ailleurs·blablabla

Comme un rêve qui frissonne

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Ça fait comme un frisson dans l’estomac, un vertige immobile, une sensation que je connais pour l’avoir déjà ressentie souvent, mais j’en ai toujours le souffle coupé quand ça me prend, quand après avoir petit à petit grignoté des bouts de rêves, elle s’installe jusqu’à prendre une place, la place, toute la place.

J’ai envie de repartir, de partir sans me retourner. Quitter un peu les attaches qui me ramènent dans le quotidien, partir pour laisser s’étendre les ailes qui poussent dans mon cerveau, voir ailleurs, le désert qui s’étend, la poussière qui recouvre les jambes, les lieux vides, l’espace à l’infini.

Ici j’étouffe, la grisaille me rappelle les larmes qui ont laissé leurs trainées acides dans mon cœur, je ne veux plus les voir, je ne veux plus les entendre, je ne veux plus les sentir. J’ai envie de respirer l’odeur de la liberté, avec pour seul bagage mon âme sous les étoiles.

Bientôt, le vent sous mes semelles m’emmènera là bas. Bientôt.

blablabla·music is love

Ca tourne en boucle – mars 2017

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Le retour du rendez-vous musical du mois…

Alors, qu’ai-je écouté ce mois-ci ? La sélection sera très éclectique… Il y en a pour tous les goûts ! (et pour toutes mes humeurs au gré des jours)

Bon je vous ai déjà parlé ici de mon nouvel amour pour Alicia Keys. Non mais sérieusement, cette voix, cette émotion.

So everytime you hold me
Hold me like this is the last time,
Everytime you kiss me,
Kiss me like you’ll never see me again.

Sinon, comme à peu près la terre entière (non ? Bon ok j’exagère), je suis tombée folle amoureuse de la BO de La La Land (et du film aussi au passage), et je l’écoute en boucle depuis.

C’est merveilleux, ça met de bonne humeur, ça met des papillons dans le coeur, ça donne envie de danser sous la nuit étoilée. Ca rend triste, également, mais d’une tristesse qui rend les choses un peu plus brillantes dans l’obscurité.

Dans un autre genre, je ne me lasse plus d’écouter les Black Keys. Le seul truc qui me manque, ce serait une voiture et des routes traversant des champs poussiéreux sous un soleil de plomb. Oui, vous l’avez compris, en ce moment, j’ai des rêves de grand ouest américain qui ne me quittent plus… I left my heart in California, on dirait.

Et puis comme la Californie, c’est parfois (un peu trop) loin, il y a cette chanson mélancolique de Sébastien Schueller que j’aime écouter dans le bus les jours de pluie, en regardant les gouttes couler et tracer des trainées dans la buée sur les vitres, en comptant les jours avant la fin de l’hiver…

En janvier,j’ai fait quelque chose que je ne fais jamais : aller voir un groupe juste à cause d’une chanson. Je l’avais déjà partagée par ici, tant je l’ai écoutée depuis que feu garçon choupi me l’avait fait découvrir. Et puis il y a N. qui a mis une photo du billet sur instagram, et sur un coup de tête, j’ai décidé d’acheter un billet aussi. C’était d’autant plus un coup de tête, que N., c’était un garçon que je n’avais vu qu’une fois lors d’un rendez-vous qui n’avait pas abouti, alors sur le coup, quand on s’est retrouvés devant la salle, je me demandais un peu ce que je faisais là, d’autant plus que j’étais malade ce jour là…

J’étais venue juste pour entendre MA chanson, et je savais même comment, en l’expliquant à N. : le chanteur reviendrait seul sur scène après le premier rappel, il s’emparerait de sa guitare acoustique, le public crierait un peu, puis se tairait religieusement pendant qu’il entonnerait le début, dans cette atmosphère si spéciale que l’on retrouve dans un concert, quand l’émotion devient si palpable, comme un souffle d’air chaud, quand on sent cette masse de gens liés par ce fil invisible, avant le moment où ça explosera pour que le public puisse exprimer son bonheur.

Et vous savez quoi ? C’est exactement ce qui s’est passé. Et c’était si beau.

Et puis il n’y a pas que ça, parce que toutes les autres chansons étaient entrainantes, joyeuses, tendres et on a même eu droit à une reprise électrique de la vie en rose.

Et vous qu’écoutez-vous en ce moment ?

blablabla·music is love

Time to shine

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J’ai écrit un long billet bilan de 2016, et puis finalement, je n’étais plus trop sure de le publier comme ça. Alors, je le publierai, mais en privé. Si vous n’avez pas le mot de passe, n’hésitez pas à me le demander. Et en attendant, un mini bilan en musique, avec ces trois chansons qui prouvent que ce n’est pas que de la musique.

En 2015, il y avait Roar, qui disait un peu « Là vous voyez un tigre pelé, mais attendez un peu, et vous allez voir ».

And you’re gonna hear me roar.

En 2016, il y avait Beyoncé, qui disait « I’ma keep running cause a winner don’t quit on themselves », qui disait surtout, « bats-toi, bats-toi et ne baisse pas les bras, et donne tout ce que tu as ».

« Tryna rain, tryna rain on the thunder

Tell the storm I am new

I’m telling these tears « go fall away, fall away »

May the last one burn into flames »

A la toute fin de l’année 2016, le (merveilleux) algorithme de Spotify qui me conseille chaque semaine 30 chansons que je pourrais aimer (et dans lesquelles je trouve souvent de nombreuses pépites dont je tombe amoureuse) m’a fait découvrir cette chanson d’Alicia Keys. Je me souviens, quand on avait 13 ans, on écoutait en boucle « Fallin' », tirée de son premier album. J’ai maintes fois chantonné « Empire state of mind », en rêvant de retourner à New York, mais à part ça, j’avais un peu oublié cette chanteuse.

Et puis le coup de foudre, en écoutant cette chanson, sublime, lumineuse, somptueuse (oui rien que ça).

Love
Love will come find you
Just to remind you
Of who you are
Hold on
It will forsake you
Threaten to break you
Take what you got

Then life
It will embrace you
Totally amaze you
So you don’t give up

2016 a été rude, et il y a quelques temps, je soupirais en trouvant une vieille photo et en me lamentant sur ce détail si symbolique, mes cheveux qui avaient tant souffert.

Et puis hier, en les brossant et en regardant dans la glace, ça m’a marquée. Ca y est, ils ont repoussé.

Don’t tell me that I’m not the only that’s going through it all
Oh sometimes I feel like I’m the only that’s going through it all

But it’s time
Oh it’s time
For me to shine

Hey
It’s my time
Oh it’s time
For me to shine

Bonne année 2017, qu’elle soit remplie d’or et de lumière.

blablabla

A toi

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A toi qui as enfin emménagé avec lui, et à l’évidence qui se dégage quand on vous voit ensemble

A toi qui a adopté un petit chaton, après avoir dit au revoir à Plume après 17 ans de vie commune

A toi qui t’amuses comme une folle, qui malgré l’intensité de ton nouveau boulot, continues de déborder d’une énergie prodigieuse

A toi qui après des mois de chômage as retrouvé du travail et semble aller mieux grâce à ça

A toi qui vas tellement mieux que l’an dernier à la même époque, et à nos soirées bière / kebab

A toi qui malgré tout ce qui ne va pas à Paris continues d’avoir ton havre de paix quand tu t’enfuies dans le nord

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A vous dont le départ à Lyon dans votre petit nid semble vous combler

A toi qui m’impressionnes chaque fois que je te vois donner tout ce que tu as, dans ton métier, dans tes passions, dans tes relations avec tes amis

A toi qui es parti avec lui en Equateur, et puis sentir que tu es heureux

Et puis à toi, surtout, parce qu’on vit ensemble, et parce que je ne t’ai jamais vu si heureux et si apaisé que depuis qu’elle est là, et puis parce que de toute façon, on ne peut que l’aimer quand on la voit, tant elle est gentille, douce et drôle. Parce qu’il fait plus chaud quand je rentre à l’appart et que vous êtes là à siroter du thé lapsang souchong et que vous me racontez vos dernières aventures

A vous, mes amis, qui m’impressionnez chaque jour, et dont le bonheur qui grandit me réjouit profondément.

Vous ne lirez pas ceci, mais je suis reconnaissante de vous avoir près de moi et je suis heureuse de vous voir sourire, chaque jour.