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La confusion

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Je voulais avec la fin de l’été revenir.

Et puis les averses se déversent un peu trop par ici ces derniers temps, sans trop savoir pourquoi.

La mélancolie a volé les éclats brillants de la lumière et je ne sais que faire de toutes ces nuances de gris.

Parfois, je parviens à les dompter et les transforme en morceaux irisés d’éternité qui se cognent aux autres souvenirs

Et parfois, non.

Alors, je me plonge dans le travail, dans ces petits moments où je deviens nous, un petit groupe d’humains entre 4 murs pour l’année à venir. Et si vous saviez comme je les affectionne déjà tant, ces petits humains. C »est un régal de les voir grandir, de les aider à se construire, à surmonter leurs difficultés et leurs peines. Quand je vois ce que je parviens à faire cette année, je sais que pendant les moments de doute sur l’intérêt d’avoir choisi ce métier, j’avais raison de tenir en croyant à cette conviction, que c’était ce qui me convenait.

Et puis il y a les moments où tout s’illumine.

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A. et A. le weekend dernier, quand on a tous fêté un anniversaire à la campagne.

Alors pour la suite, ce petit blog est le reflet de la vie, qui va un peu cahin caha. Ces derniers temps, je n’arrivais plus à écrire, tout semblait se tarir en masses inexpressives. Et puis, c’est revenu, alors j’en profite.

Et tu as vu L’or, je reviens en même temps que toi 😉

A très vite

blablabla

Oh well… hello September

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Pourquoi se réfugie-t-on dans les histoires ?

Pourquoi, ces rêves d’évasion, d’ailleurs, de se dire que la vie sera meilleure et l’herbe plus verte quand on aura écumé les kilomètres, quand on sera passés au pré d’à côté ?

Pourquoi toute cette fiction, que l’on s’invente, dont on se délecte, ces romans, ces séries, ces films, avec le bonheur de se fondre dans la peau d’un autre, oh juste pour quelques heures, juste pour oublier, pour vivre ces mille et une vies que l’on n’a pas pu vivre ?

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Je rêvais de cet été éternel, loin de la réalité, loin, loin, loin de tout. Il a fallu faire des choix ; les frais d’un déménagement ne permettaient pas de partir loin . Il fallait ranger, préparer l’année scolaire. Il y a bien eu une jolie, si jolie semaine au pays basque, mais une petite semaine, ce n’est pas assez pour l’exigeante que je suis de me laisser dépayser. Depuis, j’ai passé du temps à gérer une invasion de mites et à vivre au milieu des cartons et des sacs de vêtements, en traitant tout peu à peu.  L’autre soir, il m’a bien semblé qu’une souris a couru se réfugier derrière ma machine à laver.

Ca m’a parfois donné un peu le cafard, sans mauvais jeu de mots.

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Paris me fait un choc quand je rentre, je la trouve si bruyante, si fatigante, les gens partout me donnent le tournis.

Heureusement, il y a eu la Bretagne, un festival de musique réjouissant, la voie lactée dans la campagne la nuit, les pique-niques de retrouvailles sur les quais avec les copains, ma première séance de photographe pro pour un mariage sur la plage avec des ballons, du soleil et une grande dose d’imprévus…

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Hier soir j’ai savouré une boisson fraiche sur le balcon de mes parents, en écoutant les grillons dans l’air chaud et en lisant. Je me disais, non c’est trop tôt.

Je ne sais pas ce qui s’est passé cet été, mais il a vraiment filé en un clin d’oeil. J’ai l’impression que c’était hier seulement que je disais au revoir à mes maternelles.

Heureusement, il y a les soirées game of thrones / glace à la noix de coco avec lui, les salades, les promenades…

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Heureusement, il y a l’automne qui arrive, la perspective de passer nos après-midis de weekend à profiter, à boire du thé chaud avec des gateaux, des balades dans la nature

Heureusement il y a l’odeur des livres neufs dans lesquels je me plonge pour préparer la rentrée.

Heureusement, il y a les projets de décoration de l’appartement, pour l’aménager à mon goût et la hâte que tous les sacs poubelle disparaissent.

Heureusement, il y a encore bien des belles choses à espérer.

Avec l’envie de revenir un peu par ici ! Je sais que je dis ça souvent, et que je ne trouve pas le temps, mais je continue d’y croire…

Belle rentrée à tous et toutes !

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Nouvelles expresses

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Je déménage ce weekend, donc entre les cartons, le travail pour la rentrée, l’organisation des vacances (entre Bretagne et road-trip au pays basque, + randonnée en montagne, j’ai hââte !!), j’essaie aussi de profiter du soleil (quand il est là) et de mes amis.

On se retrouve bientôt !!

blablabla

Le coeur gros

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Ce soir, comme tant de soirs, j’ai regardé le crépuscule tomber sur les toits en soupirant devant tant de beauté.

Ce soir, j’ai contemplé ce spectacle divin, et j’ai tenté de me souvenir de la première fois que je l’ai vu. Et puis ce souvenir ne m’est pas venu. Il est disparu, effacé de ma mémoire dans le brouillard de ces jours confus. Je me souviens bien des jours qui ont suivi, où chaque matin, inlassablement, j’ai pris la même photo de cette vue. Mais la première fois ? Non. Sans doute avais-je le coeur aveuglé par le chagrin, le coeur trop gros.

Ce que ces jours m’ont appris, c’est de savourer, et j’ai toujours vécu pleinement chaque moment de grâce, quand je rentrais dans la rue qui sentait la noix de coco, parmi les fêtards des bars, quand j’écoutais Paris soupirer d’aise alors que l’air frais s’engouffrait par de voluptueuses caresses par ma petite fenêtre sous les toits.

Depuis un moment, je l’ai senti, qu’il était temps. Que ça y est, cette parenthèse, dans ma bulle, ma cachette hors du temps et hors de Paris s’achevait, qu’il était temps de quitter ce petit nid.

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Et puis j’étais soudain effrayée, à l’idée de quitter tout cela, et mon coeur me murmurait des non d’effroi. Mais on ne peut reculer devant la vie qui avance, et il est bien temps de repartir. Comme les oisillons que j’entends en juin sur nos toits se préparer à s’envoler, je crois que j’ai suffisamment récupéré.

Mais ce soir, après une conversation avec Coloc, qui est en pleine recherche d’apparts, j’ai soudain pris conscience qu’il allait falloir dire adieu.

Dire adieu à cet endroit où on n’entend que les oiseaux au matin, à mes petits déjeuners ensoleillés les matins d’hiver, au chat des voisins qui passe par la fenêtre quand l’air est encore frais les jours de canicule.

Dire adieu aux soirées fish n chips / télé, aux improvisations sonores sur Aladdin, aux soirées à boire du rosé sur le toit, à l’odeur du pain grillé qui monte quand je suis encore au lit, aux soirées thé au jasmin / discussions, au bruit rassurant de la clé dans la serrure alors que je m’endors, des zigzags en rentrant de soirée pas très droit, de sa présence quotidienne, parfois même invisible, mais si douce à sentir.

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C’est peut-être pour ça, que comme quand je suis arrivée, je ne peux plus m’empêcher de photographier quotidiennement cette vue, qui fut un salut, un crève-coeur, un remède. Soudain, je me rends compte qu’un matin, je me lèverai et je ne verrai plus ce miracle de la lumière qui parait sur Paris, et j’en pleurerai, sans doute un peu. Probablement beaucoup.

Bien sur, cela voudra dire du bonheur, de nombreuses choses positives. Mais en attendant, il faut dire adieu à cette partie de ma vie, et j’en ai le coeur un peu déchiré.

Qu’elles ont été dures, ces deux années, et oh combien j’ai pleuré. J’ai longtemps cru que je ne serais plus jamais heureuse. On me le disait, mais je n’y croyais pas. En tout cas, jamais plus aussi heureuse que je l’avais été.

Avais-je prédit, ce soir il y a deux ans quand il a pris ma main devant ma détresse et m’a proposé de venir vivre ici, aurais-je douté que ce soir, je ne repenserais qu’au bonheur qui a inondé ces 2 ans, à la chaleur des coeurs de ceux qui m’ont entourée quand je me croyais seule ? Oui, finalement, il y a eu bien plus de bonheur que de malheur, je crois. Oui, j’ai été infiniment triste, mais encore plus heureuse. Aurais-je pu seulement soupçonner que déjà, tous les souvenirs négatifs auraient disparu pour que ne reste que le meilleur ?

Aurais-je pu penser, que mon coeur, au lieu de se dessécher, s’épanouirait et que la vie serait plus vivace encore que jamais, bouillonnante et fleurissante, qu’elle emporterait avec elle tant de choses, tant de moments, précieux comme un coucher de soleil rosé sur la ville des lumières ?

Mais qu’elle conserverait intact tout au fond de moi, et sans doute pour toujours, ce qui fait le sel de ces souvenirs, l’écume des tempêtes qui reste lumineuse quand tout le reste s’assombrit. L’écume qui nous fouette au visage, qui nous rappelle pourquoi on pleure, les soirs où la vie semble déborder d’un coeur pourtant bien agrandi par les émotions qui l’habitent.

Les soirs où il fait doux et où on se dit, et finalement, finalement, il en aura fallu bien du temps, pour en arriver là, où l’on se dit « quelle chance que la vie m’ait amenée là ».

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Quelques jours en Amérique

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Ces derniers temps, j’ai un peu le coeur de l’autre côté de l’Atlantique, comme vous l’avez surement compris avec mon dernier billet.

Je vis depuis maintenant un petit moment une histoire d’amour passionnelle avec l’Amérique des grands espaces. Je n’y peux rien, je n’arrive plus trop à lire autre chose que de la littérature américaine. Depuis mon voyage californien de l’an dernier, je n’ai qu’une envie, c’est d’y retourner.

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Alors, en attendant,il reste les livres, les films, les séries et la musique. Je vous propose de passer quelques jours sur les routes américaines avant le début du mois anglais.

Vous êtes prêts ? Let’s go!

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Comme un rêve qui frissonne

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Ça fait comme un frisson dans l’estomac, un vertige immobile, une sensation que je connais pour l’avoir déjà ressentie souvent, mais j’en ai toujours le souffle coupé quand ça me prend, quand après avoir petit à petit grignoté des bouts de rêves, elle s’installe jusqu’à prendre une place, la place, toute la place.

J’ai envie de repartir, de partir sans me retourner. Quitter un peu les attaches qui me ramènent dans le quotidien, partir pour laisser s’étendre les ailes qui poussent dans mon cerveau, voir ailleurs, le désert qui s’étend, la poussière qui recouvre les jambes, les lieux vides, l’espace à l’infini.

Ici j’étouffe, la grisaille me rappelle les larmes qui ont laissé leurs trainées acides dans mon cœur, je ne veux plus les voir, je ne veux plus les entendre, je ne veux plus les sentir. J’ai envie de respirer l’odeur de la liberté, avec pour seul bagage mon âme sous les étoiles.

Bientôt, le vent sous mes semelles m’emmènera là bas. Bientôt.

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Les petits bonheurs du printemps

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Se coucher tôt, et savourer la douceur de son lit

Se réveiller avec un grand soleil, ouvrir grand les fenêtres et sentir la chaleur du soleil qui réchauffe en faisant du tri

Un café et Jeff. Cette chanson qui sera désormais à jamais associée aux routes désertiques américaines, et puis Jeff, mon amour du printemps 2004, qui ne m’a jamais quittée depuis.

Recevoir une carte du Portugal, des parents qui mènent la vie de voyage et penser au moment où je les reverrai, dans 2 semaines.

En rangeant, ne pas pouvoir m’empêcher de feuilleter mes livres et magazines de photo, des photos qui font rêver, voyager, qui m’émeuvent.

Ranger, préparer, aller faire des courses, décorer l’appart pour ce soir, penser à eux, qui seront là. Avoir hâte de les avoir près de moi.

Un câlin de mes élèves, qui ont sans doute senti ma tristesse et ont su me réconforter l’autre jour, à leur manière

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Voir Coloc plus souvent

Une balade à moto avec M, cette sensation oubliée du vent dans les cheveux et de l’adrénaline. Boire du vin blanc avec du brie, en discutant et en riant. Se dire qu’on ne se voit pas souvent et qu’il me manque un peu, quand je ne l’ai pas vu depuis longtemps.

Chanter avec N qui joue Green Day à la guitare

Profiter de la récréation au soleil, les laisser jouer un peu plus longtemps pour profiter

Profiter des vacances, partir, sentir le dépaysement me gagner en passant quelques jours dans ma ville natale, si belle au printemps, si verte, je crois que je n’avais jamais réalisé la chance que j’ai eue de grandir dans cet environnement si paisible et si vert.

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Passer la semaine à faire du bénévolat pour le festival Mythos, rencontrer de nouvelles personnes, vivre de nouvelles expériences, discuter et rire en profitant du soleil, revenir avec des taches de rousseur au coin des yeux et le sourire

Regarder le soleil qui se couche sur mon toit, et soupirer devant la beauté d’un tel instant

Sentir que malgré tout, ça ira, ça ira, comme dans la chanson. Sourire après la pluie.