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Humain (après tout)

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En cette période d’avent, j’ai plein de choses que j’aimerais vous montrer et absolument zéro temps.

Et puis, en fait, tout cela me semble un peu futile ce soir, tandis que je sais que tant de gens meurent dans des conditions atroces en Syrie, à l’heure où j’écris ces mots. L’insoutenable idée que nous ne pouvons rien faire.

Alors une bougie, ce soir, en pensée, pour eux tous. Même si ça ne sert à rien, comme les larmes que j’ai dans le coeur.

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Breathe in

Coucou à vous,

Me voilà de retour après quelques jours bien reposants… Une façon de reconnecter avec les douceurs de la vie et de tenter de faire fuir le stress.

_dsc9029J’ai passé une semaine au calme en Bretagne. J’ai toujours beaucoup aimé les vacances de la Toussaint et avoir la possibilité de rentrer pour cette période est une vraie chance. J’aime tant l’automne en Bretagne : il y fait si beau, souvent assez doux, et j’ai découvert en allant ailleurs que Rennes est une ville peuplée d’érables, ce qui donne des couleurs magnifiques à l’automne… Je replonge dans mes souvenirs chaque année à cette période ; les balades jusqu’au centre ville, les passages obligés à la bouquinerie, dans les magasins, et désormais dans un disquaire incroyablement bien fourni qui me rappelle celui qui avait fermé il y a plusieurs années et où j’étais toujours fourrée quand j’étais ado.

 

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C. lors d’une belle balade ensoleillée au parc des Buttes Chaumont de Paris

J’ai retrouvé des vieux magazines de musique, que je me suis amusée à relire, et j’ai reregardé Gilmore Girls et les premières saisons de Friends, mes dvds qui restent là-bas, comme de petites madeleines de Proust (il faut profiter du grand écran de la télé et du canapé vu que c’est ce qui me manque chez moi !).
J’ai discuté avec ma maman en buvant du thé, regardé avec elle des trucs nuls à la télé, l’ai aidée à trier ses photos, cuisiné du potiron et des gâteaux, me suis baladée en passant devant mon ancienne école, joué du Tiersen sur mon piano. Ma vie a beaucoup changé dans l’année écoulée, et nulle doute qu’elle continuera de le faire. Aller là-bas, c’est retrouver des certitudes, des habitudes. C’est me rappeler d’où je viens, des choses qui ne changent pas. Ca fait du bien de se raccrocher à ces racines-là, pour me rappeler de qui je suis, et des choses que j’ai pu laisser sur le bord du chemin, mais qu’il est important de rattraper à un moment.

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Dans ma bibliothèque, j’ai retrouvé mon exemplaire de Haute Fidélité de Nick Hornby, un livre que j’avais adoré quand j’avais 19 ans. Je me souviens d’à quel point j’aimais cette ambiance musique underground et l’histoire de ce disquaire au coeur brisé, qui m’avait touchée. Alors je l’ai rouvert et je me suis rendu compte que lors de cette relecture, aujourd’hui, ce livre aura un écho complètement différent. Et c’est pour ça que j’aime tant la culture, les livres, les films, la musique. Ils nous accompagnent sur notre chemin, et nous nourrissent, différemment à chaque stade de notre vie. Et repartir avec ce roman dans ma valise, quand il a fallu rentrer, c’était comme emporter un ami, un bout de ma vie de Rennes, qui m’accompagnait pour que je ne rentre pas seule à Paris.

« Celles-là, elles m’ont vraiment fait mal. Regarde bien : tu vois ton nom dans cette brochette, Laura ? »

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J’ai aussi eu la joie de partager mon séjour avec M., une amie de Paris, et de lui faire découvrir ma région adorée. Nous sommes allées à St Malo, mon endroit favori sur terre. Tout là-bas me fait me dire que quoiqu’il arrive, les choses s’arrangeront. La mer descend et puis elle remonte et finit par tout effacer, comme le temps efface les chagrins.

Il faisait doux, les gens étaient heureux, nous nous sommes laissés surprendre par la marée sur l’île du Grand Bé (accessible seulement à marée basse, le sonneur qui prévient les touristes qu’il faut partir est venu 3mn avant que l’eau ne recouvre le chemin, on n’a pas pu éviter les pieds mouillés !), et il y avait même des gens qui se baignaient !

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Ma photo (ci-dessus) publiée sur instagram a été repérée par Ouest France (alias le plus grand quotidien de France et une institution chez nous), et une journaliste m’a contactée pour… la publier dans le journal et sur leur site internet ! Oui oui !

Ca a été de la folie, le nombre de gens qui ont vu, commenté, partagé mes photos m’a laissée scotchée. Et le petit truc qui me fait le plus plaisir, c’est sans doute mes parents qui me disent que leurs amis / collègues leur ont parlé de ma photo car ils l’ont vue dans le journal, et voir qu’ils sont fiers de ça.

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Ce séjour m’a ressourcée, et inspirée. Je ne cesse d’avoir des idées de photos, j’écris, j’ai 36 000 projets en tête. Je me suis surprise à sauter, danser, sans raison, parce qu’un rayon de soleil apparaissait. J’ai aussi été un peu mélancolique, mais ça va et ça vient. Malgré les moments de tristesse, j’ai l’impression que petit à petit, la pente se fait plus douce.

Et puis je suis rentrée, et il y avait les amis, qui étaient là, les petits dejs et dîners avec Coloc et sa copine, et puis le voir heureux, une première raclette pour la saison avec eux et une amie, une séance de piscine avec M. avec qui j’ai eu des fous rires qui m’ont fait boire la tasse, les messages de K qui est parti loin et qui me font rire et voyager en même temps, les trajets de train de banlieue où je savoure le plaisir d’écouter ma playlist préférée, mettre Pulp à fond dans l’appart, écrire, écrire, écrire cette histoire, le bonheur des petites choses, la reprise avec les conversations avec les collègues, et les enfants que j’étais ravie de retrouver.Et puis un rendez-vous, quand on ne voit pas les heures passer. Une envie de papillonner, un peu, sans se poser de questions. Une envie de profiter.

Photos personnelles non libres de droit

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Le bruit du monde

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Un peu de silence par ici… Il faut dire que je n’en peux plus du bruit. Le bruit en classe quand tu as l’impression que ça vire au chaos et que tu dois empêcher tout le monde de se taper dessus ou pleurer. Le bruit dans la rue, dans le métro, qui te fait sursauter – je ne supporte plus d’entendre des cris dans le métro.

Le bruit de toutes les discussions qui en ce moment finissent inévitablement par finir en drame, au point où ça en devient insupportable de devoir contrôler tout ce que tu dis. Depuis 15 jours, il y a un mini-drama qui explose tous les 3 jours en moyenne. Depuis ce temps, je ne rêve que d’une chose, d’aller sur une île déserte, où je n’aurai plus à m’inquiéter en permanence des conséquences de chaque action ou parole.

Et puis vous savez quoi ? Ma voix est partie. Pfuit, une grosse rhino et une journée en classe, et plus rien ne sort.

Alors si ça ne vous dérange pas, je vais partir me retrancher dans ma solitude (mais après je reviens !)

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Blog en vacances

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Le rythme ralentit… Pas le mien, car je suis plutôt occupée, actuellement, entre les pique-niques entre amis et autres réjouissances, et surtout la préparation du départ pour San Francisco… départ jeudi et les préparatifs me rendent folle de joie !! Quel bonheur de réserver des motels dans le désert et des emplacements de camping au coeur de Yosemite… et il y a tant d’autres choses qui s’annoncent formidables !

Alors je vous souhaite un bel été et vous dis à bientôt !

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(photos trouvées sur pinterest)

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It’s already le mois anglais !!

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Comment, vous ne savez pas que juin, c’est le mois anglais ?

Pourtant, regardez par la fenêtre : il pleut à seaux, et on n’a qu’une envie, rester au chaud avec du thé et des romans anglais permettant de voyager, rire, parcourir la campagne…

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Ou bien d’aller boire des bières tièdes dans un concert de rock où nos chaussures collent au sol…

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Ou bien de regarder des period dramas ou Dr Who. Ou bien de rereregarder toute la saga Potter.

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Non ?

Comme chaque année, juin est un enfer logistique, et cette année, entre le boulot un peu compliqué et le concours, c’est encore plus vrai qu’avant. Et comme chaque année, je publie un billet qui ne sera sans doute suivi de pas grand chose (l’an dernier j’avais tout de même réussi à publier quelques billets de recettes et photos !).
Mais voilà, je ne peux m’en empêcher. Le mois anglais reste le mois anglais et juin ne serait plus tout à fait pareil sans. Alors même sans être très active, je ressors mes romans anglais de la pal, mes chevelus préférés et je prévois un marathon Downton abbey / Dr Who pour l’après oraux (libération le 10 !)

Un petit aperçu de ma pal de l’an dernier, qui n’a pas trop bougé (malgré quelques titres qui se sont rajoutés depuis) :

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Et bien évidemment, je n’oublierai pas tout au long du mois de me balader chez les copines, toujours prolixes !

Pour connaître le programme, c’est par ici !

Bon mois anglais everyone !

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Ode à la pluie

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La pluie tombe, et tombe, et tombe…

Je dois dire que ça ne me dérange pas plus que ça, juste le regret de ne pas pouvoir gambader jambes à l’air dans Paris, remonter les quais en regardant le soleil se lever…

J’ai commencé Paris est une fête d’Hemingway, et c’est bouleversant comme il sait raconter Paris, comme ce qu’il dit fait écho à ces émotions qui me traversent quand chaque saison passe :

« Il y avait tant d’arbres dans la ville, que vous pouviez voir le printemps se rapprocher de jour en jour jusqu’au moment où une nuit de vent chaud l’installerait dans la place, entre le soir et le matin. Parfois d’ailleurs les lourdes pluies froides le faisaient battre en retraite et il semblait qu’il ne viendrait jamais et que ce serait une saison de moins dans votre vie.
C’était le seul moment de vraie tristesse à Paris, car il y avait là quelque chose d’anormal. Vous vous attendez à être triste en automne. Une partie de vous-même meurt chaque année, quand les feuilles tombent des arbres dont les branches demeurent nues sous le vent et la froide lumière hivernale ; mais vous savez déjà qu’il y aura toujours un printemps, que le fleuve coulera de nouveau après la fonte des glaces. Aussi, quand les pluies froides tenaient bon et tuaient le printemps, on eût dit la mort inexplicable d’un adolescent.
Et même si le printemps finissait toujours par venir, il était terrifiant de penser qu’il avait failli succomber. »

Il y a des livres qu’on achète, et qu’on garde de côté, comme des trésors, qu’on garde précautionneusement pour le jour où on les ouvrira, en tremblant, un peu, en caressant le papier, en respirant leur odeur.
Et lorsque la lecture commence, on comprend que ce ne sera pas un rendez-vous manqué. Que l’attente n’en rendra la lecture que plus inoubliable.

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Blabla en passant : une admissibilité, du sable dans les chaussettes, des séries et tout le reste

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Coucou par ici,

Peu de nouvelles, et pour cause, les temps sont bien remplis ! Je profite du weekend prolongé et du fait que depuis trèèès longtemps je passe un samedi tranquille chez moi pour venir blablater par ici, ça m’avait manqué !

Avant de lire la suite, cliquez sur la BO : Torn

Feel good song qu’été après été, je ne me lasse jamais de retrouver quand les beaux jours reviennent… Une vraie bonne chanson, ça ne prend pas une ride !

Installez-vous confortablement parce que… Il parait que je suis bavarde ! 😉

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J’ai repris le travail, et évidemment toute ma belle énergie est aspirée… Le concours, la classe, les soucis avec ma directrice qui continue de me chercher des poux dans la tête (elle me met la pression depuis que j’ai été arrêtée et me rappelle allégrement que les parents ont été mécontents parce que j’ai été absente… ces derniers jours, ça a glissé lentement vers du harcèlement moral, elle ne manque pas une occasion de me rappeler des choses dès qu’elle me croise… alors que je ne la voyais pas tellement, depuis 2 jours j’ai l’impression qu’elle est partout où je vais ! Je ne me laisse pas faire, toutes mes collègues ont la même opinion que moi sur son incompétence et j’ai informé de la situation la déléguée du personnel mais c’est triste d’en arriver là…), un joli weekend prolongé avec les amis à Hossegor, des salades, et des cinés de temps en temps… Plus le temps de passer par ici du coup.

La bonne nouvelle de la semaine !

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La bonne nouvelle c’est que j’ai appris jeudi être admissible pour les oraux, après une journée compliquée : les résultats publiés la veille étaient une erreur informatique et moins d’un tiers des personnes admissibles apparaissaient sur le site. Après avoir passé la soirée à appeler les gens que je connaissais pour qu’on essaie de comprendre ce mystère, à pester contre ma directrice qui avait bien choisi son moment pour me prendre la tête, avec en prime le coloc de Garçon Choupi qui ne trouve rien de mieux à faire que de mettre du destop dans le lavabo en pleine nuit quand tu essaies de dormir, je suis passée par toutes les émotions ces dernières 24 heures.

De l’importance de rester couvert

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Ah et sinon je ne vous ai pas raconté quand mon mur est tombé en morceaux ! Un jour des dernières vacances, j’étais chez moi pendant que les ouvriers réparaient la toiture (mon appart est directement sous les toits). J’avais remarqué (et déjà signalé) une fissure en me levant, quand j’ai entendu un grand bruit alors que j’étais dans la salle de bains. Je me précipite donc dans le salon en enfilant à toute hâte mon jean, quand je vois un magnifique trou par lequel je peux désormais contempler les nuages ! A peu près au même moment il se met à pleuvoir…Autant vous dire que j’étais ravie.

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D’autant que le temps des travaux, de la poussière est tombée partout, notamment dans ma chambre (le lit et toutes les affaires recouvertes de la poussière noire des poutres qui s’effritent…) et que pour éviter que l’eau ne rentre dans l’appart les ouvriers avaient mis une bâche qui recouvrait également les fenêtres, plongeant donc l’appart dans le noir pendant une semaine… Heureusement, j’ai pu fuir quelques jours chez Garçon Choupi et après quelques frayeurs (il était question un moment que tout le mur soit abattu et reconstruit et donc qu’on devrait être relogés), cela a été réparé et les ouvriers sont partis ! Mais au final, ça m’a valu pas mal de stress et rappelé que je supporte encore difficilement les situations de ce genre… (2 jours avant j’ai recroisé quelqu’un que je n’avais pas vraiment envie de revoir… oui cette semaine là était un peu pourrie).

Les petits bonheurs, ou comment tenir le coup

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Il y a heureusement eu aussi de jolis petits moments :

retrouver les CE1 en anglais qui me racontent qu’ils ont écouté les Beatles pendant les vacances et qui me demandent de continuer à apprendre Hello Goodbye // mes élèves qui m’accueillent à coup de grands sourires à la grille le matin // les collègues qui m’ont prise dans les bras à la cantine entre les assiettes de concombres et les flans à la vanille quand j’ai dit que finalement c’était bon // marcher jusqu’aux quais en short dans la tiédeur de la nuit // le premier gaspacho de l’année // corriger en écoutant la radio avec un thé aux fruits rouges le soir // une balade avec une glace aux Buttes Chaumont // voir un vrai feel good movie et sortir en dansant du cinéma // les crêpes nocturnes et diurnes // aller acheter une pellicule pour tester un appareil argentique et craquer pour le tote bag du magasin de photo // de jolis compliments sur mes photos qui sous-entendent que j’ai un style de plus en plus à moi // une salade de printemps aux asperges et aux fraises délicieuse

// avoir le coeur un peu déchiré quand je quitte des personnages de romans auxquels je m’étais attachée // dormir la fenêtre ouverte et sentir l’odeur de la pluie en se réveillant la nuit // Chanter à tue-tête sur Notre Dame de Paris dans la voiture avec les copains // Des rencontres avec des blogueuses de passage à Paris, quelle joie de revoir Karine et de rencontrer Sandrion // Aller chez Shakespeare & Co pour acheter un album pour l’école et ressortir sans l’album mais avec 2 romans (je suis incorrigible je sais) // Une séance d’escalade bien fatigante qui fait du bien // Rerereregarder la saison 2 de Gilmore Girls en suivant les news sur les nouveaux épisodes que j’attends avec tellement d’impatieeeeence // retrouver des photos de bons moments sur le téléphone qui me font sourire // rire en écoutant les potins des filles de ma classe qui organisent un mariage et la réaction du futur qui dit ne pas être d’accord au final // voir ma photo de mes loulous sur l’invitation pour les olympiades de fin d’année à l’école, et me dire à quel point ils sont beaux // Rentrer par le jardin des plantes en fleurs le soir et respirer l’air qui embaume

Point séries

Ces derniers temps, j’ai également profité du temps que j’avais pendant mes pauses de révisions pour regarder régulièrement des séries.

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Il y a évidemment la reprise de Game of Thrones et je dois dire qu’après avoir été très déçue par la saison 5 (à part la fin), je trouve que celle-ci commence très fort ! Bon j’ai soupiré d’amour en voyant le retour de mon personnage chouchou… Je n’en dis pas plus mais ceux qui ont vu les 3 premiers épisodes savent de quoi je parle !

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J’attendais aussi avec impatience la série Vinyl, réalisée par Scorcese et produite par Mick Jagger… Forcément, les attentes étaient hautes ! La photo est incroyablement belle, la réalisation très soignée, la BO parfaite, on est plongé dans les années 70. Bref, les premiers épisodes que j’ai vus sont alléchants et j’ai hâte de voir la suite ! La seule raison pour laquelle j’avance lentement est que je regarde cette série avec Garçon Choupi, tout comme Game of thrones qui a la priorité, donc il arrive que Vinyl passe à la trappe dans les journées bien remplies…

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J’ai également commencé à dévorer la série Baby daddy découverte grâce à Samarian. Les épisodes durent 20mn, c’est parfait entre 2 sessions de travail ou quand je mange. Les personnages sont très attachants, la série est vraiment drôle et les petits quiproquos amoureux me plaisent bien !

And for now…

Les prochaines semaines vont être tout aussi agitées que les précédentes. J’ai tout de même hâte que cette année se termine. Et en même temps, je sens que tout ça va quand même me manquer. Les parents d’une de mes élèves en  grande difficulté ont eu l’air surpris et déçus quand je leur ai appris que quoiqu’il arrive, je n’aurais pas la classe l’an prochain quand ils seront en ce1, et ça, mine de rien, ça fait un peu chaud au cœur. Je sais que j’aurai le cœur déchiré quand je devrai dire au revoir à mes loulous, parce qu’on a traversé tant de choses ensemble. Quand je les vois aujourd’hui, je m’émerveille de voir à quel point ils ont grandi, mais ils ne savent pas que j’ai également grandi auprès d’eux tout au long de cette année.

Quand je suis rentrée dans ma salle de classe, un jour de fin août, c’était certainement la pire journée de ma vie. J’ai commencé la rentrée en vrac, j’ai été un zombie les premiers temps. Je sortais jusqu’à pas d’heure pour oublier, j’arrivais à l’école comme dans un autre monde. Et puis les mois se sont écoulés, dans un chaos certain, mais ils se sont écoulés. Tout parait de plus en plus loin. Et pourtant, Facebook qui veut me montrer mes « souvenirs » me renvoie des photos qui éveillent des souvenirs que je préférerais oublier. Mais je sais que je passe la partie la plus délicate, et que bientôt il n’y aura plus de place pour ces anciens souvenirs, qu’ils n’auront alors pas d’autre choix que de partir, sans faire de bruit.

La chanson de Natalia Imbruglia, que j’ai tant écoutée à l’automne dernier me rappelle cette évolution, tout en me disant qu’il y a des choses qu’on ne changera pas. Que malgré tout, il y a cette énergie vitale, cette envie de célébrer la vie, même quand le ciel parfait est déchiré. Cette chanson me rappelle que les déchirures sont belles aussi. J’aurai pas mal évolué tout au long de cette année. Je finirais par croire que je regretterai cette période de ma vie, fatigante, douloureuse, mais finalement pendant laquelle je me sens si vivante.

Il faudra alors trouver autre chose pour avancer que le simple besoin vital de garder la tête hors de l’eau.

Boarf, on trouvera 🙂

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