont celui-ci. La puissance des émotions qui en jaillissaient m’a stupéfaite, et j’ai ressenti à en avoir le souffle coupé tout ce bouillonnement qui m’agitait alors. A ce moment là, j’avais tant perdu, j’étais tant perdue que seul l’essentiel, seul le primordial comptait. Je gagnais encore moins qu’aujourd’hui, et pourtant l’argent n’avait tellement plus d’importance. Il ne pourrait jamais racheter ce qui comptait, il ne pouvait pas m’offrir ce que je voulais.

Dans ces moments là, ce sont les actions des gens autour de moi, ces choses qui ne valent rien et pourtant valent plus que tout qui m’ont marquée, parce qu’elles avaient le prix inestimable du don le plus pur, celui fait avec le coeur.

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Cet été, c’est mon amie A. qui a connu des moments difficiles. Je la vois déboussolée, et je reconnais si bien les méandres qu’elle a à traverser actuellement. Il est si difficile de voir souffrir quelqu’un sans pouvoir faire grand chose d’autre que dire « ça ira, je te promets, je ne sais pas quand, mais un jour, ça ira mieux ». Elle m’a envoyé les photos que j’ai perdues dans mon cambriolage de mon séjour au Canada quand j’étais venue la voir et ils m’ont replongée dans ces souvenirs… Il y a trois ans. Une éternité et si peu en même temps.

Cet été-là, j’avais sorti le livre de Patti Smith qu’on m’avait offert pour mon anniversaire quelques mois avant. Il y a des périodes où la sensibilité affleure, où le moindre souffle de vent dans les feuilles m’émeut, et l’été se prête bien à ces contemplations teintées de nostalgie. J’aime me plonger dans des textes poétiques dans ces moments-là.
L’été me fait revenir vers l’enfance, lorsque je rêvassais dans mon verger secret à la campagne, rempli d’herbes folles qui me piquaient les mollets.
L’été me rappelle mes souvenirs quand petite, j’occupais les longues journées ensoleillées dans la maison de ma grand-mère, à regarder le temps qui s’écoulait, égrenant ses secondes sans se presser, une époque où je ne me souciais pas des contraintes et des deadlines. Chaque seconde existait pour être remplacée par la suivante. Ainsi étaient remplies les journées.

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Heureusement qu’il existe l’été, et ces espaces qui ne sont pas totalement aménagés, transformés par l’homme, pour revivre encore ces instants où le temps est suspendu, des instants indispensables pour ne pas oublier ce qui est si beau, se trouver en phase avec le monde qui nous entoure.

Sans frères et soeurs, sans personne pour me garder pendant les vacances, lorsque ma chère grand-mère n’était plus parmi nous, j’ai appris à passer mes journées seule. Je ne savais pas alors, que ces longs moments dans la nature, à marcher ou à écouter de la musique seraient un ciment pour lier toutes les pépites que j’accueillais en moi, avide de découvertes, de lectures, de connaissances. J’absorbais tout, comme une éponge, en rêvant d’un ailleurs, d’un plus tard, lorsque je serais grande et que je volerais de mes propres ailes, à la découverte du vaste monde.

Puis le temps a passé ; j’ai parfois oublié que sans ces moments de solitude heureuse dans la nature, avec le ciel comme témoin de mes cogitations et le vent qui me souffle l’instant présent dans les oreilles et dans le cœur, je dépéris comme une fleur qui se fâne. C’est lorsque je retrouve la nature, qui m’accueille dans ses grands bras piquants et chauds de soleil, que je me rends compte que j’étais en apnée jusqu’alors.

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Cet été, j’ai découvert qu’il n’y a pas tant de choses qui me rendent plus heureuse que de contempler un papillon aller de ci et de là, tandis que je demeure immobile, attentive à ne pas perturber sa danse délicate par ma présence. Cela peut sembler stupide. Cela peut sembler évident. Il y a si peu de papillons qui remplissent ma vie à Paris…

Cet été, j’ai compris que je me lassais de ma ville. Moi qui trouvait tant de liberté dans les possibilités qu’elle m’offrait, dans l’anonymat que j’y ressentais, voilà que je m’y sens prisonnière, comme enfermée dans une cage dorée. J’ai l’impression d’étouffer entre les quatre murs de mon appartement. Les quelques semaines de camping, de vacances au bord de la mer qui m’offraient un horizon infini du lever au coucher m’ont fait changer d’avis sur les paysages de la liberté.

Je me demande alors à quoi rime cette vie que j’ai choisie, pourquoi je ne pars pas vivre au milieu des bois, la course du soleil pour seule ligne à suivre. Oh, je sais bien que je m’ennuierais bien vite dans une telle vie, c’est l’avantage de grandir et de se connaître de mieux en mieux. Alors, je patiente jusqu’au prochain été, qui amènera son lot de réveils enchantés, de moments qu’on chérira pour toujours.

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Mais voilà, ce weekend, il y avait le festival la route du rock dans ma Bretagne, et surtout, il y avait Patti Smith. Patti Smith que j’écoutais à 17 ans, en mettant les fringues vintage de ma mère des années 70, en me passionnant pour ses combats, Patti Smith qui montrait que l’on pouvait être soi, qu’il était si important de choisir sa route en dépit de ce que les autres attendent de nous. Il n’y a pas de mots pour décrire les émotions ressenties en la voyant jouer, chanter, déclamer ses textes engagés, rappeler les combats, rendre hommage à ceux qui sont partis, être heureuse sur scène… Une immense artiste qui, malgré ses 71 ans, insufflait une vague d’énergie à la foule, projetait de la poussière d’étoiles qui retombait sur le public charmé.

Alors après avoir profité de la mer, en rentrant à Paris, je retrouve mes 4 murs et je me sens bien orpheline de la déferlante d’émotions qui ont parsemé cet été, orpheline de la beauté sauvage de paysages ensorcelants. J’ai ressorti mon livre, je me suis replongée dedans avec une tasse de thé chaud à la noisette. Quand je l’avais lu, il y a trois ans, je me souviens comme j’avais été emportée par la plume de Patti. Ses mots qui disent la grâce des choses infimes du quotidien, de l’enfance. La lumineuse clarté qui s’en dégage, lorsque l’on arrive à regarder au-delà des choses. Lorsque l’on cesse de voir un empire de poussière pour y déceler nos trésors. Cela m’avait touchée en plein cœur.

Aujourd’hui, trois ans plus tard, c’est toujours le cas. Je la lis et je repense à l’adolescente qui prenait en photo des couchers de soleil sur les brins d’herbe parce qu’ils lui évoquaient les films de Sofia Coppola, qui demandait à ce qu’on s’arrête en pleine route pour cueillir les marguerites dans les talus et qui rêvait devant l’infinité des possibles de ce que la vie avait à offrir.

J’ai espoir qu’avec le temps qui passe, on parvienne à savoir de mieux en mieux ce qui nous convient, ce qui nous aide à être heureux, sans oublier ce qui nous a fait. Pour surtout ne pas perdre de vue ce qui est précieux, pour pouvoir toujours être des glaneurs de rêves dans les grains de poussière.

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Photo datant de 2006 de mon petit coin de paradis (vous aussi vous en avez un que vous gardez en secret précieusement ?)
blablabla

Dépoussiérage de rentrée

DSCF9760Et voilà, le mois d’août continue de s’écouler, et bientôt ce sera la rentrée.

Je reviens doucement par ici. J’ai fait un peu de ménage, et mis de côté certains billets en changeant le mot de passe. Vous pouvez me le demander si vous le souhaitez.

J’ai encore beaucoup de photos à trier, beaucoup de choses à vous montrer ! J’espère que vous aussi, vous avez bien profité de vos vacances. J’ai hâte que l’on se raconte tout cela ! 🙂

 

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Hiberner, et revenir

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Eh bien, je dois dire que la pause a été plus longue que prévu par ici…

Il faut croire que cela était nécessaire. Les journées sont passées à toute allure : la classe de neige, le retour dans le bain du train-train quotidien, de l’école, les soirées pizza / raclette / canap’ / Netflix au chaud, les nouvelles vacances (où je suis repartie au ski ! et aussi en Bretagne…), la reprise… Préparer les weekends entre amis, les futures vacances (oui je sais on dirait que je passe ma vie partie, les mauvaises langues diront que les profs passent leur temps en vacances…), mais surtout la classe… Paris sous la neige, les projets photo, la vie qui s’écoule.

Aujourd’hui a été un des premiers jours de retour du beau temps. Un rayon de soleil, sortir en veste et non en gros manteau (avec  sous-couches quand il faisait tellement froid (les habits pour le ski anti-froid = meilleur investissement de cet hiver), se balader avec une amie le long du canal, voir les gens aux terrasses, faire des projets. J’adore quand on sent toute l’énergie qui revient, les fourmis dans les doigts, Paris qui renait à cette saison.

Cette année, j’ai vraiment pris le temps d’hiberner, bien au chaud dans mon cocon avec lui. J’ai repris le goût de la cuisine, tenté de préparer de plus en plus de repas maison pour éviter le tout préparé rapide. On a regardé énormément de séries, on est un peu allés au cinéma. J’ai délaissé la lecture (un peu) et internet (beaucoup).

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Le temps passe, bientôt un passage de dizaine qui s’annonce et s’est retrouvé accompagné d’un temps de réflexion sur de nombreuses choses. Mon amie A. m’a dit en riant que l’hiver est toujours le moment rituel où je remets les choses en question. Ce temps de latence, où les choses mûrissent doucement est sûrement nécessaire à mon équilibre. Puis vient le printemps, et avec lui l’énergie, les projets se créent, et lorsque l’été éclate, je me lance.

Alors les jours ont passé, et puis un jour je me suis rendu compte que cela faisait un moment que je n’étais pas venue par ici. Que cela m’avait manqué. Alors je reviens doucement, sur la pointe des pieds. En ce moment, je n’éprouve plus le même besoin de venir par ici. Ma tête et mon coeur ont été bien occupés. Il faut déblayer, faire de la place à une personne qui chaque jour prend un peu plus de place, pour prendre la place, presque toute la place. Il y a eu de la peur, du stress, sans doute en anticipant le moment où le bonheur s’en irait, vite, toujours trop vite, et puis à un moment, le fait qu’il n’y avait plus de retour en arrière possible, alors on plonge dans le vide, et puis on verra. C’est plutôt chouette, en fait. Je me rappelle des moments où je pensais ne plus jamais revivre cela.

Enfin laisser derrière soi des bouts d’amertume qui collaient à mes semelles, enfin apprécier la douceur d’une certaine tranquillité qui peu à peu fait son nid. Je me rends compte à quel point cela est lent, mais cela ne fait rien. Je ne suis pas, je ne suis plus pressée.

Il faisait encore il y a peu si froid, le printemps arrive à pas de velours. Qu’il ne se presse pas trop, le temps poursuit si vite sa course folle. J’ai envie de savourer chaque seconde, chaque instant, les fleurs de cerisier qui apparaissent, le soleil qui éblouit le matin quand je sors, les premiers fruits printaniers, ces enfants qui continuent de grandir et qui se rapprochent dangereusement de ma petite taille, les moments à venir avec les amis, mais aussi les échanges avec vous. Tout cela est trop précieux pour perdre du temps à regarder ailleurs.

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Papotages, avent et bingo séries

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Une de mes photos de Disney sauvées …

Encore du temps s’est écoulé depuis mon dernier message… Merci pour vos petits mots qui m’ont réconfortée. La gestion de mes soucis a pris beaucoup de temps (surtout que tout n’est pas réglé grrrr), et j’ai consacré le reste de ce temps en priorité à mon travail… Il en restait un peu pour des séries, pour s’évader, et pour dormir (curieusement, l’arrivée du froid plus tous ces soucis = je suis hyper fatiguée)

Mais avec l’arrivée de l’hiver, s’annonce la période de l’Avent, que j’aime toujours autant ! J’ai commencé à me mettre dans l’ambiance en rangeant et réorganisant mon appart (forcément, tout était sens dessus dessous) et en installant une ambiance cocooning pour « échauffer » mon mode Noël : petites bougies, ma boîte de thé de Noël offerte l’an dernier lors d’un swap avec Mypianocanta et une bonne dose de téléfilms de Noël, le péché mignon que je sais partager avec plusieurs d’entre vous…

En plus de cela, je me suis découvert une passion pour les vidéos Youtube (que je regarde en faisant autre chose). Des vidéos de booktubeuses parlant de leurs lectures, d’autres chaines parlant de décoration de Noël ou d’achats de vêtements, des petits bonbons que je picore de ci de là.

Cette année, comme d’habitude, il y aura les challenges de Noël et j’ai hâte d’y être !

Et en plus j’ai découvert chez Tequi smells like chick spirit le bingo des séries.

Kézako ?

Un bingo avec des thématiques chaque mois, et des éléments précis à valider en fonction des épisodes vus dans le mois… Pas si facile que ça mais très drôle ! Au menu ce mois-ci :

un point pour un personnage tatoué, un point pour un personnage qui dit être en retard, un point si on rattrape son retard dans une série, un point pour avoir vu 3 épisodes de Thanksgiving, ou encore un point pour avoir bu une boisson chaude devant une série…

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Les premiers peuvent choisir les thèmes du mois suivant ! Je n’espère pas cela, si je valide la moitié des points je serai déjà contente, je ne regarde pas tellement de séries

Bref, ce n’est pas toujours facile, mais c’est très drôle de guetter des points à valider dans les différentes séries que je regarde, et cela m’a remotivée à regarder des séries abandonnées… Ce mois-ci, j’ai passé plus de temps à la maison, à travailler et me reposer, et cela signifiait aussi plus de séries !

Bilan à venir le 7 décembre, et les thématiques du mois suivant qui je l’espère seront parsemées de neige et d’esprit de Noëëël ! (oui vous avez compris, je vais devenir monomaniaque).

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Si vous voulez en savoir plus sur les règles (que j’ai expliquées très brièvement) et vous inscrire, c’est ici.

Et par chez vous, quoi de neuf ?

 

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Oh well… hello September

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Pourquoi se réfugie-t-on dans les histoires ?

Pourquoi, ces rêves d’évasion, d’ailleurs, de se dire que la vie sera meilleure et l’herbe plus verte quand on aura écumé les kilomètres, quand on sera passés au pré d’à côté ?

Pourquoi toute cette fiction, que l’on s’invente, dont on se délecte, ces romans, ces séries, ces films, avec le bonheur de se fondre dans la peau d’un autre, oh juste pour quelques heures, juste pour oublier, pour vivre ces mille et une vies que l’on n’a pas pu vivre ?

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Je rêvais de cet été éternel, loin de la réalité, loin, loin, loin de tout. Il a fallu faire des choix ; les frais d’un déménagement ne permettaient pas de partir loin . Il fallait ranger, préparer l’année scolaire. Il y a bien eu une jolie, si jolie semaine au pays basque, mais une petite semaine, ce n’est pas assez pour l’exigeante que je suis de me laisser dépayser. Depuis, j’ai passé du temps à gérer une invasion de mites et à vivre au milieu des cartons et des sacs de vêtements, en traitant tout peu à peu.  L’autre soir, il m’a bien semblé qu’une souris a couru se réfugier derrière ma machine à laver.

Ca m’a parfois donné un peu le cafard, sans mauvais jeu de mots.

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Paris me fait un choc quand je rentre, je la trouve si bruyante, si fatigante, les gens partout me donnent le tournis.

Heureusement, il y a eu la Bretagne, un festival de musique réjouissant, la voie lactée dans la campagne la nuit, les pique-niques de retrouvailles sur les quais avec les copains, ma première séance de photographe pro pour un mariage sur la plage avec des ballons, du soleil et une grande dose d’imprévus…

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Hier soir j’ai savouré une boisson fraiche sur le balcon de mes parents, en écoutant les grillons dans l’air chaud et en lisant. Je me disais, non c’est trop tôt.

Je ne sais pas ce qui s’est passé cet été, mais il a vraiment filé en un clin d’oeil. J’ai l’impression que c’était hier seulement que je disais au revoir à mes maternelles.

Heureusement, il y a les soirées game of thrones / glace à la noix de coco avec lui, les salades, les promenades…

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Heureusement, il y a l’automne qui arrive, la perspective de passer nos après-midis de weekend à profiter, à boire du thé chaud avec des gateaux, des balades dans la nature

Heureusement il y a l’odeur des livres neufs dans lesquels je me plonge pour préparer la rentrée.

Heureusement, il y a les projets de décoration de l’appartement, pour l’aménager à mon goût et la hâte que tous les sacs poubelle disparaissent.

Heureusement, il y a encore bien des belles choses à espérer.

Avec l’envie de revenir un peu par ici ! Je sais que je dis ça souvent, et que je ne trouve pas le temps, mais je continue d’y croire…

Belle rentrée à tous et toutes !

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