ailleurs·blablabla

Comme un rêve qui frissonne

_DSC5078

Ça fait comme un frisson dans l’estomac, un vertige immobile, une sensation que je connais pour l’avoir déjà ressentie souvent, mais j’en ai toujours le souffle coupé quand ça me prend, quand après avoir petit à petit grignoté des bouts de rêves, elle s’installe jusqu’à prendre une place, la place, toute la place.

J’ai envie de repartir, de partir sans me retourner. Quitter un peu les attaches qui me ramènent dans le quotidien, partir pour laisser s’étendre les ailes qui poussent dans mon cerveau, voir ailleurs, le désert qui s’étend, la poussière qui recouvre les jambes, les lieux vides, l’espace à l’infini.

Ici j’étouffe, la grisaille me rappelle les larmes qui ont laissé leurs trainées acides dans mon cœur, je ne veux plus les voir, je ne veux plus les entendre, je ne veux plus les sentir. J’ai envie de respirer l’odeur de la liberté, avec pour seul bagage mon âme sous les étoiles.

Bientôt, le vent sous mes semelles m’emmènera là bas. Bientôt.

petits bonheurs

Les petits bonheurs du printemps

_DSC1509

Se coucher tôt, et savourer la douceur de son lit

Se réveiller avec un grand soleil, ouvrir grand les fenêtres et sentir la chaleur du soleil qui réchauffe en faisant du tri

Un café et Jeff. Cette chanson qui sera désormais à jamais associée aux routes désertiques américaines, et puis Jeff, mon amour du printemps 2004, qui ne m’a jamais quittée depuis.

Recevoir une carte du Portugal, des parents qui mènent la vie de voyage et penser au moment où je les reverrai, dans 2 semaines.

En rangeant, ne pas pouvoir m’empêcher de feuilleter mes livres et magazines de photo, des photos qui font rêver, voyager, qui m’émeuvent.

Ranger, préparer, aller faire des courses, décorer l’appart pour ce soir, penser à eux, qui seront là. Avoir hâte de les avoir près de moi.

Un câlin de mes élèves, qui ont sans doute senti ma tristesse et ont su me réconforter l’autre jour, à leur manière

_DSC2430

Voir Coloc plus souvent

Une balade à moto avec M, cette sensation oubliée du vent dans les cheveux et de l’adrénaline. Boire du vin blanc avec du brie, en discutant et en riant. Se dire qu’on ne se voit pas souvent et qu’il me manque un peu, quand je ne l’ai pas vu depuis longtemps.

Chanter avec N qui joue Green Day à la guitare

Profiter de la récréation au soleil, les laisser jouer un peu plus longtemps pour profiter

Profiter des vacances, partir, sentir le dépaysement me gagner en passant quelques jours dans ma ville natale, si belle au printemps, si verte, je crois que je n’avais jamais réalisé la chance que j’ai eue de grandir dans cet environnement si paisible et si vert.

_DSC3863

Passer la semaine à faire du bénévolat pour le festival Mythos, rencontrer de nouvelles personnes, vivre de nouvelles expériences, discuter et rire en profitant du soleil, revenir avec des taches de rousseur au coin des yeux et le sourire

Regarder le soleil qui se couche sur mon toit, et soupirer devant la beauté d’un tel instant

Sentir que malgré tout, ça ira, ça ira, comme dans la chanson. Sourire après la pluie.

 

blablabla·music is love

Ca tourne en boucle – mars 2017

giphy

Le retour du rendez-vous musical du mois…

Alors, qu’ai-je écouté ce mois-ci ? La sélection sera très éclectique… Il y en a pour tous les goûts ! (et pour toutes mes humeurs au gré des jours)

Bon je vous ai déjà parlé ici de mon nouvel amour pour Alicia Keys. Non mais sérieusement, cette voix, cette émotion.

So everytime you hold me
Hold me like this is the last time,
Everytime you kiss me,
Kiss me like you’ll never see me again.

Sinon, comme à peu près la terre entière (non ? Bon ok j’exagère), je suis tombée folle amoureuse de la BO de La La Land (et du film aussi au passage), et je l’écoute en boucle depuis.

C’est merveilleux, ça met de bonne humeur, ça met des papillons dans le coeur, ça donne envie de danser sous la nuit étoilée. Ca rend triste, également, mais d’une tristesse qui rend les choses un peu plus brillantes dans l’obscurité.

Dans un autre genre, je ne me lasse plus d’écouter les Black Keys. Le seul truc qui me manque, ce serait une voiture et des routes traversant des champs poussiéreux sous un soleil de plomb. Oui, vous l’avez compris, en ce moment, j’ai des rêves de grand ouest américain qui ne me quittent plus… I left my heart in California, on dirait.

Et puis comme la Californie, c’est parfois (un peu trop) loin, il y a cette chanson mélancolique de Sébastien Schueller que j’aime écouter dans le bus les jours de pluie, en regardant les gouttes couler et tracer des trainées dans la buée sur les vitres, en comptant les jours avant la fin de l’hiver…

En janvier,j’ai fait quelque chose que je ne fais jamais : aller voir un groupe juste à cause d’une chanson. Je l’avais déjà partagée par ici, tant je l’ai écoutée depuis que feu garçon choupi me l’avait fait découvrir. Et puis il y a N. qui a mis une photo du billet sur instagram, et sur un coup de tête, j’ai décidé d’acheter un billet aussi. C’était d’autant plus un coup de tête, que N., c’était un garçon que je n’avais vu qu’une fois lors d’un rendez-vous qui n’avait pas abouti, alors sur le coup, quand on s’est retrouvés devant la salle, je me demandais un peu ce que je faisais là, d’autant plus que j’étais malade ce jour là…

J’étais venue juste pour entendre MA chanson, et je savais même comment, en l’expliquant à N. : le chanteur reviendrait seul sur scène après le premier rappel, il s’emparerait de sa guitare acoustique, le public crierait un peu, puis se tairait religieusement pendant qu’il entonnerait le début, dans cette atmosphère si spéciale que l’on retrouve dans un concert, quand l’émotion devient si palpable, comme un souffle d’air chaud, quand on sent cette masse de gens liés par ce fil invisible, avant le moment où ça explosera pour que le public puisse exprimer son bonheur.

Et vous savez quoi ? C’est exactement ce qui s’est passé. Et c’était si beau.

Et puis il n’y a pas que ça, parce que toutes les autres chansons étaient entrainantes, joyeuses, tendres et on a même eu droit à une reprise électrique de la vie en rose.

Et vous qu’écoutez-vous en ce moment ?

albums·lecture

Des albums et puis s’en vont #1

01CV_DentsDeLaJungle.indd

 

Mercredi, c’est jour des enfants alors un chouette album rigolo aujourd’hui !

Ali est un alligator et, comme la plupart de ces reptiles, il est très fier de ses longues dents acérées, qu’il entretient soigneusement. Ce qu’il aime par-dessus tout, c’est effrayer les habitants de la jungle. Mais Ali cache soigneusement un secret qui va mettre à mal sa terrible réputation…

J’ai lu cet album en classe car nous travaillons en ce moment sur le thème de la jungle et de l’Amérique latine et ce fut un succès ! Il faut dire que cet album est rempli d’humour, jusque dans les petits détails que seul l’adulte parfois remarquera et porte une réflexion intéressante : mais alors, même les terreurs peuvent être ridiculisées ? Et quand les plus faibles ont les moyens de se venger… Faut-il pour autant en profiter ?

Les dessins colorés et joyeux  participent autant que le texte à la compréhension de l’histoire, ce qui permet de travailler les inférences avec les enfants…

Et depuis, nous avons moins peur de voir les crocodiles débarquer à l’école ! 🙂

 

 

Miam Miam !

Torta di limone pour les gourmandises du dimanche

dsc_1971

Coucou les petits choux,

Me voilà de retour pour participer au bal des gourmandises du dimanche qui a sa brigade de régulières hyperactives. Je me demande parfois où passent tous ces gâteaux qu’elles font chaque semaine, mais c’est sur que quand on est tout seul à la maison, ça descend moins vite ! Parfois j’en laisse pour Coloc mais il ne mange même pas la part réservée (l’ingrat) et après le gâteau devient tout sec.

Voilà un problème qui ne risquera pas d’arriver avec le Bolivien, vu qu’il finit systématiquement les paquets de chocos que je laisse trainer chez lui pour avoir quelque chose à manger le matin (j’ai tenté de les planquer la dernière fois, mais rien à faire). Là tu te dis peut-être, what-what-what c’est qui ce Bolivien ? Mais si, je te l’ai déjà présenté (enfin presque). Bref, le Bolivien aime cuisiner et manger (ça tu l’as compris avec le mystère des chocos disparus) et comme on fait souvent à manger à deux, cela dynamisera, je l’espère la rubrique cuisine par ici !

Ambiance italienne en ce jour, puisque le carnaval de Venise a commencé hier ! La photo plus haut a d’ailleurs été prise là-bas il y a deux ans. Et pour vous mettre dans l’ambiance et danser en cuisine, une petite chanson ! Je ne connaissais pas Nina Zilli mais Spotify a mis cette chanson sur ma route, et ça se laisse écouter tout seul !

img_3282

L’autre jour, on s’est donc réparti les tâches : un couscous maison (délicieux) de son côté, et du coup j’avais envie de faire un gâteau. C’est en tombant sur la recette de ce gâteau à la ricotta et au citron chez Estelle Calim que mon coeur s’est arrêté.

Je n’ai jamais été très motivée pour faire des gâteaux au citron, principalement à cause du zeste qui me paraissait toujours une galère sans nom, mais le Bolivien possède dans ses tiroirs une râpe magique, en deux secondes j’avais râpé le zeste et il ne me restait plus qu’à suivre le reste de la recette. Il n’y avait plus de sucre blanc, donc j’ai mis du sucre roux, mais ça passait sans souci.

img_3325

Bilan ? C’est moelleux, aérien, ça a un délicieux goût de citron. Vu le nombre de fois où on s’est resservis malgré le couscous qui a précédé, je crois qu’il a fait l’unanimité ce gâteau ! Et puis dans mon moule de cheval de Dalarna (qui prend des allures de licorne), c’est tout de suite plus sympa. Ah et puis vous vous en doutez, la fois suivante où je suis allée chez lui… Eh bien, il n’en restait plus !

D’autres recettes chez Sandrion

logogourmandises2017

Christmas glitter·littérature

Ex- Mas de Kate Brian

ex-mas-kate-brian

Lila est sur le point de passer des fêtes fabuleuses : après avoir réussi à devenir la meilleure amie de Carly et la petite amie de son grand frère, le très beau et très blond Erik, elle va enfin, pour sa dernière année au lycée, réussir à se hisser dans le top des filles les plus populaires en donnant une grosse soirée pour le début des vacances de Noël.

Enfin, ce sera le cas dès que ses parents auront enfin décollé pour l’Arizona. Mais c’est sans compter le petit frère de Lila, Cooper, qui finit par tout cafter aux parents. Plus de fête, et Lila est contrainte de rester cloitrée à la maison pendant le weekend, servant de chauffeur pour amener Cooper chez son meilleur ami Tyler, qui n’est autre que le petit frère de Beau (sérieusement, il y a des gens qui s’appellent comme ça aux Etats-Unis ??), alias l’ex de Lila, alias le gros rebelle du lycée qui la prend de haut depuis qu’elle est devenue superficielle en sacrifiant tout pour appartenir à l’élite du lycée.

Lila est un peu au bout de sa vie, vous l’avez remarqué, et se venge donc en faisant croire à son petit frère de 8 ans que le Père Noël est en danger de mort… Ce qui n’a pour autre résultat que de pousser Cooper et son copain Tyler à partir direction le pole nord pour sauver le Père Noël ! Lila se voit donc contrainte de côtoyer l’insupportable Beau dans une course contre la montre en road trip pour rattraper les deux petits…

7b6c8555b5f53b40b1ed44834dedc96e

Source

Une intrigue qui ne casse pas 3 pattes à un canard, je vous l’accorde, mais au final, un prétexte pour nous embarquer sur la route en compagnie de deux héros qui ne peuvent pas se voir en peinture mais sont obligés de rester ensemble, en comptant les minutes jusqu’à ce qu’ils puissent repartir chacun dans leur vie comme si rien n’avait jamais existé. Sauf que forcément, rien ne se passera comme prévu…

7ecc7b6e8dfe45de8fe21ffd9c2434c3

Une recette vieille comme le monde les histoires d’amour, mais qui fonctionne pourtant ! J’ai pris un grand plaisir à retrouver la Highway 1 (la route qui longe la côte américaine notamment entre LA et San Francisco), à traverser Big Sur avec nos héros, à profiter d’un feu de camp sur la plage pendant que Beau jouait de la guitare, avant de plonger dans d’autres climats, lorsque les 2 adolescents atteignent la ville enneigée de Seattle.

C’est chou, c’est rempli de moments aussi doux qu’un grand cappuccino qu’on pourrait trouver dans un coffeeshop cozy, même si on se doute comment ça va se finir, la relation entre Beau et Lila fonctionne vraiment, et l’affection de Lila pour son frère après l’avoir traité de tous les noms est attendrissant. On trouve, surtout sur la fin, une ambiance de Noël à la saveur de la cannelle qui en fait une lecture de saison parfaite si vous aimez les romans YA et cette période de l’année.

Bref, un bon cru dans la catégorie roman de Noël !

tumblr_lwpr5kaifq1r363pgo1_400