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Les petits bonheurs du printemps

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Se coucher tôt, et savourer la douceur de son lit

Se réveiller avec un grand soleil, ouvrir grand les fenêtres et sentir la chaleur du soleil qui réchauffe en faisant du tri

Un café et Jeff. Cette chanson qui sera désormais à jamais associée aux routes désertiques américaines, et puis Jeff, mon amour du printemps 2004, qui ne m’a jamais quittée depuis.

Recevoir une carte du Portugal, des parents qui mènent la vie de voyage et penser au moment où je les reverrai, dans 2 semaines.

En rangeant, ne pas pouvoir m’empêcher de feuilleter mes livres et magazines de photo, des photos qui font rêver, voyager, qui m’émeuvent.

Ranger, préparer, aller faire des courses, décorer l’appart pour ce soir, penser à eux, qui seront là. Avoir hâte de les avoir près de moi.

Un câlin de mes élèves, qui ont sans doute senti ma tristesse et ont su me réconforter l’autre jour, à leur manière

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Voir Coloc plus souvent

Une balade à moto avec M, cette sensation oubliée du vent dans les cheveux et de l’adrénaline. Boire du vin blanc avec du brie, en discutant et en riant. Se dire qu’on ne se voit pas souvent et qu’il me manque un peu, quand je ne l’ai pas vu depuis longtemps.

Chanter avec N qui joue Green Day à la guitare

Profiter de la récréation au soleil, les laisser jouer un peu plus longtemps pour profiter

Profiter des vacances, partir, sentir le dépaysement me gagner en passant quelques jours dans ma ville natale, si belle au printemps, si verte, je crois que je n’avais jamais réalisé la chance que j’ai eue de grandir dans cet environnement si paisible et si vert.

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Passer la semaine à faire du bénévolat pour le festival Mythos, rencontrer de nouvelles personnes, vivre de nouvelles expériences, discuter et rire en profitant du soleil, revenir avec des taches de rousseur au coin des yeux et le sourire

Regarder le soleil qui se couche sur mon toit, et soupirer devant la beauté d’un tel instant

Sentir que malgré tout, ça ira, ça ira, comme dans la chanson. Sourire après la pluie.

 

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Champagne sous la pluie

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Il y a des moments, comme ce matin, où tout parait difficile.

Il faut essayer de se raccrocher à ce qui compte.
Les mails de ma maman depuis les USA qui me font voyager, qui me font rire quand je lui apprends qu’elle est dans la région où Dawson a été tournée, cette série qui lui faisait pousser des hurlements d’effroi quand je la regardais ado.

Ecouter une playlist à fond avec coloc en faisant du rangement

Pleurer d’émotion en recevant les messages de mes collègues, anciens ou actuels, qui me rappellent que tout n’est pas à jeter dans ce métier

Aller voir la Seine en crue un vendredi soir, très tard, boire un verre les pieds dans l’eau

Et puis être là, dans les moments forts, comme ce jour de pacs d’A&A, boire du champagne sous une pluie diluvienne dans la rue, sourire en les voyant si beaux et si heureux, pleurer (encore) en entendant la chanson d’amour que D. a jouée pour eux, parce que c’était triste. Pleurer parce que parfois la tristesse se mêle à la joie, et que c’est ce qui rend le monde plus fragile et plus beau.

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Les petits bonheurs de la fin de l’hiver

Voilà, j’ai fini par le faire. M’arrêter, parce que c’était trop, parce que mon corps m’a clairement dit que là, stop, il fallait lever le pied, parce qu’il y a le stress qui me ronge petit à petit, et les événements des actualités ne font qu’empirer tout cela.
Parce qu’il y a les écrits du concours, auxquels l’avalanche de péripéties de cette année n’a laissé que très peu de place dans ma tête, alors qu’ils devraient être au centre, parce que zut, c’est l’avenir. Parce que j’ai décidé que je n’avais vraiment pas besoin en ce moment de m’encombrer de cette ambiance toxique qui règne à l’école. On a essayé de me faire culpabiliser, la preuve s’il en est que je fais bien de prendre un peu de recul.

Alors tout n’est pas rose, chaque fois je veux croire que ça va mieux, mais je sens que ce sera vraiment le cas quand je refermerai la porte sur cette année pourrie. Mais heureusement, il y a le reste, quand même. J’ai sans doute franchi le pas du monde des adultes, celui où il ne faut plus espérer que tout redeviendra parfait, car non, il y aura toujours des couches de problèmes, mais le bonheur se niche quand même dans les interstices entre ces couches.

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Et se nichent aussi les petits bonheurs, qui sont partout.

Les premiers rayons de soleil à l’école, en profiter pour faire des photos avec eux. Le bonheur de ces choses si simples, les voir rire et s’amuser quand je leur demande de sauter à cloche-pied pour la photo. Un petit bout de bonheur et d’innocence, où j’oublie quelques instants à quel point je galère pour leur faire comprendre ce que j’attends d’eux, où j’oublie qu’on est complètement à la bourre dans le programme

Avoir longtemps pensé au fait que ce serait si agréable d’être attendue à la sortie de l’école et puis sourire lorsque ce jour arrive finalement.

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La première terrasse de l’année dans ce café devant lequel je passe les lundis, alors plus pressée et préoccupée par le fait qu’aucun élève ne se mette à traverser sur le passage piéton sans que je n’aie donné le signal

Mettre des colliers à fleurs pour une soirée tropicale, chanter très fort (sans même que les voisins ne ralent), ne pas en croire mes yeux en voyant le mélange de tous ces gens qui comptent. Les regarder, héberluée, quand ils rient ensemble, tant c’est trop incroyable pour être vrai.

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Improviser et presque réussir un porté Dirty Dancing, manger des chips à 6h du matin

Le plaisir des debriefs de soirées, écouter les uns et les autres raconter les anecdotes et échanger leurs impressions

Une soirée raclette improvisée avec Coloc et F pendant que je remplis les bulletins en tachant de ne pas renverser du vin dessus, avant de se mettre à danser sur Beyoncé

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Un week end improvisé à un festival de cinéma chez lui, rencontrer des tas de gens, sentir l’air de la campagne et voir des films qui coupent le souffle

La première fois en pull dehors, dimanche matin, le soleil qui réchauffe et la tasse de café dans le jardin en écoutant le temps qui s’écoule doucement

Coloc qui rentre avec une bouteille pour mon anniversaire, et passer la soirée avec nos verres à discuter

Les petits dej’ oeufs brouillés / tartines de rillettes ramenées de chez lui / fromage avec ses colocs, se sentir bien dans cet appart

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Monter sur le toit avec M et T, regarder tout Paris qui nous entoure et sentir une main à laquelle se raccrocher pour ne pas tomber

Lire le matin tandis qu’il dort les bras autour de moi

Retrouver les copines pour un thé, piailler comme des folles quand l’ouverture des cadeaux a lieu

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Etre éblouie par le soleil le matin en descendant la rue vers le métro

Raconter les dernières anecdotes à mes amis, qui ne me faisaient pas trop rire sur le coup, mais finalement qui me font penser que je n’ai pas le temps de m’ennuyer depuis ces derniers mois (non ce n’est pas banal, quand même, quand tu es tranquillement chez ton copain et qu’un voisin défonce la porte pour débarquer dans la chambre parce qu’il y a une fuite d’eau chez lui…)

Lui piquer des livres

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Passer la soirée à chanter du Balavoine à tue-tête avec Coloc, en se rappelant nos années d’étudiants il y a maintenant 8 ans quand on faisait déjà la même chose

Ecouter Here comes the sun, dans le lit, avec le soleil qui entre par la fenêtre. Ma chanson rituelle de l’arrivée du printemps, chaque année

Faire une sortie photo, râler parce que rien ne se déroule comme prévu, parce que je ne suis pas dedans, parce que c’est dur de diriger des amis en les faisant poser, et puis finalement, être contente du résultat en regardant les photos le soir. J’arrive de plus en plus à atteindre ce que je cherche, dans l’émotion que je veux dégager dans mes photos, et c’est réjouissant. Oh, il me reste encore bien des choses à apprendre. Mais je sais que chaque fois, je suis un peu plus en phase avec ce que je veux faire passer.

Une soirée shooting photos pour les CVs avec les copines, en profiter pour papoter après autour d’une salade. Se sentir entourée de personnes bienveillantes, c’est si rassurant quand il y en a d’autres dans votre vie qui ne le sont pas…

Réviser au soleil la fenêtre ouverte, avec de litres de thé

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Réviser au Louvre parce que la bibliothèque était bondée, dehors, savourer le soleil, inaugurer mon nouveau thermos reçu à mon anniversaire et pratiquer mon espagnol pour aider des touristes à trouver leur chemin

Un dimanche, comme un autre, à la question « qu’est-ce qu’on mange ce midi ? », Coloc qui me dit « et si on sortait manger en terrasse ? », et le bonheur des premiers beaux jours, c’est toujours que ça semble si miraculeux quand tu le fais après des mois d’hiver, se balader en t shirt, manger des nouilles chinoises assis sur un pas de porte, aller voir une expo photo et se balader dans le Marais

Au bout d’un mois sans les voir, reprendre du plaisir à préparer la classe, rêver d’eux et me rendre compte que ça y est, j’ai enfin envie de les revoir.

Finir ma dernière tasse de rooibos noix de coco ramené du Canada et la larmichette qui apparait. Ce thé, c’est A. qui était allée le chercher en revenant d’un entretien d’embauche le jour où je me suis séparée du barbu. Chaque tasse, dans les mois qui ont suivi, m’a rappelé que c’est dans les choses les plus infimes du quotidien qu’on peut puiser sa force et qu’on peut avancer, quoiqu’il arrive, tant qu’on est bien entouré.

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 Passion photos floues

blablabla·petits bonheurs·T. et les garçons

Un truc très beau qui contient tout*

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photo personnelle

Rarement ai-je eu l’impression de renaître réellement de mes cendres en arrivant en vacances…

Rétrospectivement, j’ai tenu jusqu’au bout je ne sais comment, mais j’étais réellement à bout lorsque la période d’école s’est terminée ; surtout avec une dernière semaine complètement folle où j’ai passé certainement ma ceinture marron de gestion de classe en crise de vomi (lorsque c’est l’heure de la sortie de classe, pendant la piscine, au moment où on range tout avant de partir en vacances), les collègues absentes avec des histoires d’urgences, d’enterrements, des élèves exclus dans la classe d’une collègue… Bref !

Mais heureusement, il y a tout le reste,  le reste qui a une odeur si sucrée, un goût si doux, ceux de la douceur de la vie… Il y a tant de choses à dire, à raconter, chaque petit instant de la vie est tellement précieux. J’aimerais capturer chaque seconde de ce présent, en faire un petit souvenir avant qu’elle ne s’évapore et disparaisse, noyée dans la masse des milliers d’autres secondes qui lui succèderont et n’en seront pas moins belles, ni moins singulières, mais parce que j’ai du mal à supporter l’idée qu’elles disparaitront et que viendra un moment où mon esprit ne pourra se les remémorer.

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Alors je fais une boulimie de mots sur le papier, d’images mitraillées, mais ces signes et ces pixels me semblent toujours impuissants à dire réellement la beauté, la puissance de chacune de ces secondes, la poussière qui vole dans un rayon de soleil, le silence entre deux êtres, le ballet des gens dans la rue lorsque je sors de la bouche du métro, le bruit du vent dans les feuilles, le miroitement du soleil sur la mer étincelante, écouter sans se lasser la respiration de l’être qui dort à côté de soi, et l’émerveillement de sentir cette vie chaude tout contre soi, le miracle que représente chaque souffle auquel on reste suspendu.

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J’ai envie d’écrire la beauté des choses du quotidien si banales, un plat de pâtes cuisiné avec amour, un regard au réveil, les lumières à travers la fenêtre du train de banlieue lorsque la nuit tombe, transformer une balade pour aller à une soirée en instant de danse, ses écouteurs sur les oreilles, et courir, sauter sur les lignes des pavés au son de la musique, avoir l’impression à chaque saut que je pourrais m’envoler, et lui derrière qui me sourit quand je me retourne, ce couple d’ados dans le métro, leur beauté désarmante, dans la façon bouleversante dont ils se penchaient l’un vers l’autre,

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S’embrasser dans la queue de la boulangerie, parce qu’il ne faut pas perdre le moindre instant, regarder le soleil se lever après une nuit blanche, partager des sushis avec Coloc, faire la course dans un escalier, arpenter l’arrière de la butte Montmartre, sentir sa main contre la mienne pendant un concert, s’embrasser dans la rue sans regarder où l’on va, et l’éclat du soleil éblouissant pendant que je me hâtais à mon retour vers lui, comme une réminiscence de cette phrase de Vian qui est une des phrases les plus magiques que j’aie jamais lues (« La rue menait à Chloé »), avec cette chanson merveilleuse dans les oreilles, une chanson qui contient tout :

Have a nice week !

(sauf mention contraire, toutes les photos ont été trouvées sur Pinterest)

* titre génial du recueil de lettres de Neal Cassady, celui qui a inspiré Sur la route

 

 

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Les petits bonheurs doudous d’hiver

Donc en fait, il faut s’y habituer, les montagnes russes ne s’arrêtent jamais. J’aimerais dire que le mois de janvier fut reposant mais on serait assez éloignés de la vérité. J’ai parlé d’apaisement, mais finalement, il y a toujours du chemin à faire lorsque chaque chose semble acquise… L’ambiance au travail a été détestable, et cela m’a beaucoup affectée. Ma classe est insupportable en ce moment, et pour la première fois j’ai pris un jour d’arrêt pour me reposer, j’étais à bout. Les vacances sont attendues avec impatience… Heureusement qu’il y a tant de jolies choses auxquelles se raccrocher… En passant en revue janvier, ce mois fut extrêmement rempli et intense !

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Un samedi matin apaisé au chaud avec du thé, du gâteau et cette chanson qui passe à la radio pendant que la pluie frappe les carreaux dehors (le jazz, c’est juste la meilleure chose au monde pour les matins de week ends).

Mon nouveau Pola, ça change tout par rapport au numérique ! Ce sont plus les petits instants de la vie que je prends avec, et cela fait de beaux souvenirs…

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Une soirée vin et fromage avec les amis et beaucoup de rires

Des investissements en photo… Est-ce raisonnable ? Non pas vraiment, mais bon je suis quelqu’un de plutôt raisonnable niveau dépenses et j’ai un peu d’argent de côté. Alors je l’ai fait, j’ai acheté un trépied, et ce week end je vais changer de boitier pour racheter celui d’une amie qui me le vend à un prix très intéressant (et la connaissant, je sais qu’elle en a pris soin et que c’est une bonne affaire !)

Mes petits CPs qui savent presque lire ! C’est dingue comme ils peuvent me rendre folle et pourtant… Je suis quand même attachée à eux !
Et puis surtout quand après leur avoir fait écouter Bowie après sa mort, ils sont devenus fans au point de me réclamer ses chansons dès que je dis qu’on va écouter un peu de musique. Je n’étais pas peu fière quand l’un d’eux a dit Bowie quand je demandais de trouver des mots avec le son « b » l’autre jour 🙂

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Photo prise en classe pour les portes ouvertes de l’école

Pendant 3 semaines, j’ai eu hâte de le revoir, en patientant avec ses messages que je découvrais chaque matin, et puis le moment tant attendu est arrivé, un moment si doux, quand il m’a embrassée tandis qu’à la radio laissée allumée passait I’ve got you under my skin

La nouvelle machine à café qui fait de délicieux expressos !

Le soleil qui se lève enfin quand je fais le trajet pour aller à l’école

Une pause improvisée au jardin des Plantes, un vendredi midi, en ayant l’impression de faire quelque chose d’interdit. Comment, tu n’es pas en classe en train de corriger sur ta pause ??

Des crêpes pour la chandeleur, des pancakes pour le week end

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Accrocher des photos au mur, et se sentir de plus en plus chez moi dans notre chez nous

Construire une nouvelle amitié avec lui, rouler et lui raconter mes dernières aventures avec Garçon Choupi, ces mots qui font si chaud au coeur « tu mérites vraiment de rencontrer quelqu’un de bien », et une soirée improvisée pizza / films, m’endormir au milieu du second Sherlock Holmes contre son épaule

« Maîtresse, j’inviterai le monde à mon anniversaire, même toi ! Mais tu n’es pas obligée de m’apporter un cadeau ! » (mais comment font-ils pour être parfois si mignons et parfois si diaboliques ?)

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Un grand soleil d’hiver le mercredi quand je prends mon temps au petit déjeuner…

Me dire que si je veux, je peux aller me coucher, même s’il n’est que 21h30 (je suis véritablement épuisée) et me glisser au chaud sous la couette avec des séries ou un livre

Revoir les amis pour un anniversaire autour d’un welsh, en souvenir de nos années étudiantes lilloises

Retourner au stand de crêpes où on était allés ensemble juste avant qu’il ne parte, marcher dans les rues noires de Paris, manger un sandwich libanais assis sur la dalle de Beaubourg.

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Le vent qui souffle sur les quais, qui me rappelle un peu ma Bretagne

Les dessins de mes élèves remplis de « Je t’aime maîtresse » retrouvés à mon retour après 2 jours d’arrêt ❤

Retourner fouiner à Shakespeare and Company et lui faire découvrir cet endroit que j’aime tant, repartir avec un livre que je voulais lire depuis longtemps

Ne pas se coucher, parce qu’on a tant à raconter, pour se découvrir, « et au fait ton top 5 des meilleurs groupes au monde ? Tu as vu ce film ? », l’évidence quand il me dit « le meilleur groupe de tous les temps, mais les Beatles, évidemment ». Évidemment.

Et puis se parler de tout le reste aussi.

Rester au chaud au lit dans ma cabane sous les toits en entendant la pluie tomber un samedi matin

Des vacances inattendues, mes parents qui partent 3 semaines en Andalousie m’ont appelée il y a 3 jours : « Prends un billet pour Malaga, on vient te chercher à l’aéroport et tu passes une semaine avec nous ! » Andalucia, me voilà !!

Les beaux projets qui sont dans ma tête, que j’espère bientôt voir naître

Un instant fugace où tout est parfait, se dire que j’aimerais l’enfermer dans une petite boite pour le garder les jours grisâtres, les jours de pluie.

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Photos personnelles